Corbeau plein de sagesse

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image de l’auteur

C’était Maître Corbeau, sur un chêne perché,
Qui dans un tel endroit nul fromage n’apporte ;
Il ne prend aucun risque, et ça le réconforte,
De voler le renard sera bien empêché.

Vers ce vil personnage, il s’est un peu penché,
De sa déconvenue il se moque à voix forte ;
Le goupil est confus, dont l’espérance est morte,
Mais, vaniteux qu’il est, semble s’en détacher.

L’oiseau pour plaisanter dit des vers de Racine,
Le renard, de son pied, sur le sable dessine ;
Ces deux individus sont vraiment inspirés.

La Fontaine est tardif, il se repose encore,
N’ayant accoutumé de saluer l’aurore ;
Il viendra quand ceux-là se seront retirés.

Cochonfucius

Sagesse du pigeon

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image de l’auteur

Je vis comme je peux, je ne m’en sors pas mal,
Je sais depuis longtemps que la vie n’est pas rose ;
Je suis un fier pigeon, je fais la part des choses
Et je suis, somme toute, un vaillant animal.

Manger n’importe quoi, je trouve ça normal,
Surtout quelques débris qui sur le sol reposent ;
Un peu moins ces jours-ci, l’hiver en est la cause,
Mais je supporte bien ce menu minimal.

Mon âme a ses secrets, mon esprit n’est pas vide,
Je ne suis plus de ceux qui d’amour sont avides ;
Mon coeur dans le passé n’en fut pas moins fiévreux.

J’ai fait, ces derniers temps, quelques rêves bizarres
Où je marchais sans fin dans un pays givreux
Pour essayer d’atteindre un village barbare.

Cochonfucius

Branche toujours en fleur

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image de l’auteur

L’hiver est déjà là, mais la branche est fleurie,
Quelle en est la raison ? ce n’est pas évident.
C’est un plaisir de voir ces pétales ardents
Au contour délicat, comme une broderie.

Les jours suivent les jours et la saison varie,
Et la vie au jardin continue, cependant ;
Le vieux pommier médite et se souvient d’Adam,
Dont ne sont la vigueur ni les forces taries.

Pour cette branche aussi viendra l’issue fatale,
La chose ne sera pas forcément brutale ;
Cet univers, parfois, peut se montrer clément.

Cette branche au soleil ses belles fleurs étale,
Nous démontrant ainsi son audace vitale,
Ce que ces quelques vers décrivent sobrement.

Cochonfucius

Tavernier songeur

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image de l’auteur

De ce troquet, ne passons pas au large,
C’est justement l’endroit dont je rêvais ;
D’un peu de vin partageons les bienfaits,
L’animation, le tavernier s’en charge.

Ce vieux barman de ce monde est en marge,
Pardonnons-lui, personne n’est parfait ;
Déjà, bien jeune, en ce lieu je buvais
(Modérément, soit dit à ma décharge).

Quand un touriste arrive des lointains,
Nous échangeons des blagues, des histoires
Et des propos, parfois fort incertains.

La nuit, dehors, est de plus en plus noire,
Le tavernier ne perd pas son entrain ;
Il est à l’aise, il est sur son terrain.

Cochonfucius

Marsupial et carnassier

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Image d’Herald Dick

Lorsque le Kangourou avec le Lion s’amuse,
Vers le frais pâturage on les voit s’en aller ;
Eux, pour se divertir, n’ont pas besoin d’excuse,
Ils laissent leurs soucis au lointain s’envoler.

Déjà le grand soleil a dissipé la brume,
Déjà sont oubliés leurs grands rêves flottants ;
Un petit feu de bois au coin des pierres fume,
Ils pourront préparer le thé, qu’ils aiment tant.

Le berger sonne un air en son grand cor d’ivoire,
Accompagnant ainsi leur joyeuse chanson ;
Qu’est-il besoin pour eux de puissance ou de gloire ?
Faisons plutôt la sieste à l’ombre des buissons.

Cochonfucius

Animaux par douzaines

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Composition de l’auteur

Les animaux chinois, bavardant sous les arbres,
Vivent par clans de douze, et nous comptons nos jours
Grâce à leur succession qu’on grave dans le marbre.
Cinq fois douze pour moi, ça fait déjà bien lourd.

Changement d’animal, les gens font un banquet,
Un an de moins, déjà, jusqu’au final naufrage ;
Un an de moins jusqu’à cette accueillante plage
Où se perd le nageur, où s’éteint son reflet.

Douze animaux chinois, la mesure du temps,
La vie qui nous sourit, la mort qui nous invite :
Leur chanson à deux voix, chacun de nous l’entend,
Craignant que le concert ne finisse trop vite.

Cochonfucius

Parfums de lotus

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image de l’auteur

Le parfum bleu règne au jardin,
Bien meilleur qu’un encens du pape ;
Prends garde, il n’est pas anodin,
Il change les gars en Priape.

Le parfum blanc s’élève au ciel
Sans s’arrêter sur les collines ;
Ce n’est pas un parfum de miel,
Mais c’est une odeur de pralines.

Le parfum rouge, un peu féroce,
Rend quelques trolls assez joyeux :
Les plus vieux se croient à la noce,
Les jeunes se moquent des vieux.

Cochonfucius

Veilleur-dragon

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image de l’auteur

Quand la nuit sur la ville établit son emprise,
Je vois déambuler ce courageux veilleur ;
Il regarde partir les derniers balayeurs,
Il transporte un fanal qui tremble dans la brise.

C’est un dragon vaillant, à la sage expertise,
Qui de tous ses pareils est de loin le meilleur ;
Il est incorruptible, il n’est pas batailleur
Et pas non plus de ceux qui la gloire courtisent.

Au long de la nuit sombre, il parcourt le pavé,
Lequel est maintes fois par l’averse lavé ;
Le bon dragon poursuit cette ronde éprouvante.

En ville comme ailleurs, le monde est vanité,
Mais pour notre veilleur cette ville est vivante,
C’est un lieu de justice, un lieu de vérité.

Cochonfucius

Sur le trône

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Composition de l’auteur

Le père Dupanloup, vêtu en majesté
Des habits que jadis porta l’apôtre Pierre,
Prend garde de ne rien laisser traîner par terre
Et que son suspensoir reste bien ajusté.

Sur son trône, il savoure un repos mérité,
Sachant qu’il s’est livré, sous la clarté lunaire,
À des ébats, dit-on, plutôt spectaculaires,
Au gré de son désir toujours ressuscité.

Ô Félix, à bon droit la chronique te vante :
Les nonnes du palais, qui sont plus de cinquante,
Ne disent que du bien de tes pouvoirs divins.

Mais tu rends à présent tes devoirs à l’Église ;
Et, selon l’habitude en ta jeunesse prise,
Tu vides le calice empli du meilleur vin.

Cochonfucius

Dupanloup dans Strasbourg

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Image du blog Herald Dick Magazine

C’est un rendez-vous entre évêques,
Au joli palais de Strasbourg ;
On y mange des petits fours,
On rit dans la bibliothèque.

Le service est fait par des nonnes ;
Dans leur regard, que de douceur !
Restez donc avec nous, mes soeurs,
Vous nous servez mieux que personne.

Dupanloup dans les couloirs rôde,
L’appartement devient obscur ;
L’effroi, soudain, longe les murs,
On dirait une haleine chaude.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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