
Hortus Closus 3-7-14
Armée d’un espoir impavide,
Son conte infini se dévide
Pour qu’au matin ce roi languisse,
Silence qui le rend livide.
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus 3-7-14
Armée d’un espoir impavide,
Son conte infini se dévide
Pour qu’au matin ce roi languisse,
Silence qui le rend livide.

La roussière
Elle rêve de fuir sa chambre d’hôpital
Pour retrouver, enfin, le milieu végétal ;
Les grands pâturages que ses vaches dévorent,
Autour de la ferme, qu’elle a dans le Cantal.

Toile de Picasso
Radiguet sur la plage écrit des vers légers ;
C’est pour faire sourire au matin ses cousines.
Regardez ! C’est Vénus (et non pas Mélusine)
Qui vient, avec bonté, leur apprendre à nager.
L’éventail de Vénus est d’un joli plumage
Ou d’écume marine, on ne sait pas très bien ;
Si la mort d’Aphrodite auprès de l’eau survient,
De coquilles sera son brillant sarcophage.

Toile de Rodulfo
Le chant d’une pantoufle aux accents idylliques
Lui permet de séduire un timide escargot.
Il cesse de courser les homards aux portiques
Et sa nouvelle amie lui apprend le tricot.
Ensuite ils vont tous deux visiter l’Amérique,
Nourris d’amour, d’eau fraîche et de gros asticots.
Rien ne peut arrêter leur marche pacifique,
Sauf si on leur offrait des tranches de gigot.
Ne porte nulle atteinte à leur gloire impériale,
Tout l’été chanteront ainsi qu’une cigale,
Et la bise venue, adviendra leur trépas.
Lecteur, si mon récit par endroits te déroute,
C’est le pétrole assis sur le bord de la route
Qu’il faut interroger, surtout, n’hésite pas.

Ce vil tonneau toujours se vide,
Qui déçoit les diables avides ;
« Eligimus de vacuis »,
Comme aurait dit mon maître Ovide.*
Je regarde d’un air livide,
Ce grand tonneau et je m’évide
Aussi; vraiment quelle injustice!
Moi qui ai tant horreur du vide.
Pierrette

image de l’auteur
Ce vil tonneau toujours se vide,
Qui déçoit les diables avides ;
« Eligimus de vacuis »,
Comme aurait dit mon maître Ovide.

image de l’auteur
Cette onde printanière a comme un goût de fleurs
Et de bois parfumé que la rivière entraîne ;
Ici vit un poisson, qui la parcourt sans peine,
Admirant les galets aux diverses couleurs.
Dans ce coin d’univers, on échappe au malheur,
Peuplé de frais ondins et de poissons sans gêne ;
Les habitants des flots ne portent pas de chaînes,
Je les ai vus souvent, sans entendre leurs pleurs.
Par magie, une ondine en corneille se change,
Ce que personne ici, jamais, ne trouve étrange,
Cette corneille plonge et vivement ressort.
J’aime voir défiler cette onde vagabonde,
Elle fut placée là pour embellir ce monde ;
Tout y est délicat, même les poissons morts.

Pierrette en Héraldie
Jours de fin d’été,
Une biche dans les bois
Fait un rêve étrange.

L’écrivain, en guise de plume,
Se sert d’une mini enclume.
Sous la bigorne, un mot s’envole,
Et sa joie de vivre, rallume.
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.
Pour vivre heureux, vivons cachés
Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.
"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.
écoutons à l'infini...
... le premier matin du monde est aujourd'hui ...
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