Clé d’Alpha et clé d’Oméga

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image de l’auteur

Le Livre est un cosmos et c’est un océan ;
Nous pouvons y trouver des histoires sans nombre
Qui parlent du soleil ou du pays des ombres,
Ou bien des Nephilim, improbables géants.

Il s’en instruit, le sage, aussi le mécréant,
Le maître en son palais, le pauvre en ses décombres,
Gens du jour lumineux et gens de la nuit sombre,
Errants, vite engloutis par le trou noir béant.

J’y découvre souvent des phrases qui m’étonnent,
De curieux animaux et d’étranges personnes,
Et ces monstres douteux que l’on voit, quand on dort.

L’Alpha et l’Oméga y vivent leur vie calme,
La mère d’Ismaël sommeille sous la palme,
Un prophète hésitant se promet d’être fort.

Cochonfucius

Le beau Slim en vacances

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image de l’auteur, d’après Cattaneo

Le beau Slim en janvier s’amuse sur la plage,
Il peut courir tout nu, ce n’est que du bonheur,
Suivre des papillons dont les vives couleurs
Parfois forment les yeux d’un étrange visage.

Maître Cattaneo lui rend un bel hommage,
Quelques traits de sa main, c’est tout à son honneur ;
Stéphane n’est-il pas un peintre de valeur
Qui des plus beaux oiseaux nous brossa le plumage ?

Il fit avec Moebius, dont la plume est en or,
Un album dans lequel ils s’amusèrent fort,
De leurs féconds esprits attisant la fournaise.

Ce livre est un trésor, mais Slim s’en soucie peu,
Il danse sur le sable, il allume du feu,
Il mange une sardine ayant un goût de braise.

Cochonfucius

Eve et Lilith auprès de l’arbre

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image de l’auteur

Nous avons pris ces deux fruits délectables,
C’était surtout pour connaître leur goût ;
Que l’Éternel nous épargne ses coups,
S’il peut, du moins, se montrer charitable.

Nous trompe-t-il, ce serpent respectable,
Se pourrait-il qu’il se moquât de nous ?
Son oeil est vif et son langage est doux,
Cet animal n’a rien de redoutable.

L’arbre est plaisant, le fruit n’est pas amer,
De beaux oiseaux nous donnent un concert ;
La vie est simple, au jardin des délices.

Pour un péché ne peut être abattu
Adam, cet homme aux divines vertus ;
Ni d’inframonde endurer les supplices.

Cochonfucius

Vigneron poète

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image de l’auteur

Ce vigneron trace des vers
Pour dire la beauté du monde ;
Il décrit d’autres univers,
Des cosmos où la vigne abonde.

Le raisin mûr, le raisin vert
(Mais certains renards les confondent),
Le Muscadet, l’Entre-Deux-Mers,
Porteurs de voluptés profondes.

Puis l’armagnac pour s’enflammer :
Plus d’un rhapsode sut l’aimer,
Car il inspire nos paroles ;

Vigneron, barde sans pareil,
Nous écoutons tes rimes folles
Et c’est comme un jour de soleil.

Cochonfucius

Porteur d’étendard

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image de l’auteur

Les Barbares du Nord, comment les retenir ?
L’impériale vertu se perd et s’évapore,
Nul ne peut discerner ce qu’il en reste encore ;
La Grande Hégémonie n’est plus qu’un souvenir.

Notre vieux souverain ne saurait rajeunir,
Puisque son crépuscule est loin de son aurore ;
D’un arbre presque mort il ne peut rien éclore,
Sa Noble Majesté n’a plus que des loisirs.

Notre étendard conserve un fragment de son âme,
Un souvenir aussi du fier porteur de lame
Qui des ardents combats revenait contenté.

On y trouve un seul mot, qui vaut plus qu’un poème,
Plus qu’une concubine à l’étrange beauté
Et plus que le blason chargé d’un chrysanthème.

Cochonfucius

Vair-Tikal

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image de l’auteur

Dorment ici des souverains,
Une forêt leur fait de de l’ombre ;
Ils ont du vin, ils ont du grain,
Leur tombe a des trésors sans nombre.

En leur honneur, buvons un coup,
La mort vers nous aussi chemine ;
Au quetzal répond le coucou,
Oiseaux, gardez-vous de l’hermine.

Roi de Tikal, héros barbu,
Te souvient-il de tes amantes ?
À ta santé, nous avons bu,
Majesté de la dalle en pente.

Cochonfucius

Transmigration

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Toile de Anne Francois Louis Janmot

Trois âmes ont volé par-dessus la colline :
L’une, vêtue de rouge, avec de grands yeux d’or,
L’autre, de jaune avec une flamme qui dort,
La troisième d’orange aux nuances divines.

La première est partie dans la brise marine,
Vers l’ombre des grands bois. La deuxième est au bord
D’un canal où s’ébat la carpe au précieux corps.
La troisième fréquente une friche anodine.

Les grands bois, en novembre, ont encore des fleurs ;
L’âme rouge se mêle à leurs vives couleurs,
Sous le timide aspect d’un insecte ordinaire.

L’âme jaune et l’orange ont dansé dans le vent,
Ainsi commémorant leurs deux grands corps vivants ;
Mais le vent fait danser, aussi bien, la poussière.

Cochonfucius

 

Miroir qui rêve

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image de l’auteur

Le miroir déformant fait des rêves lubriques ;
Je le vois contempler, de ses regards sans yeux,
Des couples polissons qui dansent sous les cieux,
Tirant du vin nouveau d’une immense barrique.

Il voit l’étrange danse, il entend la musique,
Les râles du plaisir mêlant jeunes et vieux ;
Refléter le désordre en ce magique lieu,
Quel usage excellent des lois de la physique !

La lumière est bien basse, auprès de la maison
Où Cupidon, parfois, se croit mis en prison,
Spectacle sans public et sans metteur en scène.

Lecteur, tu es tenté, rejoins-les, si tu veux :
On dit que l’occasion doit se prendre aux cheveux,
Tant pis, si l’entreprise est de nature obscène.

Cochonfucius

Ambibipède

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L’ambistruthionidé ne vit pas en ménage ;
De sentiments galants, il n’est pas agité.
Soi-même s’admirer, tel est son apanage,
Ça le fait avancer vers la sérénité.

Quand on lui dit qu’il faut prendre femme, à son âge,
Il ne fait que lancer des regards de côté ;
Ils ont tout essayé, les gens du voisinage,
Cet être reste seul, l’hiver comme l’été.

Son esprit n’est pas fou, sa chair n’est pas ardente,
L’ambipoule, parfois, lui sert de confidente,
Ce n’est pas un oiseau que l’on prend à la glu.

Ce sonnet le mentionne, et ne saurait prétendre
Être une exhortation pour qu’il se montre tendre ;
Or, pour s’en amuser, ce poème, il l’a lu.

Cochonfucius

Ambicoq Tétraptère

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image de l’auteur

De sinople est son oeil, d’azur est son plumage,
Ce monstre inattendu n’est pas sûr d’exister ;
D’un aigle est son regard, d’un coq est son ramage,
De manquer de panache il n’est pas attristé.

Au soleil matinal il rend un double hommage,
Lui dont les deux gosiers ont plaisir à chanter ;
Au temple du Bouddha nous voyons son image
Qui peut nous apporter l’honneur et la santé.

Des rapaces des cieux il n’est jamais victime,
Il peut les effrayer quand sa vigueur s’anime,
Héros de basse-cour, gallinacé de coeur.

Ambicoq Tétraptère est son nom de baptême,
Lui qui du goupil même est souvent le vainqueur ;
Vaincu seulement par l’ambipoule qu’il aime.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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