Une remembrance

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Toile de Matisse

Du pays de mémoire un chant m’est parvenu
Qui date de ce temps où je courais ma chance
En allant t’admirer, à ta porte, en silence,
Mon âme était limpide et mon coeur était nu.

D’où vient que de ces soirs je me suis souvenu ?
La mémoire a parfois d’étranges turbulences
Et l’esprit au travers des temps anciens s’élance
Dont il n’était, pour vrai, pas même revenu.

Toi qui ne sais trancher entre veilles et songes
Car chacun de ces deux dans l’autre se prolonge,
Chacun des deux reprend de l’autre les tracas,

Ma vie, ne te prends pas pour une tragédie,
Tu seras un pastiche ou une parodie,
Un paisible chemin vers un banal trépas.

Cochonfucius

Ce qui nous fit vibrer

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Toile d’Edvard Munch

Ce qui nous fit vibrer ce fut vivre hors la loi
Plutôt dans une loi qui n’était que la nôtre
Indifférente aux voix des unes et des autres
Déjà nous récitions nos articles de foi

Et ce passé dès lors nous file entre les doigts
De cette transgression ne serons plus apôtres
Vous tous qui nous lirez cette histoire est la vôtre
Si vos coeurs ont erré follement quelquefois

La sauvage passion n’est pas pour un Cochon-
fucius qui a les doigts rivés à sa galère
Ses pauvres libertés de longtemps s’en allèrent

Tu diras ce sonnet n’est pas trop folichon
Je n’avais qu’un ciel gris ce jour devant mes yeux
Et je ne prétends point aller vers d’autres cieux

Cochonfucius

Pour voyager dans l’inframonde

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Composition de l’auteur

La carte de ces lieux sur une grande estampe,
La formule à tunnel, pour traverser les murs,
L’éventail d’Osiris pour rendre l’air plus pur ;
Petit fanal en poupe, en proue la grande lampe.

Ne va pas près du mur où je ne sais quoi rampe ;
Réponds par le silence aux grondements obscurs ;
Invoque, s’il le faut, la licorne d’azur :
Car plus d’un démon fuit les monstres de sa trempe.

N’éprouve nulle peur si l’ombre devient rose,
Car c’est juste un reflet de la beauté des choses
Qu’offre le souterrain aux étranges couleurs.

Profite du navire, élégante princesse,
La fine nef d’argent va tenir ses promesses :
C’est à toi de savoir où veut aller ton coeur.

Cochonfucius

Autre miroir obscur

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Toile de Oumberto Argyros

Le poète, attiré par un regard charmant,
S’effraie de ne point voir, pourtant, ce qu’il reflète.
Nul éclat, nul désir, nul feu, nulle paillette…
La princesse au boudoir traîne languissamment.

Nul songe ne palpite en ces deux diamants,
Nulle onde ne parcourt leur surface parfaite ;
La belle n’est pas triste, et n’est pas inquiète,
Combien froid, cependant, est son rayonnement !

L’infini n’atteint pas ce beau foyer sans flamme,
Nul reflet ne surgit, dans ce miroir si beau
Qu’on voudrait y sentir la chaleur d’un flambeau.

La belle n’entretient aucun feu dans son âme,
Sibylle savourant un calice idéal
Dont rien ne vient troubler le transparent cristal.

Au fil des routes

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Toile d’Auguste Renoir 

Un ermite écoutait le babil des princesses
Et cela lui donnait une envie de chanter.
Son labeur quotidien l’agrippe avec rudesse ;
Il parcourt un chemin rarement fréquenté.

Parfois, il ralentit (lorsque rien ne le presse)
Pour laisser son savoir un peu se décanter,
Pour entendre les sons auxquels il s’intéresse,
Pour transcrire un message en son coeur enfanté.

Il contemple le ciel, quand le silence est grand,
Ou le reflet du ciel dans le gris de l’écran.
Son sommeil est tranquille et sa veille sereine.

Il marche lentement, paisible randonneur,
Ne rêvant ni de joie, ni même de bonheur :
Nous aimons l’univers, car notre vie est vaine.

Cochonfucius

Les ours solaires

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image de l’auteur

Les ours du cosmos sont à bonne école,
Sachant les secrets de Lune et Soleil,
Ils font leur métier, sans une parole,
Baignant dans le feu de l’astre vermeil.

Toujours, sans fatigue et sans lassitude,
Bien installés dans l’éther sans oiseaux,
Ils guettent de loin le reflet des eaux
Sur l’astre vivant dont ils font l’étude.

Leur esprit est clair, leur figure altière,
Ce sont gens de bien, ce sont gens de poids.
Un rêve archaïque hante leurs paupières,
Dans lequel Adam les touche du doigt.

Cochonfucius

Blue Eyes

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Toile de Josephine Wall

La belle qui rêvait à son prince charmant
Se perd dans un monde où le galant se reflète,
Le monde d’un mirage aux éclats de paillettes,
Où mille chérubins volent languissamment ;

Le firmament du monde est fait de diamant
Taillé par Dieu sait qui en surfaces parfaites.
Sous ce large plafond, la princesse inquiète
Marche, l’oeil ébloui d’un blanc rayonnement.

Le prince observe ça dans un miroir de flammes,
Près de sa cheminée, il rêve, il s’est fait beau,
Ses valets près de lui, brandissant leurs flambeaux.

La princesse et le prince, en ce contact des âmes,
Semblent vider ensemble un calice idéal
Dont le vin s’illumine au travers du cristal.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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