Feuille nomade

image de Pierrette

Comme la perle de pluie ayant fui son nuage,
Qui se promène, libre, au gré des éléments,
Bondissant, ou glissant, furtive, de page en page
Dans les illustrations de nos livres d’enfant
Je m’envolai d’abord, légère, dans les airs,
Apprenant les chansons entonnées par le vent.
Je parcourus des yeux les couleurs de la terre,
Les grèves que viennent battre les vastes océans
Voyageant en suivant mon humeur vagabonde,
Pleine de curiosité, je découvris le monde
Puis au sein de l’humus je vins me reposer
Je contais mes exploits à mes soeurs casanières
Qui s’étaient allongées au pied de notre père,
Telle Sindbad le marin de retour au foyer

Stahlder

Feuille oubliée

image de l’auteur

Je suis la feuille solitaire
De je ne sais quelle saison ;
Auprès d’une vieille maison
Je me repose sur la terre.

Que fais-je ici ? C’est un mystère,
C’est un chemin sans horizon ;
C’est un défi pour ma raison,
Cela n’a rien d’élémentaire.

Ce beau jardin, c’est l’univers
Où j’ai dormi tout un hiver,
On est vraiment loin des tropiques.

Un insecte parle tout seul :
Il dit qu’à l’instant fatidique
Il fera de moi son linceul.

Cochonfucius

Refuge familier

image de Pierrette

Des livres entrouverts s’envolent des pensées
Tantôt folles tantôt sages, des phrases murmurées,
Qui parlent à notre esprit dès notre plus jeune âge,
Tissant un univers aux mille paysages…
Qu’une soif d’action nous engage à courir
Vers ce que l’on espère un glorieux avenir,
Ou bien que l’on rumine de mornes souvenirs,
Faisant d’une taupinière une immense montagne,
Au long de notre vie leurs mots nous accompagnent.
Quand nous nous endormons parmi leurs pages closes
Nos rêves s’illuminent des couleurs de leur prose…
Nous vivons d’Abélard les amours contrariées,
De nobles paladins les folles épopées,
Des drôles d’animaux peints par les fabuliste
Les aventures plaisant à tous les moralistes.

Stahlder

Noble bouc

image de l’auteur

Je somnole parmi les livres,
Mais je m’active par moments ;
Les textes viennent par fragments
Quand mon intellect s’en délivre.

En ce refuge il fait bon vivre
Avec fort peu d’entendement ;
Car tout se traite simplement,
Jamais cela ne nous enivre.

À mes défunts j’irai me joindre,
Et d’entre eux je suis l’un des moindres ;
La vie qui me reste, elle est brève.

Lourds sont les jours, les nuits aussi,
Mais que m’importent mes soucis,
Ce ne sont que de pauvres rêves.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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