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Je suis moi-même quand je danse,
Et tu n’y pourras rien changer ;
J’oublie la vie et ses dangers,
J’oublie toutes les évidences.
Mes sensations deviennent denses
Comme quand j’allais vendanger ;
Je ne veux pas les engranger
Ni leur offrir de résidence.
Ma voix ne veut nul auditeur
Ni mes écrits nul éditeur ;
Je suis un vivant sans histoire.
Mon programme ne varie pas ;
Après la danse, le repas
Dans un modeste réfectoire.
