La tour des moines

image de l’auteur

C’est un étroit logis de pierre,
Maison de la Communauté ;
Nulle féminine beauté
Ne réside en cette tanière.

Au cellier sont des fûts de bière,
Nous aimons ça mieux que du thé ;
Heureux de boire et de chanter,
Nous sommes chercheurs de lumière.

Quand le chant du coq nous éveille,
Notre âme à nouveau s’émerveille ;
De saintes choses sont dans l’air.

Nous sourions à nos icônes
Qui sont une plaisante faune ;
Elles portent bonheur, c’est clair.

Cochonfucius

Écuyers solaires

image de l’auteur

L’astre du jour est chevalier,
Très sobres sont ses armoiries ;
Il règne, que nul ne s’en rie,
Sur des univers, par milliers.

Auprès de lui, deux écuyers
Dont la force n’est point tarie ;
Car de lumière elle est nourrie,
Qui les transforme en forts piliers.

Du soleil l’âme est triomphante ;
Illuminant ses alentours,
Ce sont des mondes qu’il enfante.

De sa présence réchauffante
J’aime savourer le retour,
Tel qu’il se produit, chaque jour.

Cochonfucius

Saint Blaireautin

image de l’auteur

Mon âme n’est jamais tentée
D’avoir au mensonge recours ;
Je dis ma peine et mon amour,
Ma franchise est illimitée.

Le bien qui est à ma portée,
Je l’accomplis quand vient mon tour ;
Sans crainte s’écoulent mes jours,
Mes nuits parfois sont enchantées.

Ma demeure est comme un cellier ;
Belle voûte, et pas de piliers,
C’est mon domaine et mon empire.

Je vis ma vie avec ardeur
Pour le meilleur et pour le pire ;
Je suis armé de ma candeur.

Cochonfucius

Dalle polygonale

image de l’auteur

Monument d’étrange facture,
Dans un cimetière sans dieux ;
Personne ne vient en ce lieu
Pour en admirer la texture.

Tous les goûts sont dans la nature
Sur notre terre et sous nos cieux ;
Un sculpteur a fait de son mieux
Et le reste est littérature.

L’enterrement fut clandestin,
Pas de prêtre, pas de festin ;
Et cette pierre fut scellée.

J’entends les cris d’un vieux corbeau
Pleurant sa vigueur envolée ;
L’herbe pousse autour du tombeau.

Cochonfucius

Coffre magique

image de l’auteur

Mon trésor grandit chaque nuit,
Ce sont d’honnêtes sous de cuivre ;
Un sortilège les produit,
Qui ne se trouve en aucun livre.

Chaque pièce faiblement luit
Et d’un rouge rêve s’enivre ;
Le coffre est sobre, quant à lui,
Il est sage, il se laisse vivre.

Quand il sera plein à ras bord,
S’obscurcira toute lumière ;
L’air se chargera de poussière.

Ce sera dur ! Mille sabords !
Ce monde est sans miséricorde,
Qui reprend tout ce qu’il accorde.

Cochonfucius

Seigneur des prés humides

image de l’auteur

Au long du jour je reste assis,
Car je suis un maître placide ;
Très rarement je me décide
À me poser ailleurs qu’ici.

Moi qui n’éprouve aucun souci,
Mon âme et mon coeur sont limpides ;
Mes jours ne sont pas insipides,
Je mange bien, je drague aussi.

La sagesse me fut donnée
Par un lutin chargé d’années,
C’était un brave petit vieux.

Le ciel est pur, la vie est belle,
Mes concubines sont fidèles ;
Chers amis, tout est pour le mieux.

Cochonfucius

Montagne magique

image de l’auteur

Je suis l’enchanteur des montagnes,
Un troll m’a béni, de sa main ;
Je sais les détours des chemins,
Je bois aux troquets de Cerdagne.

Fort loin du pays de Cocagne,
Ce monde est dur pour les humains ;
Déjà, dans le temps des Romains,
C’était un foyer de castagne.

Mais nous vaincrons, j’en suis garant,
Les incubes et les varans
Qui viennent tourmenter les hommes.

Nous rebâtirons les palais,
Nous rassurerons les valets ;
C’est « Ange des Monts » qu’on nous nomme.

Cochonfucius

 
 

Cornu et content

image de l’auteur

C’est un personnage important,
N’en parlons pas à la légère ;
De mille agneaux il est le père,
Ce bélier, ce sire épatant.

J’entends le vieux berger chantant,
Je vois sourire la bergère ;
Leur chien, c’est un joyeux compère,
Avec tout le monde il s’entend.

Mangeant de l’herbe, et non du foin,
Le bélier prend de l’embonpoint ;
Quant aux agnelets, ils grandissent.

Les brebis sont près d’enfanter,
Le troupeau va bien s’augmenter ;
Reproducteur, Dieu te bénisse.

Cochonfucius

Feuillage ambivalent

image de l’auteur

Vieux mur qui de lierre s’habille
Dans une hivernale douceur ;
Chaque feuille montre à ses soeurs
La nuance dont elle brille.

Elles forment une famille
Qui s’agrandit avec ardeur ;
Nous en admirons la verdeur
Dont la diversité scintille.

Les feuilles s’abreuvent de sève,
Puis dorment d’un sommeil sans rêves ;
Le calme règne en leur esprit.

Les racines, qu’elles partagent,
Sont un merveilleux apanage,
Un trésor qui n’a pas de prix.

Cochonfucius

Planète Impermanence

image de l’auteur

C’est une Terre intemporelle,
Brillante et sombre, tour à tour ;
Je distingue mal ses contours,
Je ne sais quoi te dire d’elle.

Peu de ressources naturelles,
Peu de tendresse et peu d’amour ;
Les jours ne sont ni longs ni courts,
Les arbres sont tristes et frêles.

Peu de grandeur, peu de beauté,
Mais de l’ennui, de tous côtés ;
Rien ne surnage et rien ne brille.

Pas trace de divinités,
Pas de manoirs, pas de cités ;
Tout se défait, tout part en vrille.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

Actualités de WordPress.com

Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.