Murmure aquatique

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Dans un minuscule ruisselet
Courant sur un serpent de pierres
Plus maigre qu’un humble chapelet
Entre les mains d’une rosière

Viennent s’abreuver des souriceaux
A peine sevrés par leur mère
Parfois aussi quelque moineau
Y trempe une patte éphémère

Les rares promeneurs qui s’attardent
En ce coin de terre oublié
L’enjambent sans y prendre garde

Seul un gosse dégingandé
Gibier d’école buissonnière
(Un cancre au regard de ses maîtres)
Entend comme un chant de rivière
Quand il rêvasse à sa fenêtre

Stahlder

Source magique

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Ici débute un flot modeste,
Plus vif au printemps qu’en été ;
D’une amphore il est projeté,
Ce courant frais, rapide et leste.

On dit que la Dame Céleste
Ce vrai prodige a concocté ;
C’est ce que l’on m’a rapporté
Chez le tavernier, Maître Alceste.

Cette eau, qui ne sert presque à rien,
De l’entendre me fait du bien ;
C’est comme des murmures d’anges.

Bien-être que j’aime éprouver,
C’est mon âme qui boit et mange
Dans un paradis retrouvé.

Cochonfucius

En réponse à « Dromadaire contourné »

image de l’auteur

Toujours je transporte ma bosse
Que mon maître fréquemment brosse ;
Je vais voir mes copains moutons
Sans nulle crainte des molosses.*

Trouvez-vous que ma bosse est grosse
Et ai-je un peu l’air d’un colosse?
Qu’importe!dans tout le canton
Pousse mon repas: l’ophioglosse.

Pierrette

*Cochonfucius

Musicien anonyme

image de Pierrette

L’histoire a retenu le nom de Durandal
Et chanté ses exploits jadis à Roncevaux
Le nom de l’olifant, puissante voix martiale,
Avec lui s’effaça dans la nuit du tombeau.

Il avait prit sa part de toutes les batailles
Lancé son cri de guerre face aux lances ennemies
Tandis que Durandal taillait dans leur muraille
Son chant s’enflait en une glorieuse mélodie.

Quand l’armée disparut, hommes d’armes et barons,
Au-delà de la crête dessinant l’horizon,
Dans le val s’éleva une plainte funèbre.

Même si la chronique ne retint pas son nom
Par la grâce de son chant nourri d’accents profonds
Les adieux du héros sont devenus célèbres

Stahlder

Olifant d’azur

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Cor en deuil, sa peine est profonde,
À l’entendre mon coeur se fend ;
Lui qui jadis fut triomphant,
Il se meurt, le chagrin l’inonde.

Dans ce vallon, l’orage gronde,
Nous tremblons, comme des enfants ;
Plus personne ne se défend
Contre nos assaillants immondes.

Je frissonne, tel un pantin
Entre les mains d’un plaisantin ;
C’est la fin de mon épopée.

Je ne suis plus un combattant,
Car ma vigueur s’est estompée ;
J’étais rempli d’espoir, pourtant.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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