Planète Banale

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Nous n’avons nulle mine d’or,
Nulle flore phénoménale ;
Sur notre Planète Banale,
Chacun de nos désirs s’endort.

C’est très calme, au point que c’est mort,
Même dans la saison vernale ;
Pris d’une langueur infernale,
L’esprit décourage le corps.

Les libidos sont abolies ;
Au fond du calice est la lie,
Peu nous en importe le goût.

La planète en l’espace roule,
Les châteaux de cartes s’écroulent ;
Il faut avancer, jusqu’au bout.

Cochonfucius

Le vin vieux

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Ce breuvage nous rend splendides,
Il dissout nos songes morbides ;
Buveur, souviens-toi que le vin
Vient d’un sacrifice divin.

C’est narré dans les Écritures ;
À la fin de son aventure,
Le corps du Fils devient le pain,
Et son sang, le vin des copains.

Puis il eut d’invisibles ailes
Pour voler vers les cieux changeants ;
Un chroniqueur nous le rappelle.

Buvez donc ce vin, braves gens,
Il vous mène au pays des rêves ;
Ainsi vos souffrances s’achèvent.

Cochonfucius

Ondin fantôme

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Froides sont les eaux d’inframonde,
Leurs habitants sont déprimés ;
Jamais on ne voit s’animer
Le fond de cette mer profonde.

La zone est, de plus, inféconde,
Pas d’algues en ce coin paumé ;
Seuls quelques crabes innommés
Bougent leur carapace ronde.

L’ondin ne fait que méditer
Sur presque rien, sans s’exciter ;
Le temps s’écoule et rien ne change.

Peu de monde en ce lieu perdu ;
Quelques démons, bien entendu,
Dont un qui se prend pour un ange.

Cochonfucius

Amphore légère

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J’offre une plaisante saveur,
C’est de la douceur condensée ;
C’est du baume pour ta pensée,
C’est le don de notre sauveur.

Dionysos est mon protecteur,
Lui dont la parole est sensée ;
Nulle âme n’en soit offensée,
Car c’est notre libérateur.

Bois donc, et garde le silence,
Ou bien, bavarde, on s’en balance ;
J’effacerai tes souvenirs.

Je soulagerai ta mémoire,
N’y laissant que fort peu d’histoires ;
Moins qu’elle n’en peut contenir.

Cochonfucius

Coq voyageur

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Maître Coq fait un long voyage,
Il traverse de plaisants lieux ;
Il est transporté, grâce à Dieu,
Par l’Éléphant subtil et sage.

Ce n’est pas un pèlerinage,
C’est une errance, et rien de mieux ;
Une balade sous les cieux
À la poursuite des nuages.

Errants nous sommes ici-bas ;
Les chemins vont vers le trépas,
Le vieux Chronos nous y convie.

Le coq est plus sage qu’un porc ;
Il sait mieux gérer son transport,
Il sait mieux occuper sa vie.

Cochonfucius

Lampe éclairante

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La lampe magique s’allume,
Elle t’invite à l’admirer ;
Trois papillons sont attirés
Par ce fanal qui point ne fume.

L’encrier sourit à la plume,
Avec elle il veut conspirer ;
Ils vont ensemble délirer
Ainsi que le veut leur coutume.

Un démon sort d’un souterrain
Pour goûter cet éclat serein ;
Accordons-lui ce privilège.

Il écrit, pour passer le temps,
Des mots qui n’ont rien d’important ;
Il en compose un florilège.

Cochonfucius

Oracle taciturne

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Un corbeau plane sur les eaux,
Ruminant d’obscures pensées ;
Tu ne nous dis rien, bel oiseau,
Sauf quelques bribes insensées.

Jusqu’aux abords de Palaiseau
Tu as plané sur ta lancée ;
Satisfait de cette avancée,
Tu t’endors parmi les roseaux.

De nul débat tu ne te mêles ;
Car les analyses formelles
Te semblent des futilités.

Dors tranquille, oiseau satanique,
Nul ne te viendra maltraiter ;
Fais de beaux rêves chamaniques.

Cochonfucius

Reine des bois

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J’ai pour vassaux l’ours et le loup,
Le renard et la blanche hermine ;
J’ai mon palais sur la colline
Où chantent au soir les hiboux.

Le seigneur Blaireau, c’est le fou
Qui pour la Cour jongle et badine :
Il vient des vignes girondines
Et plusieurs vins sont à son goût.

Mille oiseaux récitent leurs gammes
En y mettant toute leur âme ;
Leurs enfants chantent dans les nids.

L’écureuil, c’est mon petit page;
Avec lui, je peux, sans tapage,
Goûter des plaisirs infinis.

Cochonfucius

Au bord d’un plan d’eau

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Dansent les roseaux sur la rive,
Personne ne les applaudit ;
Pourtant, le plus ancien m’a dit
Que certains jours, la chose arrive.

Âme du roseau, fort naïve,
Qui jamais rien n’approfondit ;
Ce corps qui près des eaux grandit
Se garde des ardeurs trop vives.

Dans peu de temps le soir viendra,
L’heure d’aller entre deux draps ;
Le soleil au ponant se noie.

Cupidon dépose son arc,
Aphrodite erre dans le parc ;
Seras-tu sa prochaine proie ?

Cochonfucius

Arbre de la Législation

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On m’appelle Arbre de la Loi,
De la Justice et de l’Algèbre ;
Je suis un végétal célèbre,
Tous mes voisins sont fiers de moi.

Je ne me prends pas pour un roi,
Ni pour un seigneur des ténèbres ;
Je n’émets pas de sons funèbres,
Je ne dis rien, je me tiens droit.

Il est important de se taire
En présence des grands mystères ;
Ou de parler bas, tout au moins.

S’il survient un mauvais génie
Qui me censure et me renie,
J’élimine ce faux témoin.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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