Sagesse des grands cerfs

jardinet

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L’arbre de connaissance est au coeur du jardin,
Deux grands cerfs sont nourris de son étrange écorce ;
Leur corps et leur esprit ont gagné de la force,
N’allez pas, maintenant, les prendre pour des daims.

L’arbre de longue vie est au centre du monde,
Les deux grands animaux, ayant mordu dedans,
Dévorent à présent l’herbage à pleines dents ;
Ils sont au pâturage où la richesse abonde.

L’arbre de belle ardeur est au milieu du parc,
Les deux jeunes héros y ont pris leur pitance :
Devinez, à présent, à quelle chose ils pensent,
Quand leur désir de vivre est tendu comme un arc.

Cochonfucius

Langue d’oie

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Quel est donc son langage ? Il est inusité.
Quant à l’interpréter, nul n’en a la puissance,
On ne sait pas s’il est d’extraterrestre essence
Ou bien s’il est dicté par une déité.

Il s’est étrangement de syntaxe acquitté,
Et sa morphologie manque un peu de constance ;
Quant à la sémantique, elle est en résistance,
La pragmatique aussi n’est que fatalité,

Nous n’en disons pas plus, attendu que nous sommes
Ignorants tout autant que sont les autres hommes,
Car la forme des mots dépend des locuteurs ;

Mais ce langage-là n’est pas de fantaisie,
C’est sûr que sa finesse, une fois bien saisie,
Serait à la portée du moindre instituteur.

Cochonfucius

 

馬牛羊雞狗猪 == Six compagnons

mny

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Cheval de son état sauvage n’a regret ;
Avec son cavalier, il arpente le monde,
La folle brise joue dans sa crinière blonde.
Taureau n’est pas aussi méchant qu’il n’y paraît ;

Si, rabaissant sa corne, il demeure en arrêt,
À ses airs menaçants, que ta douceur réponde !
Mouton, c’est l’animal le plus docile au monde,
Même si son appel n’est pas des plus discrets.

Coq est trop fier de lui pour vouloir des caresses,
Trop épris du soleil pour vivre avec paresse.
Chien te sera loyal, car il veut être aimé,

Tu peux lui demander n’importe quel service.
Or, Cochon, s’apprêtant à faire nos délices,
N’est, des six compagnons, pas le moins estimé.

Cochonfucius

Oiseau à sonnets nocturnes

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Nocturne est son esprit, car nocturne est son monde ;
En recevant ce lot, il n’en a pas souffert.
S’il eût été poisson, il aurait aimé l’onde
Et sous forme d’aimant aurait chéri le fer.

Un coeur accommodant, si le destin le sonde,
Il le trouve rempli par des plaisirs divers ;
Puis, il le voit baigner dans une paix profonde,
Que ce soit sur la terre, en mer ou dans les airs.

Cet oiseau bienveillant chaque nuit se délasse ;
Il sait que dans ce monde un jour à l’autre passe,
Il le lit clairement dans l’horloge des cieux.

Il quitte son perchoir, il s’envole, il s’élance,
Il prend quelques rongeurs qu’il dévore en silence,
Le nocturne plaisir s’allume dans ses yeux.

Cochonfucius

Piaf-Tonnerre à Saint-Denis

2012-tulipes

Photographie de JBB

1

Le héros Piaf-Tonnerre,
Vaillant sexagénaire
Vit dans un grand logis
À Saint-Denis
À Saint-Denis en France
Ah ! quelle chance !

2

Le barde Piaf-Tonnerre,
Sur un ton débonnaire,
Rédige cet écrit
À Saint-Denis
À Saint-Denis en France
Ah ! quelle aisance !

3

S’il drague, Piaf-Tonnerre,
C’est toujours des grand-mères
Dont les cheveux sont gris
À Saint-Denis
À Saint-Denis en France
Ah ! quelle romance !

4

Du fils à Piaf-Tonnerre,
La flûte traversière
Au matin retentit
À Saint-Denis
À Saint-Denis en France
Ah ! quelle brillance !

5

La nièce à Piaf-Tonnerre
Est à présent la mère
De deux bébés jolis
À Saint-Denis
À Saint-Denis en France
Ah ! quelle engeance !

6

Piaf-Tonnerre au jardin
Médite le matin
Parmi les pissenlits
À Saint-Denis
À Saint-Denis en France
Ah ! quel silence !

7

Piaf-Tonnerre au tombeau
Deviendra-t-il corbeau
Ou petit lapin gris
À Saint-Denis
À Saint-Denis en France
Quelle importance ?

8

Piaf-Tonnerre en un livre
Pourra-t-il se survivre
À Bordeaux à Paris
À Saint-Denis
À Saint-Denis en France
Bonjour l’ambiance !

Cochonfucius

Verger des prodiges

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On peut le parcourir pendant plusieurs journées,
On peut y rencontrer le vieux Merlin, dormant
Sous la splendeur des fruits qui dansent joliment;
Ce verger nous surprend tout au long de l’année.

Que j’aime contempler cette ramure ornée
De cerises, de noix, d’excellents aliments !
Je peux même y trouver d’étranges condiments,
La richesse du lieu ne semble pas bornée.

Or, la plupart du temps, je mange avec mes yeux
Ces trésors reflétant la richesse des cieux ;
Les touchant, je craindrais qu’ils ne fussent qu’un songe,

Lequel disparaîtrait alors, pour mon malheur.
Même en rêve, ces fruits ont beaucoup de valeur,
Ainsi que le verger où mon âme se plonge.

Cochonfucius

Zone

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Voici le messager de la zone infernale ;
Il peut porter un mot pour les démolisseurs,
Une convocation pour les affaiblisseurs,
Ou bien, par exception, des missives banales.

Il ne délivre point d’annonces triomphales ;
Sauf, à certains moments, pour les pervertisseurs,
Ou même, à l’occasion, pour les enchérisseurs.
Il aime faire part d’une corvée fatale.

Son cheval de sinople, on peut le voir voler ;
On dit que des agneaux lui furent immolés
Par de sombres démons (ou des anges, c’est pire.)

Cette messagerie ne coûte pas bien cher,
Le postier sobrement nourrit sa maigre chair,
Le sinistre facteur du souterrain empire.

Cochonfucius

Splendeur des blasons

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Chandelle de sinople, incomparable émail,
Ornant de tes reflets le robinet de cuivre,
Au pays des blasons ma plume te veut suivre !
Tu seras le sujet d’un prodigieux vitrail

Où se promènera le magique bétail :
De sable un crocolion, de platine une vouivre,
D’argent un gidouillon, d’orange un rhapsode ivre,
Plus une basilique avec son grand portail.

Le soleil, traversant cette verrière étrange,
Fera sur mon bureau danser quelques archanges,
Comme s’ils désiraient se disputer le ciel,

Comme rivalisant auprès de leurs disciples,
Comme voulant piquer son trône à Saint Michel,
Ou pour (car c’est dimanche) amuser le dieu triple.

Cochonfucius

Roue à crépuscules

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Cette roue est âgée, presque autant que l’enfer ;
Elle connaît le Nil où des reptiles pleurent,
Elle comprend aussi que ce pleur n’est qu’un leurre
Plus traître que le cri d’un fauve, et plus amer.

La rivière est maudite, et la roue est meilleure ;
Le grand cours d’eau versant ses larmes dans la mer
Ne sait pas rester pur, se trouble d’heure en heure,
Le craignent les marins dans leur vaisseau de fer.

Ils sont remplis de crainte, ils naviguent quand même;
Le marin, certains jours, se voit bien en martyr,
Il veut se montrer noble au moment de partir.

Or, l’eau de la rivière est impropre au baptême
Et les noyades sont mauvaise ébriété,
Ainsi songe, en tournant, la roue d’éternité.

Cochonfucius

 

Charpentiers, père et fils

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Travaillant encore et encore,
Ils ne voient pas le temps qui fuit.
Ouvrant leur chantier à l’aurore,
Ils le closent quand vient la nuit.

Braves pêcheurs sur les rivages,
Nobles bergers en haut des monts,
Paysans guettant les nuages,
Anges, dieux, vestales, démons,

Le fils, le père, il faut le croire
Vous serviront de tout leur coeur
Sans réclamer la moindre gloire,
Sans rien… tout juste le bonheur !

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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