Chevalier montagnard

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Image du blog Herald Dick Magazine

Le skieur au fier visage
Est bâti comme un géant ;
Il avance, tel un sage,
Dans sa quête du néant.

Déjà, la nuit n’est plus noire
Et le petit matin luit ;
Le soleil montre sa gloire
Et l’obscurité s’enfuit.

Ce chevalier porte-glaive,
En glissant jusqu’à Babel,
Visitera, dans son rêve,
La tour qui va jusqu’au ciel.

Cochonfucius

Sanctuaire ambulant

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image de l’auteur

Sur le grand crocodile une église est greffée,
Où sonne un carillon lorsque le soir descend ;
Ce tintement sacré, dans l’air retentissant,
Fait pour quelques instants disparaître Morphée.

L’allure est soutenue, le reptile est puissant,
Lui qui jadis dansa sur les accents d’Orphée ;
De son chef, Héraclès voulut faire un trophée,
Or il sut échapper à ses coups menaçants.

De ce temple arborant des colonnes splendides,
Je vois que bien souvent les salles restent vides ;
Mais quelques vagabonds y vont boire en hiver.

Plus que tous les démons, ce crocodile est fort,
Pour franchir un obstacle il saute sans effort ;
Il aime, au long des jours, découvrir l’univers.

Cochonfucius

Bardes qui suivent Baudelaire

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Oeuvre anonyme

Bardes à plume légère,
Encore loin du tombeau,
Nous ornons vos étagères,
Des ouvrages les plus beaux.

Ces pages sont les dernières,
Consumons donc les flambeaux,
N’épargnons point la lumière
D’Eros et Bacchus, jumeaux.

Je ne prends pas l’air mystique,
Car ce jour n’est pas unique,
Ce n’est pas un jour d’adieux.

Une lectrice à ma porte :
J’entends son rire joyeux,
La poésie n’est point morte.

Cochonfucius

Cosmologie approximative

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Image de l’auteur d’après jojo4

Il est, cet univers, chaotique et mouvant ;
Pas sûr que nous puissions y partager un rêve,
Ni aux mortes amours trouver une relève,
Ni sur l’eau naviguer, poussés d’un même vent.

Des amants ont marché, jadis, le long des grèves.
Les vagues ont dansé leur ballet captivant,
Puis un oiseau magique, inconnu des savants,
A charmé leurs deux coeurs par une chanson brève.

Pour cet étrange instant, ce jour est advenu !
Aucun de ces deux-là ne s’en est souvenu,
Même en songeant le soir, auprès d’une fenêtre.

D’une extase n’est plus leur quotidien hanté ;
Leur monde est sans surprise et sans étrangeté,
Ils en suivent la loi, c’est fort simple, à la lettre.

Cochonfucius

Hippotaure de gueules

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image de l’auteur

Quand il était très jeune, il tenait dans ma poche,
Par la suite, il devint plus gros qu’un écureuil ;
Dans l’étable, les boeufs lui firent bon accueil,
J’en ai connu plusieurs qui de lui furent proches.

Mon oncle Jean, qui fut seigneur de Roquefeuil,
Dans un savant traité le compare à Gavroche :
Aristide Bruant me dit qu’à la Bastoche
Il franchissait souvent des tavernes le seuil.

L’hippotaure n’est pas des animaux le pire,
Ce n’est point un goupil qui ment comme il respire ;
Une muse l’instruit, dont il est le filleul.

Concernant son métier, il n’en a pas encore,
Peut-être, il deviendra chasseur de manticores,
Il aurait du succès, car il serait le seul.

Cochonfucius

Propos du serpent d’azur

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image de l’auteur

Je n’ai pas rencontré le prince aux cheveux blonds,
Je n’ai point vu le fruit qui met l’eau à la bouche ;
Or, quand on me les dit, ces histoires me touchent,
Ainsi que tes malheurs, petit soldat de plomb.

De cet arbre en Eden ne reste que la souche,
Les démons, tout autour, ont tracé leurs sillons ;
Je vois danser Lilith, devenue papillon,
Elle a choisi cela, plutôt qu’être une mouche.

D’une reine je fus le chevalier servant,
Avec qui je vécus des instants émouvants ;
Je me croyais alors au Pays des Merveilles.

Ce monde est éprouvant pour les simples mortels,
Abel fut massacré au pied de son autel ;
Le spectre de Caïn bien souvent se réveille.

Cochonfucius

La vie est une tartine

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Case de Tyson Cole

Lorsque j’étais marmot, j’aimais la confiture ;
J’aimais la quantité plus que la qualité,
Je pensais que c’était très bon pour ma santé.
Puis-je me pardonner cette désinvolture ?

Or, le sucre et les fruits viennent de la nature,
Et le fruit est ce dont Dieu a voulu tenter
Le couple dont, je crois, vient notre parenté ;
Par quoi l’on voit que Dieu commet des forfaitures.

Car, s’il eût tenté Eve avec de la moutarde,
Elle eût put réfuter la logique bâtarde
Dont le méchant serpent farcissait son propos.

Ainsi n’aurions besoin de nulle friandise
Et pourrions subsister sans nulle gourmandise,
Ayant notre désir, pour toujours, en repos.

Cochonfucius

Une voix ténébreuse

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Composition de l’auteur

En alignant des mots, mais sans les contrôler,
Un poète explorait sa mémoire abolie,
Et bientôt, devant lui, l’écran fut constellé
De notes de tristesse et de mélancolie.

Aucun de ses copains n’a pu le consoler
Dans son petit troquet, avenue d’Italie ;
Le vide règne dans son esprit désolé
Où la lourde amnésie au désespoir s’allie.

Ainsi pendant des nuits, son verbe tourne en rond,
Qui évoque tantôt Pénélope, la reine
Abandonnée longtemps, ou la pâle sirène.

Mais dans guère de temps, ses mots s’endormiront.
Un soir ils entreront au pays de Morphée
Où n’ira les reprendre aucun vaillant Orphée.

Cochonfucius

Arthur (toujours)

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Photographie de Etienne Carjat

Ta chanson dont jadis un jardin murmura
Sans voir surgir, pourtant, soupçon ni discussion…
A partir d’antan, donc, vivons la vibration
D’un son toujours plus pur qui nous affranchira.

Troubadour qu’un trois-mâts vagabond consacra,
Toi dont plus d’un quatrain a nos admirations,
Tu bâtis un palais, lui donnant fondation,
Sans, d’un si grand travail, trop affaiblir ton bras.

Tu n’y dormiras plus, l’humus a pris ton corps,
La glorification fut à toi dans la mort ;
On imprima partout ton album manuscrit.

Qui pourra nous offrir un cristal aussi pur,
Qui dira l’ouragan à la façon d’Arthur,
Dans un cosmos banal, qui mugira son cri ?

Cochonfucius

Maison de quelques cénobites

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image de l’auteur

À vivre saintement les anges nous appellent,
Et nous les écoutons, ce sont nos protecteurs ;
Saint Benoît de Nursie est notre directeur,
Ayant jadis écrit la règle la plus belle.

C’est un petit grenier qui nous sert de chapelle,
Où point ne peut entrer le démon séducteur ;
Ici chaque novice entend ses instructeurs,
Que son coeur soit docile ou bien qu’il soit rebelle.

Celui qui, du chemin, cette maison contemple,
Devine qu’à ce jour elle nous sert de temple ;
Il ôte son chapeau, souvent, pour ce motif.

Nous n’avons pas ici un logis de paresse,
Cet endroit ne verra nulle scène d’ivresse ;
De tout cela témoigne un monument votif.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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