OVNIS

image de l’auteur

Pour le meilleur et pour le pire,
Je me promène, chaque jour ;
Ça me plaît bien de faire un tour,
Je vois le monde et je respire.

Quand vient le soir, je me retire,
Assez tôt, je suis de retour ;
En hiver, quand les jours sont courts,
Ma marche est brève, on peut le dire.

Moi qui jamais ne fus très fort,
Je sens l’approche de la mort,
Je n’en deviens pas moins frivole.

Dans l’air est un je ne sais quoi,
Une escadre sans foi ni loi :
J’ai peur quand elle me survole.

Cochonfucius

Par le feu

image de l’auteur

Ce pâle feu ne chauffe guère,
Lui qui brille d’un blanc neigeux ;
Au sol sont des tisons laiteux,
Braises qui jamais rien n’éclairent.

Nous sommes à cent pieds sous terre,
Aucun endroit n’est plus ombreux ;
Ici, pas d’anges amoureux,
Mais un vieux démon solitaire.

Ne venez donc pas dans ce lieu,
Que vous soyez jeunes ou vieux ;
Car ce serait une souffrance.

N’invitez plus, démons trompeurs,
Les passants ni les voyageurs,
Ni les trépassés en errance.

Cochonfucius

Fringante monture

image de l’auteur

Ce cheval acquis à prix d’or
Vient des écuries de la reine ;
Il eut une fée pour marraine
Et répond au nom de Castor.

Il est élégant dans l’effort,
Au grand jamais il ne se traîne ;
Il est brillant dans les arènes,
Ses juments le trouvent très fort.

Nous lui versons du vin de palme ;
Il le déguste avec grand calme,
On voit que ce n’est pas un bleu.

Il vaut pour moi plus qu’un empire,
Plus même qu’un oiseau de feu ;
Je le contemple, et ça m’inspire.

Cochonfucius

Valet de Thanatos

image de l’auteur

Vous mourrez tous, j’en suis certain,
C’est une évidence suprême ;
À la fin, je mourrai moi-même,
S’accomplir doivent nos destins.

Adieu maison, ville, jardin,
Faut-il donc en faire un poème ?
Nous connaissons bien d’autres thèmes,
Plus riants et plus anodins.

Viens par ici, ma tavernière,
Avec un grand verre de bière ;
La mise en bière, c’est plus tard.

Adieu jours clairs, adieu jours sombres ;
Nos maisons ne sont que décombres,
Nos croyances, des racontars.

Cochonfucius

Particule qui rêve

image de l’auteur

Mes songes me disent le vrai,
Eux qui m’enseignent la morale ;
C’est une règle générale,
Morphée divulgue des secrets.

Ils ne sont jamais indiscrets,
Je n’y vois pas de choses sales ;
Je découvre de vastes salles
Qu’animent d’aimables portraits.

Des astres luisent aux fenêtres ;
Leur éclat dans mon coeur pénètre,
Il s’illumine d’un seul coup.

« Nulle chose n’est interdite
Aux êtres qui rêvent beaucoup» ;
C’est la parole qu’ils m’ont dite.

Cochonfucius

Nord, Sud, Est, Ouest

image de l’auteur

Les astres ne sont pas menteurs,
Ni au hasard ne se promènent ;
La nécessité les entraîne,
Jamais en panne de moteur.

Ils aident les navigateurs,
Y compris les grands capitaines ;
Ils compatissent à leurs peines,
Eux qui vivent dans les hauteurs.

N’est pas astre tout ce qui vole
Ni ce qui suit une hyperbole ;
Cela nous tromperait beaucoup.

N’est pas astre le photophore,
Il ne l’est que par métaphore ;
Se méprendre aurait un grand coût.

Cochonfucius

Ange hexapode

image de l’auteur

J’ai l’air d’un insecte aux yeux d’or,
Mais, pour de vrai, je suis un ange ;
Jamais je ne bois ni ne mange
Et presque jamais je ne dors.

J’aide les vivants et les morts,
Personne n’y voit rien d’étrange ;
Attisant les bûchers du Gange,
Je vous aide à quitter vos corps.

Je plane et jamais je ne tombe,
Je n’irai pas dans une tombe ;
Je n’irai pas chez les démons.

Ceux-là disent qu’ils sont mes frères ;
Je ne dirai pas le contraire,
Mais ils déshonorent ce nom.

Cochonfucius

Bel oratoire

image de l’auteur

Ici chantent des voix d’enfants,
Les anges du ciel les comprennent ;
Il se peut que ça te surprenne :
L’un d’eux sonne d’un olifant.

Leurs petits corps sont faits de vent,
Au monde rien ne les enchaîne ;
Leurs mots nous rappellent souvent
Que la fin du monde est prochaine.

Dans l’oratoire, aucune lampe ;
Parfois, d’étranges ombres rampent,
Ce sont celles des trépassés.

Les habitants de ce village
Ici ne sont jamais passés,
N’y point aller, ça les soulage.

Cochonfucius

Monstre pieux

image de l’auteur

Par les archanges qui me gardent,
J’échappe à tous les guets-apens ;
Si j’ai péché, je me repens,
Jamais mes travers je ne farde.

Sans craindre les démons rampants,
Je chante comme un joyeux barde ;
Je ris au nez de la Camarde,
Je pose un pied sur le Serpent.

Mon âme jamais ne chinoise,
Car elle est loin d’être sournoise ;
Saint Pierre sait ce qu’elle vaut.

« La vertu n’est pas un supplice »
Dit le curé de Saint-Sulpice ;
Ce proverbe n’est pas nouveau.

Cochonfucius

Le roi d’Alpha Serpentis

image de l’auteur

Je règne en un lieu chaotique,
Ravitaillé par les corbeaux ;
Notre soleil, pâle flambeau,
Émet des lueurs pathétiques.

Je voudrais être, en république,
Un paysan dans ses sabots ;
Mes ancêtres, dans leur tombeau,
Ont eu ce rêve bucolique.

Je suis un roi plein de candeur
Et je fais fi de ma grandeur ;
J’écoute les conseils des sages.

Qu’est-ce donc que la majesté ?
Cela n’a jamais rien été,
Je veux transmettre ce message.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

Actualités de WordPress.com

Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.