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Ce monstre n’eut jamais la foi du charbonnier,
Pour lui, seul Dionysos est un Être Suprême ;
C’est un dieu qui jamais ne prescrit de carême,
Mais sort de bons flacons du fond de son panier.
Toujours notre héros pour boire est le premier,
Car, pourquoi se priver, quand on a ce qu’on aime ?
D’autres seront gourmands de fraises à la crème,
Qui auront un penchant pour le dieu des crémiers.
Le monstre boit longtemps, puis ensuite, il délire,
Vomissant des fragments de ce qu’il a pu lire ;
Il prétend que ce sont les mots du Saint-Esprit.
Moi, je ne suis, dit-il, qu’un enfant de chimère,
Je ne suis que le fruit d’un amour éphémère ;
Je ne sais pas pourquoi sur mon compte on écrit.





Je me réveille allongé au pied d’un arbre. Oui, c’est bien moi, JR, en chair et en os. Je sens confusément que quelque chose de bizarre vient de se passer. Encore tout engourdi je me relève un peu flageolant et m’adosse au tronc. Il me faut quelques minutes pour reprendre complètement mes esprits. M’éloignant de l’arbre je peux le contempler tout à ma guise. C’est un magnifique poirier parsemé de superbes poires qui invitent à la dégustation.




