
Toile de Rembrandt
Tu ne mettras point en demeure
Ton Dieu, ni au défi
De se montrer au nid,
Que ce soit tard ou de bonne heure.
Tu ne devras point déballer
Ses secrets de famille,
Ses trucs, ses pacotilles ;
Même si c’est mal installé.
Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Toile de Rembrandt
Tu ne mettras point en demeure
Ton Dieu, ni au défi
De se montrer au nid,
Que ce soit tard ou de bonne heure.
Tu ne devras point déballer
Ses secrets de famille,
Ses trucs, ses pacotilles ;
Même si c’est mal installé.

image de l’auteur
Au loin sonne le cor qui chante la nature,
Le sonneur est aimé de la terre et des cieux ;
Jadis le grand dieu Pan fit de même en ce lieu,
Dont vaillant fut le coeur et noble la figure.
Le cor peut émouvoir même une pierre dure,
Ou même un archevêque, un serviteur de Dieu ;
La biche du vallon vers lui tourne ses yeux,
Et le petit berger qui rêve d’aventures.
C’est Leconte de Lisle, un artisan du vers,
Qui de Roland nous dit l’infortuné revers,
Tu l’appris sur les bancs de l’école, sans doute.
Durandal fut le nom de son arme d’acier,
Mais celui de son cor n’est pas dans mes dossiers,
Cor maintenant posthume, et les anges l’écoutent.

Image de l’auteur
Extrémité de l’antique acropole,
Mur abritant Dieu sait quel empereur ;
Muraille sûre, et bâtie sans erreur,
As-tu valeur, à nos yeux, de symbole ?
Nous t’admirons, sous le grand ciel où vole
Un ange qui, loin d’être un discoureur,
En silence oeuvre, invisible doreur,
Lissant ce mur, sans dire une parole.
Mais d’où lui vient le zèle qui l’étreint ?
Au long labeur, nul dieu ne le contraint,
Craindrait-il donc un vain peuple qui gronde ?
Regardons-le, cet ange, dans le vent ;
On dirait bien qu’il rend le mur vivant,
Noyé qu’il est dans son oubli du monde !

image de l’auteur
Le nom de Saint Laurent devint le nom d’un fleuve
Sur lequel nous voyons des bateliers ramer :
La baleine en soufflant peut le faire écumer,
Mais les braves marins jamais ne s’en émeuvent.
Un sonnet sur ce thème, écrit par Sainte-Beuve,
Dit qu’il aime ce fleuve et que l’on doit l’aimer ;
Et je vois en effet des regards s’allumer
Auprès de ce cours d’eau, ça m’en donne une preuve.
C’est la grâce de Dieu qui fait danser les flots,
Dont seront enivrés les braves matelots ;
Par autant de douceur est leur soif assouvie.
Le grand fleuve comprend la vie et le trépas,
Même s’il ne vit pas, même s’il ne meurt pas,
Mais il peut tout connaître au gré de ses envies.

image de l’auteur
Piaf-Tonnerre au printemps parcourt un champ de fleurs,
Il ne se lasse point de ces belles corolles ;
Il avance au hasard et dit des choses folles,
Mais on le lui permet, vu que c’est un charmeur.
Des insectes de mai lui parvient la rumeur,
Et le vrombissement d’un bourdon qui s’envole ;
Il cesse d’énoncer de futiles paroles
Et tâche d’exercer ses talents de rimeur.
Il va près du cours d’eau, les ondines l’attendent,
Elles qui avec lui à merveille s’entendent ;
Elles posent sur lui leur doux regard d’azur.
Un peu fraîche est leur peau mais leur âme est de flamme,
Bien plus douce est leur voix que celle d’une femme ;
L’oiseau les aime, car elles ont le coeur pur.

Composition de l’auteur
Des nuits de solitude et des jours solitaires,
Sans la moindre pensée de souffrance ou d’amour ;
La pluie sur les volets répète son bruit sourd,
Dans l’âtre, le grillon continue à se taire.
L’empereur se souvient des voix des secrétaires
Qui, à ses mots d’esprit, se récriaient toujours ;
Des coqs dans les jardins, qui annonçaient le jour,
Et du valet de chambre à panse de notaire.
En hiver le corbeau qui danse dans les airs,
En été le lézard en beau costume vert :
De ces deux compagnons se satisfait son âme.
Le vieillard, dans son coeur, n’abrite aucun regret,
Son esprit ne cultive aucun remords secret ;
Comme une salamandre, il sourit dans les flammes.

Toile de Jean-Léon Gérôme
Toujours l’homme a voulu savoir la vérité,
Jamais il ne fut sûr qu’il s’agissait bien d’elle.
Certes, c’est décevant, des vérités partielles,
Mais du savoir total, nul n’en a hérité.
Ceux qui ont religion pensent le mériter
En servant tous les jours la puissance éternelle.
Je ne le dénie pas, la conjecture est belle,
Même les conduisant à des austérités.
Mais sur un tel chemin je ne suivrai personne,
Car à la dévotion ma vertu n’est pas bonne.
Chercheur de vérité, non de révélation,
J’apprends par les chansons, non par les théorèmes,
Je lis les mots qu’écrit celle que de loin j’aime,
La vérité pour moi est fille de passion.

Toile de Alfred Kubin
A l’Est chaque matin apparaît le soleil
Tout le jour il avance et donne sa lumière
Et chaque jour il tombe à son heure dernière
Derrière l’Ouest il semble abriter son sommeil
Mais il est obligé de rester en éveil
Car pour se lever à sa place coutumière
D’Ouest en Est il lui faut franchir la Terre entière
Avançant sous le sol d’un effort sans pareil
A moi ma nuit aussi est dans un inframonde
Un univers bizarre où la magie abonde
Où le décor est sombre et les êtres tordus
Et j’aime ce parcours dans un étroit tunnel
Inframonde au pouvoir des dieux originels
Et du plus grand d’entre eux un amour éperdu

Toile de Charles Voilemot
La vestale, au milieu des amphores sacrées,
Respire le parfum d’un petit vin léger ;
Les druides auprès d’elle aiment boire et songer,
Les yeux dans les reflets de leur coupe nacrée.
Ils évoquent le Nil entouré de roseaux
Barrant du Sud au Nord l’Egypte lumineuse,
Venu, probablement, d’une pente neigeuse
Si l’on en juge par la froideur de ses eaux.
Ils parlent de la Lionne, éternelle affamée,
Du Babouin dont la science est partout acclamée,
De l’Ibis à l’esprit clair comme du cristal,
Du Scarabée par qui le jour meurt et commence
À nouveau, franchissant l’inframonde fatal ;
La vestale est ravie de leur savoir immense.

image de l’auteur
Elle orne seulement la cinquième saison,
Fleur des temps incertains, fleur des grandes alarmes;
Par son pouvoir magique elle sèche nos larmes,
L’amour universel est en sa floraison.
D’autres fleurs dans leur coeur distillent des poisons,
Mais celle-ci nous offre uniquement ses charmes;
Un guerrier qui la voit va déposer les armes
Pour répandre aussitôt des bienfaits à foison.
Les elfes du jardin cessent leurs moqueries,
Je peux les voir danser sur la friche fleurie ;
Leur doux regard est bleu comme l’azur des cieux.
Puis Marie-Madeleine en cueille pour les Douze,
Pour Sainte Marthe aussi dont elle fut jalouse;
La fleur est un témoin de la grandeur de Dieu.
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.
Pour vivre heureux, vivons cachés
Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.
"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.
écoutons à l'infini...
... le premier matin du monde est aujourd'hui ...
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