Maison du gardien de la Tour de Pise

apzd

image de l’auteur

Le portier de ces lieux est venu des collines
Dont le peuple comprend la langue des oiseaux ;
Il dispose des clés de la Tour qui s’incline,
De l’antique charpente il connaît le réseau.

Le toit de sa maison n’est pas fait de roseaux,
Mais des tuiles ornées lui donnent belle mine ;
Un artisan français les fit à Palaiseau,
Le soleil leur sourit quand il les illumine.

Les maçons ont-ils eu au fil à plomb recours,
Ont-ils improvisé, nous le saurons un jour ;
Jusqu’ici, sur ce point, l’ignorance est épaisse.

Peut-être, un architecte issu de la noblesse
A-t-il émis l’idée qu’ainsi ce serait mieux,
Qu’un monument qui penche est agréable à Dieu.

Cochonfucius

Lyre de sinople

apaz

image de l’auteur

Pour offrir un beau rêve à l’ermite endormi,
La lyre de sinople a des sons efficaces ;
Il lui suffit souvent d’un petit air fugace
Pour apaiser d’un coup le blessé qui gémit.

Le moustique pervers, du sommeil ennemi,
Cesse de voleter, car ses ailes sont lasses ;
Le sombre cauchemar, qui parfois nous tracasse,
Ne tourmentera plus notre âme qui frémit.

Par les beaux soirs d’automne, en rêve je l’écoute
Et je me sens pousser des ailes de géant ;
Je pense m’approcher de la céleste voûte.

Mon coeur sans ralentir traverse l’Océan,
Un Bouddha m’accompagne au Pays du Néant ;
La lyre me conduit sur la cosmique route.

Cochonfucius

Fer de sinople

apcn

image de l’auteur

Héphaïstos le fit pour son grand cheval noir,
C’était pour aller voir sa maîtresse Ophélie ;
Il eut pour assistants les démons en folie,
Ils purent accomplir ce travail sans déchoir

Or, ce fer enchanté possède un grand savoir
Et le sens de l’humour à ce talent s’allie ;
Origène le dit en sa Philocalie
Qu’Héphaïstos révise en s’endormant, le soir.

Il aime être porté par ce cheval sublime
Dont il fit un éloge en d’amusantes rimes ;
Le cheval apprécie ce langage de fer.

Son coeur ferme et vaillant se souvient de la flamme
Qui façonna son corps et réveilla son âme ;
Un feu presque aussi fort que celui des Enfers.

Cochonfucius

Bouddha qui danse

api

image de l’auteur

Le Bouddha rarement révèle ce qu’il pense,
Mais nous le devinons quand nous fermons les yeux ;
Au coucher du soleil, quand rougissent les cieux,
Nous ne pouvons le voir, mais nous savons qu’il danse.

Le vrai prince charmant qu’il fut dans son enfance
Chante toujours en lui, maintenant qu’il est vieux ;
Sans craindre les regards des hommes ni des dieux,
Il prend quelques plaisirs, respectant les défenses.

Il comprend que du Vide on ne peut revenir,
Mais pour son noble coeur l’impermanence est douce ;
Car un vivant n’est rien qu’un mort en devenir.

C’est un joyeux danseur qui à danser nous pousse
Et à suivre en ce monde un parcours sans secousses ;
Savourant le présent, le passé, l’avenir.

Cochonfucius

Floraison barbare

app

image de l’auteur

La fleur du monde inculte ignore les saisons,
Elle vit sans contrainte et jamais ne s’alarme ;
Elle ne se plaint pas, ni ne verse de larmes,
Elle reste discrète au temps des floraisons.

D’après certains auteurs, ce serait un poison,
Détail qui, d’après eux, n’ôte rien à ses charmes ;
Personne n’a compris à quoi lui sert cette arme,
Sauf (peut-être) un reclus qui vit à Montoison.

Tu ne la verras point dans les jardineries,
Ni dans tes excursions, ni dans tes flâneries;
Car cette fleur sans nom grandit sous d’autres cieux,

Elle, qui ne sait rien de nos vertes pelouses,
Elle, qui de nos prés n’est nullement jalouse,
Vit dans la paix de l’âme et s’en remet à Dieu.

Cochonfucius

Flots tièdes

cadre-guillaume

Composition de l’auteur

Immense est l’océan, et du maître-nageur,
Il faut le constater,  vaste est la bienveillance.
La baignade avec lui, c’est un instant majeur ;
À l’écouter parler, on prend de la vaillance.

Retenez la leçon : la vague est pleine d’eau,
Laquelle, notez-le, est fréquemment humide ;
Oui, mais quel grand bonheur de nager sur le dos
À minuit, le regard perdu dans l’air limpide !

Cochonfucius

Fleur d’azur

apop

image de l’auteur

Ne l’installez jamais dans une caisse en bois,
Car la captivité n’est pas faite pour elle ;
À minuit, chaque soir, il lui pousse des ailes,
Elle va droit au ciel, sans contrainte et sans loi.

Un ange jardinier la charme de sa voix,
De ce monde inférieur il prend quelques nouvelles ;
Retrouvant au matin ses compagnes fidèles,
Elle change en nectar la rosée qu’elle boit.

La fleur couleur d’azur ne doit rien à personne,
Elle qui peut prier comme fait une nonne
Et qu’on voit méditer comme Saint Matorel.

Elle aime rencontrer le Seigneur du domaine,
Lequel, assez souvent, dans ces lieux se promène,
Toujours accompagné d’un joyeux ménestrel.

Cochonfucius

Aloysius de la nuit

gaspard

Assemblage de l’auteur

La lune en haut du ciel peigne sa chevelure :
L’espace est inondé de cent reflets d’argent.
Le gnome sur le toit vanne l’or trébuchant
Et la fausse monnaie tombe comme épluchures.

« Foin de la lune » a dit le fou dans un murmure,
Puis il a récolté les jetons affligeants
(On est moins délicat lorsqu’on est indigent),
Espérant acquérir remède à la froidure.

La lune en se couchant évoque un froid soleil ;
Le gnome trie l’argent dans un demi-sommeil,
Sa balance de cuivre aux bougies s’illumine.

L’on peut même observer, sur un vitrail qui luit,
Un être vagabond égaré par la nuit :
Au coeur du labyrinthe, un escargot chemine.

Cochonfucius

Trio de percussions

apur

image de l’auteur

J’écoute les batteurs et je me sens renaître,
J’aperçois le jardin que le prêtre évoquait ;
Même, je vois Lilith qui d’Adam se moquait,
La fille de la nuit, vestale sans ancêtres.

La musique a raison, l’orchestre n’est pas traître,
Grâce à des musiciens qui ne sont pas mauvais.;
Souvent, les entendant, un démon se sauvait,
Que vers son inframonde on voyait disparaître.

Le volume du son, loin de nous irriter,
De ce monde indigent revêt la nudité ;
Il ouvre du jardin le beau portail de nacre.

Un vieux rhapsode frappe un instrument d’acier,
Lui qui jadis rythma la musique du sacre ;
Sa merveilleuse ardeur ferait fondre un glacier.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

Actualités de WordPress.com

Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.