Pichet tripode

unox

image de l’auteur

Je suis plein d’allégresse et de jus de cerise,
Posé sur l’établi d’un enchanteur subtil ;
C’est un bon magicien qui ne fait rien de vil,
Mais qui à plaisanter bien souvent s’autorise.

Quelquefois, dans un tube, un mélange s’irise,
Et je ne sais s’il met nos meubles en péril ;
Les choses que j’entends grésiller sur le gril,
Je ne les connais point, mon âme en est surprise.

Un pantin veut courir sur ses jambes de fer,
Un incube appelé surgit de son enfer ;
Les objets vont dansant, fort heureux d’être en vie.

Tout se calme pourtant quand arrive le soir,
Ils ont assez bougé, ils n’en ont plus envie,
Même une hostie s’endort au fond d’un ostensoir.

Cochonfucius

Le coeur et les saisons

unyc

image de l’auteur

L’automne est là, l’été vient de s’éteindre,
Le clair soleil souvent nous est caché ;
De Phaéton les coursiers harnachés
Sont loin de nous, tu ne dois plus les craindre.

Chaque saison sur ce coeur peut déteindre,
Sur ce sujet il aime s’épancher ;
Un médecin sur lui vient se pencher,
Disant « C’est bien, ce coeur n’est pas à plaindre »..

Cet instrument de sagesse et folie,
À résister son vieux maître l’entraîne ;
Tâche du jour, par plaisir accomplie.

Lui qui battit pour plusieurs causes vaines,
Il se modère, à présent, dans l’ensemble ;
Une torpeur qui à la paix ressemble.

Cochonfucius

Aérobouc

unzy

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Ce bouc s’en va, planant juste au ras de la flore
Et se montre ravi de ces belles couleurs ;
Il monte, il redescend, puis il remonte encore,
Toujours admiratif à la vue de ces fleurs.

Pour agir de la sorte il se lève à l’aurore,
Quand sont les vastes cieux d’une belle pâleur ;
Plus tard, sous le soleil, tout s’avive et se dore,
Beaucoup de malheureux en oublient leur douleur.

Ce charmant animal semble vêtu de soie,
On l’entend souvent rire, il fait tout sans effort ;
À plus d’une chevrette il procure la joie.

Cette soif de plaisir qui dévore son corps,
Par quel enchantement peut-elle être assouvie ?
De fait, peu lui importe, il aime cette vie.

Cochonfucius

Rouage exoplanétaire

unbm

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Un court segment tranchant comme une lame
Semble usiné par un subtil robot ;
Ça brille un peu, mais ce n’est pas très beau,
Et par instants, c’est chaud comme une flamme.

Qu’as-tu donc fait, petit robot sans âme,
Cela peut-il soulever des fardeaux ?
Cela sert-il à fermer un rideau ?
C’est un peu bref pour être un arbre à cames.

Ta planète a des soirs et des matins,
Toi, nuit et jour, tu fais des engrenages ;
Et ton moteur, jamais tu ne l’éteins.

Trimer toujours, tel est ton apanage,
Tu ne voulus jamais d’autre destin ;
Si tu vas mal, on t’offre un dépannage.

Cochonfucius

Sagesse du poisson volant

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Je survole un village et ses humbles bicoques,
Puis je m’en vais planer sur les monts éternels ;
Le grand soleil m’accorde un regard paternel,
Lui dont le noble corps traverse les époques.

Faute d’un cachalot, je me nourris d’un phoque,
J’arrive à capturer les aigles dans le ciel ;
Je dévore le tigre et l’ours mangeur de miel,
D’être ainsi menacés, cela les interloque.

De la lune d’automne absorbant la lumière,
Je prélève une étoile au fond du firmament ;
Le nocturne dragon me poursuit vainement.

Tels sont, vous le voyez, mes divers aliments,
Puis je fais tout descendre avec un peu de bière ;
Pourtant, je n’ai jamais mangé la tavernière.

Cochonfucius

Renard-paon

collongues

image de l’auteur

Le renard-paon s’en vient dans la plaine arborée
Où son cri fracassant est de tous entendu ;
Plus d’un passant lui jette un regard éperdu
Sous la lune en croissant, de sable colorée.

Un peu de nourriture aisément picorée,
Suffit pour contenter cet animal dodu ;
Puis il marche à nouveau, tranquille et détendu ;
Jamais, par lui, ne sont les poules dévorées.

Si le temps est mauvais, s’il a les pieds mouillés,
Il se pose à l’abri, près des outils rouillés,
Dans le vieux cabanon dont s’effritent les pierres ;

Mais si l’air est serein (c’est ce qu’il aime bien)
Au sommet d’un long mur le bel oiseau se tient,
Et compose, en sa langue, un hymne à la lumière.

Cochonfucius

Gloire du paon teint

uno

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J’ai changé ma couleur pour éblouir vos yeux,
Moi, le plus bel oiseau qu’on trouve en ces parages ;
Mes ornements sont d’or, symbole de courage,
Dignes de refléter la lumière des cieux.

L’héraldiste, s’il vient travailler en ces lieux,
Voudra dans son bestiaire ajouter ce mirage ;
Que les coqs des fermiers n’en prennent pas ombrage,
Je dis que ma personne est plus proche de Dieu.

Un coq a répondu « Ça ne m’importe guère,
Je ne peux m’abaisser à te faire la guerre ;
Car c’est tant mieux pour toi si tu te crois charmant. »

Or, les coqs sont, dit-on, moins que le paon fragiles,
Lui qu’ils ont appelé colosse aux pieds d’argile ;
Sa gloire ne vaut point qu’on en fasse un roman.

Cochonfucius

Cochon-Loup

unno

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Le seigneur Cochon-Loup habite un désert blanc,
S’il ne trouve rien d’autre, il mange une baleine ;
Il laisse après cela dormir sa panse pleine,
La graisse l’envahit, qui tremble sur ses flancs.

Il sort de son sommeil, puis il marche à pas lents,
Je le vois avancer d’une allure incertaine ;
Il s’abreuve de neige, et non d’une fontaine,
Posant sur l’horizon son oeil étincelant.

Sur la blanche banquise on ne trouve point d’herbe,
Mais au soleil couchant ses reflets sont superbes ;
Nous entendons la voix d’un fantôme aux abois.

La glace désormais perd de son étendue,
Comme l’ont constaté les ourses éperdues ;
Au gré des flots dérive un noir fragment de bois.

Cochonfucius

Flamme de sagesse

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image de l’auteur

Rarement fut ma sagesse exprimée,
Comme une flamme on la voit se mouvoir ;
La paix du coeur, le plaisir, le devoir,
Je les raconte en des phrases rimées.

La vie n’est pas une serre embaumée,
Mais ce qu’elle est, qui pourrait le savoir ?
Pouvoir du rêve ou rêve de pouvoir,
Par ces deux-là je la sens animée.

Du temps il faut pour démêler un noeud,
Du souffle il faut pour attiser le feu ;
Et respecter l’amour que l’on voit naître.

Puis, évitons de nourrir le souci,
Gardons-nous bien des soupçons imprécis ;
C’est bien complexe, il faut le reconnaître.

Cochonfucius

Porc idéaliste

omle

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C’est un auguste porc, amateur d’infini,
Il y fut entraîné par le coq de Saint Pierre ;
Dans un livre de messe il apprit des prières,
Un Père du désert l’a choisi pour ami.

Avec le porc bouddhiste il va boire un demi,
Sans oublier, bien sûr, de bénir cette bière ;
Dans la nuit de ce monde il croit à la lumière,
Il ne réveille point les démons endormis.

L’espérance l’anime et brille dans ses yeux,
Même encore aujourd’hui, maintenant qu’il est vieux ;
Son âme sur les flots danse comme une voile.

Son esprit est de braise et son coeur est de feu,
Son oraison du soir monte dans le ciel bleu ;
Empli de gratitude, il dort sous les étoiles.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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