Un peu sage et presque fou

image de l’auteur

Ce vieillissant cochon, le monde est, à ses yeux,
Comme un grand réservoir de sagesse immortelle ;
Ses paroles jamais ne font dans la dentelle,
Même, il peut se moquer de l’enfer et des cieux

Nous lui disons souvent que se taire vaut mieux
Que tenir des propos dignes d’un infidèle ;
Il nous répond qu’il prend Diogène pour modèle,
Celui qui méprisait les nobles et les dieux.

Certains traitent ce porc de faiseur de poèmes,
Lui qui ne fut jamais auteur d’un théorème ;
De sa plume il nous sort des mots d’un autre temps.

Ses amours de jadis, il les passe en revue,
Mais de toute rancoeur son âme est dépourvue ;
Car Cupidon le laisse en paix depuis longtemps.

Cochonfucius

Bal de la licorne

Image du blog Herald Dick Magazine

Es-tu licorne, es-tu jolie belette ?
Au long du jour le demande mon chant ;
Je m’interroge, et, doucement marchant,
J’atteins la plaine où mon âme est seulette.

Un arbre mort valse comme un squelette ;
Le vent fredonne un air en le touchant,
Il fait bien chaud, même au soleil couchant,
Même dessous la lune rondelette.

Licorne pure, au jour que je te vis,
Mon coeur en fut totalement ravi,
Saisi fut-il par ta sublime danse ;

Mais, vivra-t-il pour apprendre à danser,
Lui qui n’a plus cet art de s’élancer ?
Il est toujours plus tard que l’on ne pense.

Cochonfucius

Prince du désert

image de l’auteur

Dans chaque grain de sable est un peu de mémoire,
Archives dont le vent peut faire sa pâture ;
Le désert se souvient d’un seigneur immature,
Mais peu d’explorateurs déchiffrent ce grimoire.

Un rhapsode se fit l’écho de cette histoire
En un texte illustré de ses propres peintures ;
Une fable qui tient du récit d’aventure,
Tour à tour nostalgique, ou bien, prémonitoire.

Les lecteurs ont suivi ce prince randonneur
Qui fit bien du chemin pour trouver le bonheur ;
Nous l’entendons parler au pilote, un brave homme.

La rose et le serpent prirent grand soin de lui ;
Une étoile du ciel lui parla dans la nuit,
Ses yeux la voyaient mieux que ceux des astronomes.

Cochonfucius

Gustave Doré voit un caudicéphale

image de l’auteur

C’est le caudicéphale en sa ménagerie,
Qui, scrutant un blason de sa figure orné,
Ne sait guère s’il doit se dire contourné ;
Mais sa question confine à la chinoiserie.

Caudicéphale, viens nous voir en Héraldie,
Et nous te transmettrons notre art de blasonner ;
Des écus que chez nous tu verras foisonner,
Ta personne en sera bientôt ragaillardie.

Or, ce monstre, il est vrai, n’aime point la magie,
Ni celle des drapeaux, ni celle des blasons,
Alors, il est parti dormir sur le gazon,
Abruti qu’il était par sa polyphagie.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

Actualités de WordPress.com

Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.