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Moi qui ne suis pas baptisé,
J’aime ma noble passagère ;
Avec elle, au gré du vent, j’erre,
Elle me surnomme « Alizé ».
Je dois bientôt la déposer,
Cette rêveuse solitaire ;
Non pas sur l’île de Cythère,
Mais au pays du vin rosé.
Je m’en vais retourner au lieu
Où sont mes frères, déjà vieux,
Cèdres à la noble ramure.
Me guideront les séraphins,
M’accompagneront les dauphins ;
Voiles bordées selon l’amure.









