Dame qui plane

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Rêvant de frivoles amours,
La Dame au nonchaloir s’adonne :
De sa vie s’en viendra l’automne,
C’est ainsi, le temps suit son cours.

Jamais, pourtant, au long des jours,
Sa libido ne l’abandonne ;
Elle médite, elle fredonne,
Seule et tranquille dans sa tour.

Son coeur jamais ne fut de glace,
Son âme d’aimer n’est pas lasse ;
Son esprit ne regrette rien.

Plus paisible qu’une statue,
Elle est de sa candeur vêtue ;
Et croyez-moi, ça lui va bien.

Cochonfucius

Lune d’équinoxe

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L’astre règne sur la nuit claire,
C’est notre deuxième soleil ;
Gardienne de notre sommeil
Et divinité tutélaire.

Sur nos plaisirs, sur nos galères,
Sur notre matinal éveil,
Toujours cet éclat nonpareil ;
Cela n’est pas pour nous déplaire.

« J’ai vu revenir le matin ;
Mais il n’a pas encore éteint
Ta lumière bientôt fanée. »

La lune, à cet instant, sourit ;
Du grand soleil, toute l’année,
Son rayonnement se nourrit.

Cochonfucius

Coeur qui n’oublie pas

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Une âme simple, un esprit clair,
C’est ce qu’on trouve en cet ermite ;
Cet homme connaît ses limites,
Il ne dit pas des mots en l’air.

Il lit de vieux recueils de vers,
À lui-même il se les récite ;
Quelquefois même, il les imite,
Ça meuble les longs soirs d’hiver.

Le printemps vient quand l’hiver cesse,
Les fleurs sont autant de princesses ;
L’abeille y trouve son repas.

C’est bien, la nature est en ordre,
Vie normale et normal trépas ;
Dans la pomme d’Ève il faut mordre.

Cochonfucius

Crosse à vendre

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C’est un évêque, ce vendeur,
Embarqué dans un trafic louche ;
Ne fais donc pas la fine bouche,
Ce qu’il vend, c’est une splendeur.

Prends-lui sa crosse, sans pudeur,
Personne ne prendra la mouche ;
Elle bénit ceux qui la touchent,
Elle éloigne les emmerdeurs.

Aucun besoin de prélature
Ni de papale signature
Pour détenir ce bibelot.

Donne une bouteille en échange ;
Donne du vin, et non de l’eau,
Cette dernière est pour les anges.

Cochonfucius

Ange gris

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Je survole une immense grève,
Tel un oiseau désemparé ;
J’ai des projets mal préparés,
Je me déplace comme en rêve.

Je tombe, et puis je me relève,
Mes gestes sont immodérés ;
Mes mots sont inconsidérés,
Toujours je fus mauvais élève.

Tout me fait perdre mon latin,
Je titube dès le matin ;
J’affronte des démons étranges.

Que ne suis-je un merle moqueur ?
Bien plus léger serait mon coeur ;
Mais je n’y peux rien, je suis ange.

Cochonfucius

Monstre reptilien

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Moi qui suis loin d’être superbe,
Je dis des mots fort hasardeux ;
Même, j’en écorche un sur deux,
Je ne suis pas un preux de Verbe.

Je tiens quelques propos acerbes
Sur les démons et sur les dieux ;
Ils n’entendent pas, c’est tant mieux,
Ma voix d’iconoclaste en herbe.

Moi qui rampe dans ma torpeur,
Je ne suis qu’un être obsolète ;
La réalité me fait peur.

Si je rencontre une poulette
Qui m’accorde son doux regard,
Je me sentirai moins ringard.

Cochonfucius

Vaisseau de bois

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Ici, d’autres navires sombrent,
Car meurtriers sont les écueils ;
Douze sirènes sont en deuil
Et les nefs ne sont que décombres.

Nos prédécesseurs en grand nombre
Ici reposent sans cercueils ;
Mais nous saurons franchir le seuil
De l’effrayante zone d’ombre.

Il est sûr, ce vaisseau de bois
Qui jamais ne fut aux abois :
Béni par une vierge sainte.

Loin de nous, l’inframonde noir ;
L’autre rive est bientôt atteinte,
Du moins, nous en avons l’espoir.

Cochonfucius

Fleur pure

image de l’auteur

J’entends une muse modeste
S’interrogeant sur sa beauté ;
Une eau douce, dans sa clarté,
Reflète son timide geste.

Son âme est une fleur céleste,
Elle grandit en liberté ;
Même en des lieux mal fréquentés,
Sa pureté se manifeste.

La beauté, ça tient à des riens,
Toutes les fleurs le savent bien,
Et les licornes et les anges.

Même un vieux démon réprouvé
Conserve encore un charme étrange,
Un parfum de temps retrouvé.

Cochonfucius

Ours gris

image de l’auteur

J’habite un monde sans lumière,
Car je ne suis qu’un ours ringard ;
Froide et modeste est ma tanière,
Pas même digne d’un regard.

Moi qui suis couleur de poussière,
Mes copains m’appellent « Tocard ».
Leur attitude est bien grossière,
Ils veulent me mettre à l’écart.

Quand donc verrai-je une ourse tendre
Avec qui je pourrais m’entendre ?
Sans doute pas avant ma mort.

Rien de beau dans le paysage,
Le deuil se lit sur mon visage ;
Je remplis mon verre, à ras bord.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

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... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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