Tempus fugit

image de Pierrette

Les hommes sur cette terre dansent une farandole,
Rien ne semble jamais brider leur course folle,
Jeunes et vieux tour à tour se joignent au tourbillon,
En Avignon, dit-on, ils valsent sur un pont.
Le temps coule, serein, tel un ruisseau de sable,
Les astres, indifférents, poursuivent leur promenade,
Comme celui de Kant leur parcours immuable
Règle de tous les êtres l’éphémère parade.
Un arbre centenaire médite sur la vie,
Autour de ses racines s’activent des fourmis,
Il les contemple avec une tendresse infinie

Stahlder

Arbre métaphysicien

image de l’auteur

L’univers a de strictes lois,
Aucune vie n’est éternelle ;
Vous saurez que les gens m’appellent
L’arbre méditant de ces bois.

Je m’interroge quelquefois
Sur cette nature cruelle ;
Je n’en fais pas une querelle,
Moi qui suis un être sans voix.

Je vois la montagne et la plaine
Que je ne trouve pas vilaines ;
Je vois les chiens et les troupeaux.

À tous Dieu donne leur pâture,
Dans la chaleur, dans la froidure,
Dans les forêts, dans les tripots.

Cochonfucius

Tour éphémère 

image de Pierrette

Le ciel, mouvant et sombre comme les océans,
Se drape dans une cape aux reflets inquiétants.
Sur terre les créatures qui peuplent notre monde
Guettent la voix du volcan qui dans leurs têtes gronde.
Un enfant insouciant souffle dans une paille,
Et des bulles voltigent en un tableau abstrait…
Ses pensées caracolent, portées par ce ballet,
Où miroitent les mille facettes d’un vitrail.
Une tour solitaire tremble dans ses reflets,
Et d’un vieux philosophe, la silhouette pensive,
Qui se promène le long d’éphémères coursives.
Un chat cligne des yeux au bord d’une fenêtre
En voyant ces images disparaître et renaître,
Puis se love, indolent, dans son rêve douillet

Stahlder

Tour du reclus

image de l’auteur

Logis d’un homme solitaire,
Lequel médite nuit et jour ;
Rêve-t-il encore d’amour ?
On dirait qu’il n’y croit plus guère.

Ce n’est qu’un penseur ordinaire,
Ce vieil habitant de la tour ;
Il ne fait pas de longs discours,
C’est moins fatigant de se taire.

Sobre est le décor de ce lieu,
Sans trop de livres, ça vaut mieux ;
Mais de l’encre jamais tarie.

La flamme répand sa clarté
Qui parfois tremble et qui varie,
Apprivoisant l’obscurité.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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