Ambitortue grise

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De ce monstre l’âme est limpide
Et sereine, été comme hiver ;
Ce n’est pas un démon pervers,
Ce n’est pas un goinfre cupide.

Il est simplet, mais pas stupide,
Nous lui pardonnons ses travers ;
Il préfère la prose aux vers,
Il aime des plats insipides.

Nul ne peut l’astreindre au labeur ;
C’est là son côté regimbeur,
C’est là sa nature inhérente.

De blaguer il n’est jamais las,
Pas même quand ça tombe à plat ;
Car il trouve sa vie marrante.

Cochonfucius

Ermitage oublié

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Ici demeure un solitaire
Depuis d’innombrables saisons ;
La tour qui lui sert de maison
Oublie son passé militaire.

La vie et ici sans mystère,
Pas d’aventure à l’horizon ;
Temps de sagesse et de raison,
Mais sans que les jours soient austères.

Indifférent à l’univers,
L’anachorète en son hiver
Dans aucun projet ne s’implique.

S’il médite, c’est pour lui seul,
Ce doux vieillard mélancolique ;
Les Parques tissent son linceul.

Cochonfucius

Gavial

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Je suis un animal étrange,
Je suis « crocodile et demi » ;
Je suis presque aussi beau qu’un ange,
Surtout quand je suis endormi.

Je suis très digne de louanges,
D’ailleurs je n’ai pas d’ennemis ;
Je fais honneur au fleuve Gange,
Tous le poissons me sont soumis.

Je connais des histoires drôles,
Je sais interpréter le rôle
D’un Créateur pur et parfait.

Tu ne me trouves pas modeste ;
Mais de ma nature céleste
Ce n’est qu’un naturel effet.

Cochonfucius

Chaîne et diablerie

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Oeuvre d’un démon sacrilège,
Voici la chaîne de la Mort ;
Elle sème le désaccord,
C’est une semeuse de pièges.

Il faut que chacun s’en protège
Et que chacun se montre fort ;
Dieu-Loup, Dieu-Renard et Dieu-Porc,
Gardez-nous de ce sortilège.

La chaîne a traversé les cieux
Pour s’en aller vers d’autres lieux ;
Pourquoi cela ? c’est un mystère.

Préviens-nous, si tu la revois ;
Appelle-nous à haute voix,
Ne t’avise point de te taire.

Cochonfucius

Trois tours de sinople

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En ce lieu logent trois prophètes
Qui vaticinent tour à tour ;
Vivant en entente parfaite,
Ils occupent trois belles tours.

Devant la foule stupéfaite
Ils ont fait quelques savants tours ;
C’était pour célébrer la fête
Des anges et de leur retour.

De sagesse ils sont réceptacles
Et témoins de plusieurs miracles ;
Leur âme est toujours en éveil.

Un démon parfois les enivre
Et leur fournit de mauvais livres ;
Ils tombent dans un noir sommeil.

Cochonfucius

Balance de sable

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Jour ordinaire ou jour de fête,
Je pèse l’ail, le quinoa,
Les ingrédients pour l’axoa ;
Mon exactitude est parfaite.

On trouve dans la supérette
De jolis oeufs de léipoa
Ainsi que du foie de boa ;
Assez peux de gens en achètent.

Je pèse les pruneaux du Var
Ainsi que les nougats de Gard,
Chacun mangera ce qu’il aime.

Pour digestif, luxe suprême,
Un godet de calva normand ;
L’âme s’envole au firmament.

Cochonfucius

Hermine

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Profonde est ma mélancolie,
Car de moi toute vie s’en va ;
Ma blanche fourrure est salie,
Où est l’espoir qui m’abreuva ?

Ce monde est fait pour qu’on l’oublie,
Qui d’éternité nous priva ;
Car notre jeunesse jolie,
Qui d’entre nous la conserva ?

Ouvrant la boîte de Pandore,
L’humain sa défaite élabore ;
Et je vous dis la vérité.

Ce qui s’éleva doit descendre
Et ce qui brûle devient cendre ;
Ne dis point que c’est mérité.

Cochonfucius

Débat d’un scribe avec soi-même

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Sur les thèmes les plus divers
Sont mes deux cervelles brouillées ;
Soit dormantes, soit éveillées,
Cent débats elles ont ouverts.

Sur la forme de l’univers,
Sur des citations grappillées ;
Mille questions ainsi fouillées
Sans relâche, été comme hiver.

C’est un fléau d’avoir deux têtes
Et mon coeur n’est pas à la fête,
Ça lui demande trop d’efforts.

Calmez-vous donc, cervelles vides ;
Accordez-vous, soyez lucides,
Vous en aurez plus de confort.

Cochonfucius

Souvenirs d’un oiseau

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Quelques remembrances m’étonnent,
Qui ne reviennent pas souvent ;
Images qu’emporte le vent,
Comme les feuilles en automne.

Des rivaux auxquels je pardonne ;
Je souris en les retrouvant,
Songeant à ce monde mouvant ;
Aux rêveries je m’abandonne.

Ma vie ne fut pas angélique,
Mais encore moins diabolique ;
C’est un brouillon, pas un roman.

Combien de muses innommées
M’ont accompagné gentiment ?
Mon âme, elles l’ont désarmée.

Cochonfucius

Aérostat

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Je vogue en l’air, je suis un peu perdu,
Car au hasard les divers vents m’entraînent ;
Je n’aime pas qu’ainsi l’on me promène,
Je perds le Nord et j’en suis confondu.

Je n’ai jamais aimé l’inattendu,
Car, selon moi, c’est une chose vaine ;
Ça peut flatter les vanités humaines,
C’est juste fait pour les esprits tordus.

Nul ne m’entend, pourquoi cette complainte ?
Mais j’ai besoin de dévoiler mes craintes,
Je me lamente en attendant la mort.

Épargnez-moi, bourrasques ennemies,
Je suis bien faible et je n’ai qu’une vie ;
Pitié pour moi, soufflez un peu moins fort !

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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