
Plante

energie-sante.net et resistanceinventerre.wordpress.com
On m’a offert – quelle panique ! –
Une plante toute organique ;
Me voilà plongée, pour son bien,
Dans un traité de botanique.
En réponse à « Papegault d’inframonde »

image de l’auteur
J’apprends des versets sataniques ;
Je leur trouve un goût chamanique
Bien que quelques théologiens
Les aient déclarés coraniques.*
— Face à cela, pas de panique!
Me déclare la douce Annick,
Tes versets semblent être argiens
Car les thèmes sont tous claniques.
Pierrette
Papegault d’inframonde

image de l’auteur
J’apprends des versets sataniques ;
Je leur trouve un goût chamanique
Bien que quelques théologiens
Les aient déclarés coraniques.
Fils de girafe et de père inconnu

image de l’auteur
Je ne suis nullement l’enfant d’une bergère,
Mais bien d’une girafe ; aux instants vespéraux,
Elle fut courtisée par un obscur héros,
Lequel a regagné sa province étrangère.
Ne disons point de mal des amours passagères,
Sans elles, que feraient nos amis les blaireaux ?
Un dieu même, parfois, se déguise en taureau
Afin de procréer sur un lit de fougères.
La tête loin du corps, certains jours, c’est pénible,
Ça donne l’impression qu’elle est moins disponible ;
Mais je n’aimerais point un bref cou de rongeur.
Je me présente à vous de façon peu subtile,
Je ne sais point chanter ainsi qu’un volatile;
Je voudrais dire un mot, mais je reste songeur.
Somnolence
Démons

Jérôme Bosch
Du temps, nous sommes les démons,
D’illusions, nous vous enfumons,
Vous, êtres tellement primaires,
En un rien, nous vous consumons.
En réponse à « Dauphin de l’estuaire »

image de l’auteur
J’aime l’anguille et le saumon,
Lesquels souvent nagent dans mon
Estuaire, soit vers la mer,
Soit vers les fleuves, en amont.*
Parfois, pour rire, nous mimons
Ceux qui pêchent le goémon
Surtout s’ils glissent; lors amers
Ils deviennent, tels des démons.
Pierrette
Dauphin de l’estuaire

image de l’auteur
J’aime l’anguille et le saumon,
Lesquels souvent nagent dans mon
Estuaire, soit vers la mer,
Soit vers les fleuves, en amont.
Saint Escuiruel

image de l’auteur
Ce saint rongeur grimpe aux rochers
Puis dans un trou d’arbre il se cache ;
Fier comme un coq sur son clocher,
Il lisse sa fine moustache.
Sur un grimoire il s’est penché
Qu’écrivit jadis Sainte Vache ;
Dès sa jeunesse, il fut touché
Par cette grande âme sans tache.
Puis il écoute Saint Renard
Qui de porter son chef a l’art
Sans craindre les démons sauvages.
Il a des noix pour son repas,
Du jus de mûres pour breuvage ;
La disette, il ne la craint pas.

