Coffre magique

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Mon trésor grandit chaque nuit,
Ce sont d’honnêtes sous de cuivre ;
Un sortilège les produit,
Qui ne se trouve en aucun livre.

Chaque pièce faiblement luit
Et d’un rouge rêve s’enivre ;
Le coffre est sobre, quant à lui,
Il est sage, il se laisse vivre.

Quand il sera plein à ras bord,
S’obscurcira toute lumière ;
L’air se chargera de poussière.

Ce sera dur ! Mille sabords !
Ce monde est sans miséricorde,
Qui reprend tout ce qu’il accorde.

Cochonfucius

Seigneur des prés humides

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Au long du jour je reste assis,
Car je suis un maître placide ;
Très rarement je me décide
À me poser ailleurs qu’ici.

Moi qui n’éprouve aucun souci,
Mon âme et mon coeur sont limpides ;
Mes jours ne sont pas insipides,
Je mange bien, je drague aussi.

La sagesse me fut donnée
Par un lutin chargé d’années,
C’était un brave petit vieux.

Le ciel est pur, la vie est belle,
Mes concubines sont fidèles ;
Chers amis, tout est pour le mieux.

Cochonfucius

Montagne magique

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Je suis l’enchanteur des montagnes,
Un troll m’a béni, de sa main ;
Je sais les détours des chemins,
Je bois aux troquets de Cerdagne.

Fort loin du pays de Cocagne,
Ce monde est dur pour les humains ;
Déjà, dans le temps des Romains,
C’était un foyer de castagne.

Mais nous vaincrons, j’en suis garant,
Les incubes et les varans
Qui viennent tourmenter les hommes.

Nous rebâtirons les palais,
Nous rassurerons les valets ;
C’est « Ange des Monts » qu’on nous nomme.

Cochonfucius

 
 

Cornu et content

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C’est un personnage important,
N’en parlons pas à la légère ;
De mille agneaux il est le père,
Ce bélier, ce sire épatant.

J’entends le vieux berger chantant,
Je vois sourire la bergère ;
Leur chien, c’est un joyeux compère,
Avec tout le monde il s’entend.

Mangeant de l’herbe, et non du foin,
Le bélier prend de l’embonpoint ;
Quant aux agnelets, ils grandissent.

Les brebis sont près d’enfanter,
Le troupeau va bien s’augmenter ;
Reproducteur, Dieu te bénisse.

Cochonfucius

Feuillage ambivalent

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Vieux mur qui de lierre s’habille
Dans une hivernale douceur ;
Chaque feuille montre à ses soeurs
La nuance dont elle brille.

Elles forment une famille
Qui s’agrandit avec ardeur ;
Nous en admirons la verdeur
Dont la diversité scintille.

Les feuilles s’abreuvent de sève,
Puis dorment d’un sommeil sans rêves ;
Le calme règne en leur esprit.

Les racines, qu’elles partagent,
Sont un merveilleux apanage,
Un trésor qui n’a pas de prix.

Cochonfucius

Planète Impermanence

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C’est une Terre intemporelle,
Brillante et sombre, tour à tour ;
Je distingue mal ses contours,
Je ne sais quoi te dire d’elle.

Peu de ressources naturelles,
Peu de tendresse et peu d’amour ;
Les jours ne sont ni longs ni courts,
Les arbres sont tristes et frêles.

Peu de grandeur, peu de beauté,
Mais de l’ennui, de tous côtés ;
Rien ne surnage et rien ne brille.

Pas trace de divinités,
Pas de manoirs, pas de cités ;
Tout se défait, tout part en vrille.

Cochonfucius

Le canard du Duc

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Malgré mon plumage bien terne,
Je ne suis pas sur le déclin ;
Je suis vif et je suis malin,
Ma cervelle n’est pas en berne.

Nul devant moi ne se prosterne,
Pas même l’humble pangolin ;
Mais j’ai mon portrait sur vélin
Dans une royale taverne.

J’appartiens à Monsieur le Duc,
Maître de l’Ordre de saint Luc,
Qui du Pape embrassa la mule.

Bien plus noble que mes pareils,
Je resplendis, tel un soleil
Qui jamais ne se dissimule.

Cochonfucius

 

 

Lenteur d’un messager

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Tu m’attendras deux ou trois jours,
Car ma démarche est malhabile ;
Je suis faible, je suis fragile,
Moi qui ne vole ni ne cours.

Même quand les trajets sont courts,
Je les trouve un peu difficiles ;
Même quand je suis immobile,
Mon corps me paraît un peu lourd.

Comme les animaux des fables,
J’ai des sentiments ineffables ;
Mais tu n’en as jamais rien su.

J’ai peur du temps et de l’espace,
J’ai peur de chaque ombre qui passe ;
N’épiloguons pas là-dessus.

Cochonfucius

Vieux reptile

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Je touche à la fin du voyage,
Car je n’ai plus guère d’entrain ;
Je ne le veux ni ne le crains,
Car c’est notre commun partage.

Ma vie fut-elle un gaspillage ?
Sur ce point, le doute m’étreint ;
Cependant je reste serein,
Je trace mon dernier sillage.

J’écoute mon vieux coeur battant ;
Il a travaillé bien longtemps,
Faudra-t-il qu’encore il s’escrime ?

Disparaîtra mon univers,
De terre je serai couvert ;
Se tairont ma prose et mes rimes.

Cochonfucius

 
 

Oiseau de malheur

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Cet oiseau se sent sombre et laid,
Car il se nourrit de tristesse ;
Il se croit con comme un balai,
Il se le reproche sans cesse.

Lui qui jamais n’eut de maîtresse,
Aucune oiselle ne lui plaît ;
Nous le voyons vieillir seulet,
Interminable est sa détresse.

Foin de cet oiseau de malheur,
Son existence est sans valeur ;
Nous n’allons pas en faire un drame.

Il est chétif, il est peureux ;
Il fait des jeux de mots foireux,
Sa cervelle pèse trois grammes.

Cochonfuicus

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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