Chandelle sans miroir

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Je ne sais quand je vais m’éteindre,
Car l’avenir nous est caché ;
Rien ne sert de se retrancher,
Sachons que le pire est à craindre.

Les lois qui ne peuvent s’enfreindre,
Il vaut mieux ne pas y toucher ;
Je n’ai plus rien pour m’accrocher,
Je n’ose même pas me plaindre.

Ma sagesse n’est que folie,
Que réminiscences malsaines ;
Qu’importe, je n’ai qu’une vie.

Bon, ces quelques lignes sont vaines,
Quelques délires s’y rassemblent ;
Rien de grave, à ce qu’il me semble.

Cochonfucius

Roi de grisaille

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Je suis des nuages le maître,
Je les gouverne sagement ;
Ils me saluent en se formant,
Car c’est moi qui les aide à naître.

Le vent du Nord n’est pas un traître,
Il honore le firmament ;
Je lui en fais mes compliments,
Dont il adore se repaître.

Il est vigoureux, cette année,
Il chante en traversant les cieux,
Il ne craint ni diable ni Dieu.

Je rêve dans les bois ombreux,
Disant des phrases surannées ;
N’y voyez rien de ténébreux !

Cochonfucius

Le roi Renard

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« Mes braves sujets, approchez :
Je suis le meilleur roi du monde ;
Je suis ferme comme un rocher
Et doux comme une bière blonde. »

Quelques corbeaux effarouchés
Captèrent de mauvaises ondes ;
Ils allèrent donc se cacher
Dans une caverne profonde.

« Qu’importent ces oiseaux pédants,
Ces râleurs, ces mauvais perdants !
Qu’importe leur retraite obscure ! »

Le roi sur son trône de fer
Avait une pêche d’enfer,
Tout en ne manquant pas d’allure.

Cochonfucius

Une porte

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La ville est de murs abritée,
Le calme règne en cet enclos ;
L’argent n’y coule pas à flots,
La foule n’est pas agitée.

La porte se dresse à l’entrée ;
Elle n’arbore aucun drapeau,
Mais un élégant chapiteau
En pierres de notre contrée.

Au ciel d’orage noircissant
Sont des éclairs éblouissants ;
Mainte démone en est ravie.

La nuit vient, la porte s’endort,
Les citadins vivent leur vie ;
Au moins, ceux qui ne sont pas morts.

Cochonfucius

Soleil gris

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Cet astre n’a qu’un tiède feu,
Timide et faible est sa lumière ;
Son grand corps retourne en poussière,
Il s’illumine comme il peut.

Il est faible, car il est vieux,
Bientôt s’éteindra sa chaudière ;
Il rejoindra le cimetière,
Il dormira, ça vaudra mieux.

Il s’essouffle, sa vie s’envole,
Il ne dit aucune parole ;
Il part, sans la grâce de Dieu.

Il se souvient de ses ivresses,
Du plaisir qu’il eut dans les cieux ;
Il reste roi de sa détresse.

Cochonfucius

Silence aquatique

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Ce poisson détient la sagesse,
Il sait qu’il n’est pas immortel ;
Il dit des mots sacramentels
Qu’on lui apprit dans sa jeunesse.

Il n’a ni femme ni maîtresse,
Sa libido manque à l’appel ;
Il accepte ce sort cruel
Du haut de sa grande noblesse.

Il rêve, il se promène, il boit ;
De plusieurs sirènes, les voix
Viennent enchanter ses oreilles.

Il admire leurs beaux cheveux ;
D’ailleurs, il leur en fait l’aveu,
Il leur dit qu’il s’en émerveille.

Cochonfucius

Autophage

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Ma propre chair, je la dévore,
Personne d’autre n’en aura.
J’en ai plus qu’il ne m’en faudra,
Je sais gérer cette pléthore.

Diverses saveurs s’élaborent
En ce grand corps robuste et gras ;
Ce gros fruit de chair mûrira,
Lui qui sous le soleil se dore.

Je ne veux pas le partager,
Vraiment, comment l’envisager ?
La fleur pour moi seul est éclose.

Je m’alimente et je grandis ;
Puis je bois, si le coeur m’en dit,
Un litre de sang rouge et rose.

Cochonfucius

Paroles dans l’ombre

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L’oiseau dit des phrases cruelles,
C’est son humour de papegault ;
Puis il colporte des ragots,
Les inepties habituelles.

Lui qui jamais n’ouvre ses ailes,
Rêve-t-il d’un monde plus beau ?
Aimerait-il être un corbeau,
Un hippocampe, une gazelle ?

N’écoute pas cet abruti ;
D’autres oiseaux, bien plus gentils,
Sont là qui disent des poèmes.

Ils n’ont pas appris à rimer ;
Ça ne leur pose aucun problème,
Eux qui des muses sont aimés.

Cochonfucius

Nos jours s’envolent

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Ils sont loin, nos printemps charmants,
Car notre innocence est perdue ;
Nous dont l’existence est ardue,
Nous faisons face à des tourments ;

Nous qui cheminons lourdement,
Nous devons naviguer à vue ;
Nous accumulons les bévues
Et les propos sans fondement.

Repens-toi, pauvre chair usée
Qui de la foule est méprisée ;
Ton bonheur n’est qu’un souvenir.

Ne perds pas le goût de l’étude,
Fais le deuil de tes certitudes ;
Tout cela va bientôt finir.

Cochonfucius

Animaux vagabonds

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Nous avons franchi des rivières,
Nous, les errants, les délaissés ;
Comme de grands oiseaux blessés,
Nous avons mordu la poussière.

Notre âme n’est pas des plus fières,
Car nous sommes des insensés ;
Bien souvent, nous avons pensé
À partir sur une civière.

Que vaut donc cette vie terrestre ?
Loin des pures cimes alpestres,
Tu nous vois languir et glander.

Vaut-il mieux être, ou ne pas être ?
Nous qui nous moquons du paraître,
Ne viens pas nous le demander.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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