Volatile

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Pour bien planer, je suis trop lourd,
Je ne suis pas une hirondelle ;
Faibles sont mes battements d’ailes,
Je suis moins adroit qu’un vautour.

Monotones sont mes amours,
De quoi me sert d’être fidèle ?
Dans mon coeur, sombre citadelle,
Se délabrent les vieilles tours.

Traqué par les démons farouches,
Je dors bien mal quand je me couche ;
Bientôt me prendra l’oiseleur.

S’éteindra ma flamme ténue,
Finiront mes mille douleurs ;
La mort est presque bienvenue.

Cochonfucius

En réponse à « Piaf-Tonnerre recycle un livre »

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Les bouquins contre un mur s’entassent,
Et même sur la table basse ;
J’en remets un dans le circuit,
Ça gagne un petit peu de place.*

Je me regarde dans la glace:
Je suis beau; aurais-je l’audace
D’offrir à Irma, des biscuits?
C’est une si jolie bécasse!

Pierrette

*Cochonfucius

Voix

image de Pierrette

Pour qui hors du sein maternel
Projeté dans ce nouveau monde
Ne voit ni la terre ni le ciel
Ni la lumière vagabonde

Les voix deviennent des visages
Toutes les gammes infinies
Une ribambelle d’images

Les saints sans rondes auréoles
Se reconnaissent à leurs paroles
Les anges sont tous nés musiciens

Dieu lui même n’est pas que lumière
Il est la musique des sphères
Dans son coeur un souverain bien

Stahlder

Lampe transcendante

image de l’auteur

Cette claire lumière
Nous remplit de vigueur ;
C’est un éclat fugueur
D’étoile buissonnière.

Or, de cette manière,
Prend fin notre langueur ;
Notre esprit bourlingueur
Peut quitter les ornières;

Loin du mal, loin du bien,
Le coeur, vois-tu, devient
Léger comme une plume.

Ainsi, jusqu’au tombeau,
Voilà qu’il se consume
Comme font les flambeaux.

Cochonfucius

Auprès de cet arbre

image de l’auteur

Cet arbre ne dit rien, cela n’a rien d’étrange,
Il n’est pas babillard, ce n’est pas un serin ;
Son âme est sans tourment, son coeur reste serein,
En guise de dryade il abrite un archange.

Il n’est guère affecté par les saisons qui changent,
Même un feu de forêt, je ne sais s’il le craint ;
La fille du dieu Pan, drôlesse aux pieds caprins,
Cherchant à le charmer, ses blonds cheveux arrange.

Un botaniste vint des plus lointains confins,
Ayant passé la mer sur le dos d’un dauphin ;
Par cet aventurier la drôlesse est ravie.

L’arbre en ses souvenirs la revoit chaque jour
Et cela peut durer tout au long de sa vie ;
Mais il ne dira rien de ces brèves amours.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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