Sang magique

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Je suis le dragon frémissant
Qui les vapeurs du vin respire ;
Pour le meilleur et pour le pire,
Je plonge mon corps dans le sang.

Écoutez-moi, roseaux pensants,
Sans me craindre et sans me maudire ;
Ne croyez pas que je délire,
Je suis crédible à cent pour cent.

Buvez ce vin, mangeurs d’hosties,
C’est la liquide Eucharistie ;
Les anges du ciel l’ont chanté.

Que de Dieu le règne survienne,
Que chacun la grâce détienne
Sans être par le mal tenté.

Cochonfucius

Garonne en mai

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L’onde file sur sa lancée,
Un poisson la suit calmement ;
Sans faire aucun raisonnement,
Il sait que sa route est tracée.

La sirène lit ses pensées
Qu’elle veut mettre en un roman ;
Elle fait, de ses sentiments,
Une analyse fort poussée.

La vague parle avec le vent,
Lui qui tient des propos savants,
Mais change rarement de thème.

L’ondin veut apprendre à chanter,
Ça nous tape sur le système
Car il ne fait que se planter.

Cochonfucius

Dame sans nom

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Prêtresse du dieu Désespoir,
Pour moi tous les jours sont les mêmes ;
Rien d’encourageant, rien d’extrême,
Nos prières sont sans pouvoir.

Amis, ne venez pas me voir,
Ne m’envoyez pas de poèmes ;
Je renonce à tout ce que j’aime,
Qui ne sut que me décevoir.

« Pas de prières, pas de fêtes,
Il suffit de savoir périr »;
Ainsi parle un sombre prophète.

Laisser vivre, laisser pourrir,
Cesser d’écouter les poètes ;
La vie on est sûrs d’en mourir.

Cochonfucius

Coq de mai

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Voyant renaître la verdure,
Le coq scrute les frondaisons ;
C’est beau, c’est sans comparaison,
Bien loin de nous sont les froidures.

Ici la vie n’est pas trop dure,
Au poulailler, près des maisons ;
On y voit passer les saisons,
Tout va bien, pourvu que ça dure.

Le coq n’est pas un débauché,
Car il veut vivre sans péché,
De bonne eau fraîche et d’amour tendre.

De sagesse il veut se munir ;
Laissant chaque jour survenir,
Il croit savoir à quoi s’attendre.

Cochonfucius

Dans l’herbe

 

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L’herbage au printemps s’embellit,
La bienfaisante averse tombe ;
Le pré, que le soleil surplombe,
D’un innocent bonheur s’emplit.

Un rite annuel s’accomplit
Qui aux nymphes du sol incombe ;
Elles sortent des catacombes
En murmurant des mots jolis.

À sa gourde se désaltère
Un rêveur au bord du chemin ;
Il n’a cure des lendemains.

C’est un vagabond libertaire,
C’est le plus humble des humains,
Inoffensif pour cette Terre.

Cochonfucius

 

Rêveur de Toile

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Je suis créateur de mystères,
Que nul ne s’en montre déçu !
Vous avez le droit de vous taire,
Ou d’en médire à mon insu.

Je vous transmets des aperçus
D’une âme étrange et solitaire ;
Des images d’une autre Terre,
Du gouffre dont je suis issu.

La Toile est faite pour s’étendre,
Il va donc falloir s’y entendre ;
Et qu’importent quelques faux pas.

Sur moi tu peux prendre modèle,
J’aime les disciples fidèles ;
C’est inné, ça ne s’apprend pas.

Cochonfucius

Planète Bricabracandra

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Monde parsemé de débris,
C’est une pagaille éternelle ;
Une nature irrationnelle
Ne laisse personne à l’abri.

Pas de mots dans l’air, mais des cris,
D’invraisemblables ritournelles ;
La nature est dysfonctionnelle
Et ça ne peut être décrit.

Un cyclope grogne en son antre ;
Il ne sait quoi mettre en son ventre,
Alors il maudit tous les dieux.

Trois démones plument des anges ;
Cela ne trouble point les cieux,
Ni rien d’autre ne les dérange.

Cochonfucius

Chevalier insignifiant

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J’ai mis mon armure à l’envers,
Pour une fois que je la porte ;
L’envers ou l’endroit, que m’importe,
Chaque médaille a son revers.

Peu me chaut d’être ainsi couvert,
Ce sont métaux que vent emporte ;
Il peut venter devant ma porte,
Brise d’été, bise d’hiver.

La chanson de la dame Hélène
Dit que je l’appelle « vilaine » ;
Elle plaisante, je suppose.

Mon coeur, que le hasard conduit,
Jadis fut par elle séduit ;
Mais en parler ici, je n’ose.

Cochonfucius

La tour et le vent

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L’orage est là, le ciel noircit,
Ceux de la tour sont dans la crainte ;
Cette peur n’est nullement feinte,
La tour tombera, c’est ainsi.

Les arbres tomberont aussi,
De rien ne serviront leurs plaintes ;
Au village une cloche tinte,
Les ruraux sont dans le souci.

Chacun recommande son âme
À la pitié de Notre Dame,
Sans nulle réponse des cieux.

L’orage est là, le monde tremble ;
Mille noirs démons se rassemblent,
Mille ennemis du Seigneur Dieu.

Cochonfucius

Chant d’oiseau

image de l’auteur

L’oiseau son propre chant compose,
Par sa propre muse animé ;
Il n’a que faire de rimer
Ni de produire de la prose.

Il est entendu par les roses
Dont est ce printemps embaumé ;
Il parle au soleil enflammé
D’amour et de mille autres choses.

Son âme, qui n’est pas vilaine,
Lui dicte cette cantilène,
Les sons noblement arrangeant.

Chante donc, oiseau peu farouche,
Jusqu’à ce que l’astre se couche ;
Cela fait bien plaisir aux gens.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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