Vestale blanche

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Je ne sais pas faire des phrases,
Mon verbe manque de chaleur ;
Mes prières sont sans valeur,
Je mélange les hypostases.

Je rêve d’un ciel de topaze
Car j’aime bien cette couleur ;
J’invoque, contre ma douleur,
Le bienheureux Père Athanase.

Le Créateur est-il muet ?
Nos rites sont-ils désuets ?
J’y songe, dans la paix nocturne.

J’entends l’hymne désenchanté
D’une prêtresse de Saturne ;
Je n’ai pas envie de chanter.

Cochonfucius

Dragon songeur

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Pour le meilleur et pour le pire,
Je vis ces instants, sobrement ;
Sur le sol, sous le firmament,
J’admire tout ce qui m’inspire.

Ce que je m’efforce d’écrire
Ça t’indiffère, sûrement ;
Tu préfères lire un roman
Ou des blagues qui te font rire.

Je te comprends, lecteur humain,
Toi qui suis tes propres chemins,
Toi qui sais la saveur des choses.

Mais moi, je n’en pense pas moins ;
Je suis heureux d’être témoin
Des jeux du Prince et de la Rose.

Cochonfucius

Soif du garonnosaure

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J’ai traversé plusieurs déserts
Et plusieurs zones infécondes ;
D’aucun ruisseau je ne bus l’onde,
Aride fut mon univers.

Ça me fait une soif d’enfer,
Comme une envie de bière blonde ;
Ô vous tous, ma peine est profonde,
Car mon destin est trop amer.

Comme une envie de bière fraîche
Dans cette atmosphère trop sèche ;
Je sais que chacun me comprend.

Sur une terrasse ombragée
S’éteindra ma fougue enragée ;
Car Gambrinus est le plus grand.

Cochonfucius

Oiseau qui rit

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D’un sobre plumage vêtu,
J’ai de remarquables idées ;
De ma cervelle débridée
Sortent des trésors. En veux-tu ?

Par des jeux de mots rebattus
Est mon âme bien déridée ;
Ou par de grands auteurs guidée,
Ou par Kéraban le têtu.

Je suis l’oiseau des moqueries,
Le plus vif de ma confrérie ;
Celui qui rit et qui rira.

Jadis, pour séduire une reine,
Je m’exhibais dans une arène ;
Pour être invité sous ses draps.

Cochonfucius

Maître Hippotaure

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Le calme règne sur mes terres,
Chacun s’y sent comme chez soi ;
Nul n’y transgresse aucune loi,
En taverne on s’y désaltère.

Modestes sont les dignitaires,
Assidus aux lieux où l’on boit ;
Leur pouvoir n’est pas d’un grand poids,
Leur quotidien n’est pas austère.

Nous goûtons le plaisir d’amour
Au son du luth des troubadours ;
C’est merveilleux, c’est un délice.

La tristesse, il faut la bannir,
Il faut éloigner ce calice ;
Le mal, il faut s’en abstenir.

Cochonfucius

Un roi reptilien

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Je suis monarque et sans attrait,
Régnant sur trois arpents de terre ;
Mes savoirs sont rudimentaires,
D’un vieux grimoire ils sont extraits.

S’il le fallait, je combattrais,
Moi qui suis piètre militaire ;
C’est ma faiblesse héréditaire,
D’un perdant je suis le portrait.

Heureusement, j’ai mes bouteilles
De Bordeaux, dont je m’émerveille ;
Je bois un coup, je suis content.

Je m’abstiendrais, si j’étais sage,
D’user de ce rouge breuvage ;
Mais il me donne du bon temps.

Cochonfucius

Arbre serein

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Producteur de lourds fruits dorés,
Je les préfère à ceux des treilles ;
À chaque automne ils émerveillent
L’oiseau qui les vient dévorer.

Un goupil, pour s’en emparer,
Flattait une noire corneille ;
Mais en elle un doute s’éveille,
Et, bredouille, il doit se barrer.

Posés sur une assiette plate,
Ces fruits parfumés d’aromates
À notre table vont trôner ;

C’est pour nos commensaux fidèles
Que nous les mettrons en rondelles ;
La fête ils viendront couronner.

Cochonfucius

Corne magique

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Tu trouveras ce que tu aimes,
Tu en auras ta juste part ;
La corne l’offre sans retard,
Sauf si ça lui pose un problème.

C’est la générosité même,
C’est l’inépuisable bazar ;
Des brimborions, des objets d’art,
Ou bien des tartes à la crème.

Sur ces trésors immérités
Brille une apaisante lumière ;
La corne n’en est pas plus fière.

C’est un mythe, c’est inventé ;
Allons plutôt boire une bière
Et d’autres blagues raconter.

Cochonfucius

Sagesse nocturne

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J’erre dans un cosmos sans bornes,
Je suis rarement à l’arrêt ;
Je m’endors quand le jour paraît,
À l’heure où chante la litorne.

Ma sagesse n’a rien de morne,
Je suis un seigneur des forêts ;
Je suis plus savant qu’un goret
Et presque autant qu’une licorne.

Je suis à l’image de Dieu,
Sauf que je suis beaucoup moins vieux,
Lui qui devient dur de la feuille.

Cet univers, c’est ma maison ;
De l’admirer j’ai bien raison,
Et tous les vivants qu’il accueille.

Cochonfucius

Seigneur abyssal

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Je règne sur les eaux lointaines,
Y compris dans leurs profondeurs ;
Je règne sur mille splendeurs,
J’ai noyé mille capitaines.

Aussi fraîche qu’une fontaine,
La fosse m’offre ses odeurs ;
Je suis loin de toute laideur
Et de toute chose incertaine.

Cet océan, c’est ma maison,
De mes ennemis la prison ;
Je les abreuve d’eau de Seine.

Les grands ondins sont mes neveux,
Et comme moi, forts et nerveux ;
Ils n’ont aucune idée malsaine.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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