Fleur télépathe

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La fleur entend les anges qui soupirent
Et leur transmet sa bienfaisante odeur ;
Le plus bel ange est un démon fraudeur
Qui se croit prêt pour bâtir un Empire.

Selon la fleur, ça pourrait être pire,
Pourquoi poursuivre un petit arnaqueur ?
De ses sujets il n’aura pas le coeur,
Il subira le mépris qu’il inspire.

De soupirer les anges ont cessé,
Pour leur prière, ils ont les yeux baissés ;
Leur coin du ciel de rouge s’illumine.

Le froid du soir engourdit leurs orteils,
Je vois, près d’eux, la lune qui chemine ;
La nuit s’en vient, mais ils n’ont pas sommeil.

Cochonfucius

Presque un ange

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Près du ruisseau poussent des herbes folles,
Je crois y voir un elfe bagarreur ;
Puis je comprends qu’il s’agit d’une erreur,
Ça se produit dès lors qu’on extrapole.

Près du cours d’eau la libellule vole,
Elfe non point, mais ange dévoreur ;
Nous la voyons chasser en franc-tireur,
De liberté c’est un heureux symbole.

Que j’aimerais posséder son entrain !
Mais par mon poids mes gestes sont contraints,
Je ne pourrai jamais planer sur l’onde.

La libellule est portée par le vent
Qui rafraîchit, dans le soleil levant,
Son coeur vibrant de la beauté du monde.

Cochonfucius

Bouddha plutôt serein

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Modeste est le Bouddha, c’est son plus bel attrait,
En toute circonstance il a les pieds sur terre ;
Il use en son discours de mots élémentaires
Et de sobriété dans son autoportrait.

Toi, que lui dirais-tu si tu le rencontrais ?
Lui, pour te mettre à l’aise, il t’offrirait un verre ;
La serveuse envers lui ne serait point sévère
Et de l’état du ciel avec lui débattrait.

Tu le vois, tu l’entends, et ton âme s’éveille,
Toute réalité te semble une merveille ;
Le grand Bouddha sourit, des fables racontant.

Foin des sombres soucis, foin des mauvais présages,
Vers un bel horizon tu tournes ton visage,
Entouré des buveurs qui prennent du bon temps.

Cochonfucius

Monstre bipède

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J’approche du pommier, les oiseaux font silence,
Alors qu’ils ne m’ont vu commettre nul méfait ;
Peut-être ont-ils remords de leurs propres forfaits,
Du meurtre quotidien d’insectes sans défense.

Or, je ne leur veux faire aucune remontrance,
Car en ce grand Jardin, personne n’est parfait ;
Des ruses du Serpent c’est peut-être l’effet,
Lui par qui, semble-t-il, le Péché prit naissance.

Vers ces lieux, plein d’espoir, je suis jadis venu,
Admirant le travail du Créateur chenu,
Lequel a reflété son visage dans l’Homme.

Moi, j’attends le trépas du Sauveur sur la croix,
Qui saura consoler ceux dont le coeur est droit ;
Aujourd’hui, je patiente, et je mange une pomme.

Cochonfucius

Planète des cabaretiers

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Dans les verres, le vin vieux
Rougit quand on le contemple ;
La serveuse aux jolis yeux
Nous l’a versé d’un geste ample.

Rabelais vint en ce lieu
Aux buveurs donner l’exemple ;
Et Bacchus, le meilleur dieu
Dont les troquets sont les temples.

Je souris en découvrant
Cet univers enivrant ;
J’aime bien la tavernière.

Ce n’est pas un songe vain ;
C’est un havre de lumière,
Celui dont la vigne vint.

Cochonfucius

Ermite maudit

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Un démon le rejoint chaque fois qu’il sommeille,
Son âme flotte alors en pleine obscurité ;
Lui qui n’a sur cet être aucune autorité,
C’est dans de grands tourments que plus tard il s’éveille.

Comme la pauvre Alice au Pays des Merveilles,
Toujours en pure perte il cherche la clarté ;
Le succube est tenace, il ne peut l’écarter,
Le moine quelquefois rougit jusqu’aux oreilles.

Cet homme tourmenté voudrait faire le mort,
Mais il n’y parvient point, malgré tous ses efforts,
Cet être d’inframonde est une sale bête.

L’ange gardien lui-même éprouve de la peur,
Lui qui pour ces raisons se met martel en tête ;
Je le vois, près du lit, plongé dans la stupeur.

Cochonfucius

Ancre rouge

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L’ancre est, depuis toujours, de la nef l’auxiliaire,
On l’utilise au large ainsi que dans les ports ;
Qu’elle soit à bâbord, qu’elle soit à tribord,
Elle trouve le fond au bout de son aussière.

Son grand corps peint en rouge attrape la lumière
Et brille sur le pont quand le soleil est d’or ;
Mais ce n’est pas un simple élément du décor,
Elle attend d’accomplir ses tâches familières.

Ancrer ce bâtiment n’est pas la mer à boire,
Car, la plupart du temps, les flots sont sans histoires ;
Le fond fut favorable, et la nef le savait.

Même s’il survenait une vague traîtresse,
L’ancre de son destin demeurerait maîtresse ;
Car Neptune est farceur, mais il n’est pas mauvais.

Cochonfucius

Hippoptère

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Ce cheval emplumé coûte plus cher qu’un autre,
Mais il vole et jamais ne te laissera choir ;
Il peut même explorer les inframondes noirs,
Puis il est plutôt sobre, il se nourrit d’épeautre.

Lui, qui connaît par coeur les Actes des Apôtres,
N’ira point se vanter de ce vaste savoir ;
Il ne veut pas non plus exercer le pouvoir,
Ni baigner dans le luxe où les riches se vautrent.

Il est fort, il tient tête aux monstres menaçants ;
S’il voit une héroïne, il l’embrasse en passant,
Mais sans aller jusqu’à des relations torrides.

Un dieu peut quelquefois s’incarner en cheval ;
Heureux qui sait alors le tenir par la bride,
Car un tel cavalier ne craindra nul rival.

Cochonfucius

Chapelle de la princesse fantôme

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Au bout d’une rue mal famée,
C’est un édifice discret ;.
Une âme y rumine un regret
Dont l’amertume est assumée.

La nef est de fleurs embaumée
Qu’un roi défunt cueille en secret ;
Sa mère fut Jeanne d’Albret
Par qui la France était charmée.

Le fils de la reine est songeur,
L’autre âme a des yeux ravageurs
Qui son coeur de leurs rayons criblent.

Un bel amour naît en ces lieux
Avec l’approbation des dieux,
Le trépas se fait moins horrible.

Cochonfucius

Manoir des rêveurs

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Leurs songes sont chargés de sombres signes,
Un dieu leur parle en termes surannés ;
Puis il se met, n’en sois pas étonné,
À leur dicter de sévères consignes.

De l’inframonde ils pensent être dignes,
Car un jardin fut par eux profané ;
Le seul espoir qu’ils ont jadis glané,
C’est quand les cieux leur ont donné la vigne.

Bien effrayés par Jupiter tonnant,
Peu rassurés par les clochers sonnants,
Ils sont soumis à la Parque vorace.

J’ai reçu d’eux, les ayant fréquentés,
Un fier blason joliment pigmenté
Qu’ils ont choisi pour que je l’arborasse.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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