Monstre fou

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Je suis un dévoreur de livres,
Dans mon fauteuil ou dans mon pieu ;
Je lis aussi en d’autres lieux,
Car lire est ma raison de vivre.

De mes tracas ça me délivre,
De ceux qu’on a quand on est vieux ;
Ces pages emplissent mes yeux
D’enchantements qui les enivrent.

C’est rassurant d’être un lecteur ;
Bien plus que d’être un électeur !
Les mots à l’auteur me relient.

Quelques livres sont indiscrets,
Divulguant de sombres secrets ;
Friandises pour ma folie.

Cochonfucius

Prince grenouille

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J’aime les rainettes friponnes,
Moi qui ne leur refuse rien ;
Je les trousse, c’est pour leur bien,
On a le bon temps qu’on se donne.

Elles, qui ne sont pas des nonnes,
Frémissent quand l’Amour les tient ;
Une joyeuse humeur leur vient,
À leurs plaisirs elles s’adonnent.

À la faveur d’un coup de foudre,
Leur sens moral peut se dissoudre
Dans un bonheur bien mérité.

Moi que Dieu fit à son image,
Je leur prodigue mes hommages
En signe de fraternité.

Cochonfucius

 

Manoir ringard

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Maison par l’ennui ravagée
Où règne un silence de mort ;
Refroidie par le vent du nord,
La demeure en est affligée.

La lourde charpente est rongée
Par mille termites retors ;
Nous déplorons ce triste sort,
Trop de tâches sont négligées.

Que s’en inspire un sot rimeur,
Je n’y vois qu’un pauvre artifice ;
Ça me met de mauvaise humeur.

D’où sont venus ces maléfices ?
Je me souviens qu’il fut charmeur,
Cet épouvantable édifice.

Cochonfucius

Sainte Doctorante

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De sagesse elle s’abreuvait,
Cette joyeuse demoiselle ;
Car elle était pleine de zèle,
Son vaste savoir le prouvait.

Quand un vieux livre elle trouvait,
Ça devenait une part d’elle ;
Son esprit semblait muni d’ailes,
Qui au plus haut des cieux vivait.

Elle qui savait nous surprendre,
Nous eûmes plaisir à l’entendre,
Car ses mots furent pleins d’attraits.

Exaltant nos coeurs et nos âmes,
Elle a su raviver nos flammes ;
Croyez-moi, ça n’a rien d’abstrait.

Cochonfucius

Planète des songes

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L’astre est peuplé d’enchanteresses
Qui l’amour savent éveiller ;
Un cosmonaute émerveillé
S’abandonne à mille caresses.

La plus coquine est prophétesse ;
Quand elle a l’air de sommeiller,
Elle te voit t’ensoleiller
Avec force et délicatesse.

Elle lit le livre des cieux
Qu’elle interprète de son mieux ;
Soif de savoir inassouvie.

Ce grand bonheur va-t-il durer ?
Je ne peux en être assuré,
Moi qui ne sais rien de la vie.

Cochonfucius

Floraison précoce

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Au jardin règne l’allégresse,
L’hiver semble s’être envolé ;
L’oiseau veut son nid bricoler,
De s’activer il n’a de cesse.

Une fleur s’habille en princesse,
Un insecte en est affolé ;
Les lombrics sont déboussolés,
Eux qui s’agitent et s’empressent.

Ce soleil n’est point de saison,
Ce réveil a lieu sans raison ;
Ainsi réfléchit un pétale.

Calme-toi, pétale pensant,
Lui répondit une vestale ;
De cela tu es innocent.

Cochonfucius

La tour des moines

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C’est un étroit logis de pierre,
Maison de la Communauté ;
Nulle féminine beauté
Ne réside en cette tanière.

Au cellier sont des fûts de bière,
Nous aimons ça mieux que du thé ;
Heureux de boire et de chanter,
Nous sommes chercheurs de lumière.

Quand le chant du coq nous éveille,
Notre âme à nouveau s’émerveille ;
De saintes choses sont dans l’air.

Nous sourions à nos icônes
Qui sont une plaisante faune ;
Elles portent bonheur, c’est clair.

Cochonfucius

Écuyers solaires

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L’astre du jour est chevalier,
Très sobres sont ses armoiries ;
Il règne, que nul ne s’en rie,
Sur des univers, par milliers.

Auprès de lui, deux écuyers
Dont la force n’est point tarie ;
Car de lumière elle est nourrie,
Qui les transforme en forts piliers.

Du soleil l’âme est triomphante ;
Illuminant ses alentours,
Ce sont des mondes qu’il enfante.

De sa présence réchauffante
J’aime savourer le retour,
Tel qu’il se produit, chaque jour.

Cochonfucius

Saint Blaireautin

image de l’auteur

Mon âme n’est jamais tentée
D’avoir au mensonge recours ;
Je dis ma peine et mon amour,
Ma franchise est illimitée.

Le bien qui est à ma portée,
Je l’accomplis quand vient mon tour ;
Sans crainte s’écoulent mes jours,
Mes nuits parfois sont enchantées.

Ma demeure est comme un cellier ;
Belle voûte, et pas de piliers,
C’est mon domaine et mon empire.

Je vis ma vie avec ardeur
Pour le meilleur et pour le pire ;
Je suis armé de ma candeur.

Cochonfucius

Dalle polygonale

image de l’auteur

Monument d’étrange facture,
Dans un cimetière sans dieux ;
Personne ne vient en ce lieu
Pour en admirer la texture.

Tous les goûts sont dans la nature
Sur notre terre et sous nos cieux ;
Un sculpteur a fait de son mieux
Et le reste est littérature.

L’enterrement fut clandestin,
Pas de prêtre, pas de festin ;
Et cette pierre fut scellée.

J’entends les cris d’un vieux corbeau
Pleurant sa vigueur envolée ;
L’herbe pousse autour du tombeau.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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