Girafe d’or et d’azur

ugjb

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Cet animal magique arpente la colline,
Son étonnant regard brille d’un reflet d’or ;
Chacun peut admirer la grâce de son corps
Ainsi que ses propos de sagesse divine.

Elle, qui jadis fut créature marine,
A de beaux souvenirs de l’océan sans bords ;
Marcher sur quatre pieds demande plus d’efforts,
Il y faut de l’adresse et de la discipline.

Elle fait une pause et grignote une fleur
Après avoir rêvé sur sa belle couleur ;
C’est un tendre aliment, qui n’est pas ordinaire.

La girafe s’anime et danse dans le vent,
Chose qui peut charmer les morts et les vivants ;
Et cet ébattement n’est qu’un préliminaire.

Cochonfucius

 

Démons traversant la forêt

ugjw

image de l’auteur

Aux chemins du sous-bois marchant sans hésiter,
D’innombrables démons rejoignent la clairière ;
Ne vous frottez jamais à leur troupe guerrière,
La plus sage démarche est de les éviter.

Ils méprisent l’ermite en sa précarité,
Le trouvant démuni de grâces singulières ;
Lui, dans ses frêles murs et sous son toit de lierre,
Écoute leurs discours avec sérénité.

Un ange fort discret vole dans le lointain,
Un ange fatigué dont la magie s’éteint ;
Son auréole est molle et ses ailes trempées.

Repartent les démons, leur ombre poursuivant,
Dont les éclats de voix sont portés par le vent ;
En taverne ils boiront d’abondantes lampées.

Cochonfucius

Arthur entend des phrases

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Oeuvre anonyme

Vole dans l’air un goût de cendre
Et dans l’âtre un bois brûle fort,
Pendant que le village dort.
J’ai des chaînes que je veux tendre

D’étoile en étoile, et m’y rendre
Pour danser sur ces chaînes d’or,
Par-dessus l’étang dont le bord
Verra les frondaisons descendre.

C’est une cloche de feu rose
Qui sonne au ciel. Je me repose
Après avoir goûté l’air pur.

Il pleuvra de l’encre de Chine
Et ce seront des gouttes fines
Traçant des lignes sur les murs.

Cochonfucius

La lune est bleue comme une cerise

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Toile de Sharon Cummings

La lune est bleue comme une cerise
Jamais une étoile les cieux ne trompent point
Ils rayonnent dans l’infrarouge
Le printemps viendra ultravert
Et trois sortes de fous
Aux cases tricolores
Le polyèdre à trois cents faces
Et les chaussettes de la sublimation
La lune a perdu son cartable.

Les fourmis explosent à minuit
Le surplis est un cerf-volant
L’autel une barrique
Cent mille plumes aux arbres
Tu lis quand tout le monde nage
Tout le clair de lune en hiver
Sur un trottoir abandonné.

Cochonfucius

Manoir des chevaliers

ugtu

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C’est un palais magique où vécut Attila,
Il fut restauré par la duchesse Nadège ;
Grisâtres sont les murs, jadis couleur de neige,
Mais ils sont pleins d’entrain, les gars qui vivent là.

Ils boivent au matin leur bol de chocolat,
Puis en un lieu secret se rendent en cortège ;
Un moine en cet endroit pratique un sortilège,
Qui est, chaque dimanche, assisté d’un prélat.

Ce sont des chevaliers de sagesse précaire,
Qui à leur formation longuement s’appliquèrent;
Ils aiment les auteurs qui leur sont familiers.

Ils aiment leur verger où mûrissent des pommes,
Le cidre qu’ils en font charme le coeur des hommes ;
Ils en ont consommé des tonneaux par milliers.

Cochonfucius

Vocabulaire d’un cétacé

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image de l’auteur

Le dauphin polyglotte aime les mots limpides,
Mais aussi quelques-uns dont le sens est changeant :
Orphée, l’accompagnant de sa lyre d’argent,
Admire ses talents de traducteur rapide.

Le dauphin polyglotte aime les mots d’azur,
Il aime entrelacer tous les hymnes qu’il chante ;
Il sait déterminer, de sa prose tranchante,
Ceux qui auront ou non les honneurs de son mur.

Le dragon, dans les cieux, dérive sur ses ailes,
Entendant tous ces sons qu’il ne comprend pas bien ;
Dragon, ce sont des vers, des chants, ne crains donc rien :
La sirène est ici, les mots jouent avec elle.

Cochonfucius

Léger bagage

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Un voyage lointain commence au premier pas,
Bienheureux le routard qui ne s’encombre guère ;
Satisfait de marcher, loin des plaisirs vulgaires,
Loin de tout ce confort qui ne lui manque pas.

Légère la boisson, bien frugaux les repas ;
Il n’est pas exigeant, ce marcheur solitaire ;
Mais il se sent chez lui sur la planète Terre,
Acceptant sa naissance ainsi que son trépas.

Un vespéral oiseau chante quand la nuit tombe,
Posé au cimetière où sont de grises tombes ;
On peut entendre aussi la voix d’un vieux corbeau.

De cet errant, la vie est un combat sans armes ;
Au quotidien effort il sait trouver du charme,
Il n’est donc point pressé d’aller dans un tombeau.

Cochonfucius

The Soldier

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Toile de Tracy Bowman Russell

Si je mourais, qu’il soit de moi mémoire,
Disant qu’un coin de champ à l’étranger
Est anglais pour toujours. La terre noire
S’enrichira d’un terreau moins léger ;

Terreau dont l’Angleterre a fait l’histoire
Avec ses fleurs, ses chemins passagers ;
Un corps d’Anglais dans son vivre et son boire
Et son soleil et son art de nager.

Pensez : ce coeur, que tout mal abandonne,
Battement d’absolu… pourtant redonne
À l’Angleterre un peu ce qu’il devait ;

La vue, le son, le bonheur dans les rêves,
Le rire des amis, la paix, sans trêve,
Dans la douceur d’un firmament anglais.

Cochonfucius

Dragon de comptoir

ugak

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Ses amis taverniers furent mis au point mort,
Il ne fréquente plus son familier repaire ;
Il ne rencontre plus ses aimables compères,
Ni les flâneurs des quais, ni les marins du port.

Mais ce dragon n’est pas de ceux qui s’exaspèrent,
Il a d’autres loisirs, il ne perd pas le Nord ;
Il fait partie des gens qui acceptent leur sort,
Que leur vie soit austère ou qu’elle soit prospère.

Il sort de sa tanière, il se promène un peu,
Chez un vieux bouquiniste il glane ce qu’il peut,
D’une sauvage friche il admire la faune.

Au bout d’une heure ou deux son parcours est bouclé,
Il n’a pas marché vite, il n’est pas essoufflé,
Il rapporte un vieux livre à couverture jaune.

Cochonfucius

Fratrie du Scorpion

ugmh

image de l’auteur

Je règne dans le ciel, disent les astrologues,
Car je suis le Scorpion, fléau de l’Univers ;
Tout un chacun me craint, l’été comme l’hiver,
Ainsi que l’ont noté d’éminents sinologues.

À mon frère Bélier j’enseigne un apologue,
(Autant vaudrait, d’ailleurs, prêcher dans le désert);
J’interdis au Taureau de se montrer pervers,
Je montre au Sagittaire un noble décalogue.

J’écris en promenant mes pinces sur le sable,
Le Capricorne apprend ces mots impérissables
(Mais ils disent peut-être une histoire qui ment).

Je guide le Soleil, j’apprivoise la Lune,
J’assiste les Poissons quand ils cherchent fortune ;
Je me sers pour cela de très peu d’instruments.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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