
imgur.com
Gamin, descends de la gazelle,
Et donne au monstre ton bretzel,
C’est lui qui a, jusqu’à demain,
Privatisé ton carrousel.
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

imgur.com
Gamin, descends de la gazelle,
Et donne au monstre ton bretzel,
C’est lui qui a, jusqu’à demain,
Privatisé ton carrousel.

Bo Bartlett (Hortus Closus 11-2-15)
Il est loin de faire du zèle
Elle lui a coupé les ailes,
À tournoyer, main dans la main,
Avec une autre demoiselle.

« Les Grands footballeurs », de Nicolas de Staël
Le tableau, Les grands footballeurs,
Aux enchères, à fait un malheur,
Dès qu’on le voit, nous revivons ;
De Staël met la vie en valeur.

image de l’auteur
Vous chercherez en vain mes ailes,
Mais je suis pourtant plein de zèle
Pour vous porter sur les chemins,
Surtout les jolies demoiselles.*
Avec moi, fini le diesel!
Nous formons un fier carrousel
Moi et mes frères chevaux, maints
Tours et détours on vous cisèle.
Pierrette

image de l’auteur
Vous chercherez en vain mes ailes,
Mais je suis pourtant plein de zèle
Pour vous porter sur les chemins,
Surtout les jolies demoiselles.

image de l’auteur
C’est l’agneau d’inframonde en sa candeur nouvelle,
Obscures sont ses nuits et sombres sont ses jours ;
D’une brebis, jamais il n’a connu l’amour
Et nul berger non plus ne l’entend quand il bêle.
Les gens d’ici n’ont point la fibre paternelle,
Ne perdant point leur temps en bienveillants discours;
Mais il grandit pourtant, cet agneau sans secours,
Tout en s’accommodant de cette nuit cruelle.
Serait-il plus heureux au sein de nos troupeaux?
A-t-il rêvé d’avoir une fée pour marraine ?
Aimerait-il du pâtre entendre le pipeau ?
Quoi qu’il en soit, pour lui, nul ne se met en peine,
Sauf certains jours, dit-on, le bouffon de la reine
Narrant son aventure aux clients d’un tripot.

Quadriptyque Miranda Mehrer
Le jardin et la croix, la plume et l’encrier,
La salle et le comptoir, les grands auteurs de France :
De ces quatre propos mon vers tire substance,
Dans ces quatre sections, mes sonnets sont triés.
Le jardin est celui qui vit Adam prier,
La plume au fil des jours me conduit en errance,
La salle est au conteur dans son exubérance,
Les auteurs vont cherchant les mots appropriés.
Tu dis que j’ai produit quelques vers déchirants
Que l’on doit regrouper en un lieu différent,
D’amour que refroidit le regard de Saturne ;
Il est vrai que jadis ma plume a pu nourrir
Cette étrange passion qui naquit pour mourir :
Sur ce thème, aujourd’hui, je deviens taciturne.

Toile de Dali
César s’en expliqua un beau jour à sa femme :
La reine Cléopâtre était si désirable
(Et l’enjeu politique en plus, considérable)
Bref, il n’avait pas pu modérer cette flamme
Qui avait brusquement dévoré leurs deux âmes…
Cela dit, en ayant un regard raisonnable,
Le mariage officiel devrait bien rester stable
Car sinon le public risquait d’en faire un drame.
J’ai compris, dit l’épouse, ainsi tu n’as fauté
Qu’à cause d’un grand charme et de tant de beauté
Que toute résistance, à coup sûr, était vaine.
Mais tu me permettras donc de m’aventurer
Chez Vercingétorix que tu as capturé ?
Le pauvre, il est bien seul depuis quelques semaines.

Toile de Maurice Denis
Dialogue entre raison et violente passion
Au-dedans d’une tête induit la crispation :
Aux désirs de fusion, aux amoureux mirages,
La crainte du malheur oppose son barrage.
Mon surmoi dans mon crâne est son propre maton,
Il se tient tout rigide avec son gros bâton,
Il est là tout le temps, moi qui aime l’orage,
Il m’interdit l’abord des orageux parages.
Mais mon coeur en fusion n’est pas moins amoureux,
Et d’un pareil amour il n’est pas moins heureux
Que s’il pouvait plonger comme un amant fidèle
Dans la douce chaleur de ce lac de beauté
Pour croquer des fragments de son éternité :
Et, sans pouvoir voler, j’entends un grand bruit d’ailes.

Peinture japonaise
D’un sonnet, certains jours, s’entrecoupe un silence,
De mots que, toi ou moi, nous aimons à choisir.
Le poids de quelques vers échangés à loisir,
Qui dira de combien il charge les balances…
Puisque ces jours d’été sont jours de nonchalance,
Puisqu’ils sont consacrés à l’exil, aux plaisirs,
A la satisfaction de modestes désirs,
Accordons-leur d’un chant la subtile ordonnance.
Des jours plus ou moins gris peuvent bien survenir :
Nous irons nous cacher au creux d’un souvenir
Comme au creux d’un rocher, deux escargots semblables.
Comme deux papillons qui, d’instant en instant,
Avancent au jardin, l’un de l’autre distants,
N’ayant pour se parler que gestes ineffables.
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.
Pour vivre heureux, vivons cachés
Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.
"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.
écoutons à l'infini...
... le premier matin du monde est aujourd'hui ...
Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.