Cathédrale de Reims

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Toile d’Ingres

Dans Reims quand vint la Pucelle,
Ce lui fut temps de douceur ;
Le triomphe dans son coeur
Que nul tourment plus ne cèle.

Du roi la gloire immortelle
Fait oublier la rigueur
Du combat, point sa vigueur,
Joie de fille sans cautèle.

« Jeanne, attends-tu des ennuis,
La prison aux sombres nuits
Et le trépas dans les flammes ? »

« Je les offre volontiers
À ce fils du charpentier
Qui a souffert pour nos âmes. »

Cochonfucius

Le vieux de la montagne

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image de l’auteur

Le vieux de la montagne est séparé du monde ;
Son cerveau fatigué ne sait plus ce qu’il sait,
Sa voix ne chante plus les chants qu’il connaissait ,
Il ne reconnaît pas son visage dans l’onde.

Combien nous l’admirions en sa gloire première !
Et nous étions jaloux de sa félicité,
De sa compagne aussi, de si grande beauté,
Et de son clair esprit, un astre de lumière…

L’inéluctable chute, et la misère, et l’âge
Ont réduit en bouillie son système nerveux,
Et des visions d’enfer hérissent ses cheveux :
Face au démon subtil, il brandit cette image.

Cochonfucius

Accession aux titres de gloire

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Composition de l’auteur

L’empereur te fait duc, archevêque ou vicomte ;
Il faut célébrer ça d’un grand verre de vin,
Sans t’attacher, pourtant, au simulacre vain :
C’est ce que tu produis, et rien d’autre, qui compte.

Segalen, empereur d’un monde imaginaire,
A nommé satellite un modeste laurier,
Juge un pin vertical (pourquoi pas trésorier ?)
Puis astrologue un puits s’enfonçant dans la terre.

Au canard il accorde un grade honorifique,
C’est le plus éminent dedans la basse-cour ;
Tu te ris, Segalen à plume de velours,
L’an prochain, tu leur mets des couleurs héraldiques !

Cochonfucius

Saint Achille Paon-Talon

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image de l’auteur

Le plus noble des paons fut notre Saint Achille,
Surnommé Paon-Talon par quelques plaisantins;
Il priait le Seigneur au soleil du matin
Et méditait souvent dans une église, en ville.

Son meilleur compagnon fut un démon tranquille
Qui buvait avec lui dans le soir incertain ;
Il connaissait beaucoup de blagues en latin
Et savait fabriquer un golem en argile.

Ce démon n’aimait point les travaux fatigants ;
Le saint les fit pour lui, par un geste élégant,
Ce pour quoi le rhapsode en fit le dithyrambe.

Ces deux vaillants héros, que le sort assemblait,
Aimaient rester assis devant l’âtre qui flambe,
Où chacun d’eux voyait de l’autre le reflet.

Cochonfucius

Planète Burger

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Image de Cochonfucius

Cette planète fut trop grasse
L’énergie d’une telle masse
Fut amenée par l’explosion
À finir en orbite basse
(JB)

Enrobés par cette mélasse
Bientôt nous sentîmes la crasse
Envahis par mille éclosions
Nous fûmes atteints par la chiasse
(JR)

Nous pensâmes « C’est dégueulasse »
(Variante JB du dernier vers)

Cochonfucius & log17

Église ambivalente

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image de l’auteur

C’est sur l’emplacement d’un temple de Saturne
Qu’est un clocher sonnant notre Angélus du soir ;
Cette église est à Dieu pendant les heures diurnes,
Mais un démon s’y loge aussitôt qu’il fait noir.

Or, ce diable est vraiment modeste et taciturne,
Il est plein de sagesse, il est plaisant à voir ;
Nous lui pardonnerons ses intrusions nocturnes,
S’il ne se sent pas bien dans son autre dortoir.

Il fait brûler un cierge, il marche sur les dalles,
Ou bien sur la muraille, il trace une spirale,
Lui qui fait tout cela sans produire aucun bruit.

Ce natif d’inframonde, avec son habit sombre,
On peut malaisément le distinguer dans l’ombre ;
Le curé dit de lui «C’est mon veilleur de nuit.»

Cochonfucius

Univers-­bulle

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Illustration Josephine Wall

Nul ne peut le coincer dans les mots d’un sonnet,
Chose que nul n’aurait, d’ailleurs, l’idée de faire,
Mais l’univers, sans doute, est pris dans une sphère,
Comme si le cosmos à des jeux s’adonnait,

Comme si une bulle en l’air se promenait,
Évitant qu’avec elle obstacle n’interfère,
Allant sans intention, sans stress et sans affaire,
Visiteur familier que nul ne reconnaît.

La bulle éclate et meurt aussitôt qu’on la point,
Elle vit dans l’instant, et ne perdure point,
Cette fragilité provient de sa structure.

Il nous faut l’accepter. La bulle n’a qu’un temps,
Et le grand univers, un peu plus résistant,
Doit disparaître aussi, et toute créature.

Cochonfucius

Théophile Gautier voit des statues

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Photographie de Doisneau

Les parcs et les châteaux peuvent ressusciter.
Sitôt que le passant les trouve sympathiques,
On en reconstitue les gazons, les portiques
Et les chemins bordés de beaux portraits sculptés.

Des visiteurs issus d’innombrables cités,
Les gens de l’Outre-Manche et de l’Outre-Atlantique,
Et ceux des bords du Rhin et de l’Adriatique
Viennent en rangs serrés pour voir et visiter.

Une foule joyeuse, à l’ombre de tes arbres
Écoute la chanson des fontaines de marbre ;
Plus d’une belle femme y conduit son amant.

Même si ce pays a d’autres monuments,
Ta gloire et ton renom toujours se perpétuent,
Et nous aimons flâner sous l’oeil de tes statues

Cochonfucius

Anachorète forestier

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image de l’auteur

Quatre livres anciens, quelques lettres d’amour,
Ça meuble une cellule autrement presque nue ;
Puis, des mots sur le mur, d’une langue inconnue,
Doucement éclairés par les reflets du jour.

Son profil est banal, son avoir n’est pas lourd,
Aucun admirateur ne l’a porté aux nues ;
Il habita jadis une belle avenue
Qui, droite, traversait la ville aux blanches tours,

Mais son âme en ce lieu se sentit étouffée ;
Il quitta sa maison, comme le fit Orphée,
Pour gagner la forêt par un ombreux parcours.

De son petit domaine il fait parfois le tour,
Sans jamais rencontrer la dryade ou la fée ;
Il peut lui arriver d’entendre un troubadour.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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