Monachusromulus et Remusmonachus

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De vêtements, ils n’en ont pas des masses,
Tout juste ceux dont on les affubla :
Ce dont, jamais, leur coeur ne se troubla,
Ni ne changea leur bienveillante face.

Ils voient le ciel, et le vent qui les glace ;
Ce même ciel que Benoît contempla ;
Ils voient aussi le paysage plat
Où les saisons ne laissent nulle trace.

Sans rechercher ni le mal, ni le bien,
Nous pouvons voir qu’ils ne manquent de rien,
Car l’univers tous leurs désirs exauce.

Vous demandez à quoi leur ordre sert :
Je vous réponds que cela n’est pas clair,
Chacun des deux fit de l’autre la fosse.

Cochonfucius

Sagesse d’un roi modeste

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Le soir orne d’or pur les cheveux des soubrettes,
Le roi dans son bouillon remet un peu de sel ;
Les arbres dans le parc s’endorment sous le ciel
Ainsi que la prairie avec ses pâquerettes.

Dans ce lieu littoral que survole une mouette,
Ce monarque prononce un discours paternel ;
Aux talents de chacun son verbe fait appel,
Les valets sont remplis d’approbation muette.

La chandelle allumée se reflète au miroir,
Dont le timide éclat nous dit que c’est le soir ;
Ici, la nourriture est plutôt savoureuse.

Ainsi qu’un vieux vaisseau ne quitte plus son port,
Plus n’entreprend le roi d’excursions amoureuses ;
Son coeur, lui semble-t-il, bat quand même assez fort.

Cochonfucius

 

Sonneur-sanglier

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Sanglier noir, sonneur de cornemuse,
Tu mets la joie au coeur de la forêt ;
Plus d’un bestiau se dit qu’il lui faudrait,
Ainsi que toi, rendre un hommage aux muses.

Ta mélodie apprivoise un nuage
Qui est venu arroser mon jardin ;
On voit danser le blaireau et le daim
Au beau milieu du verdoyant herbage.

Sanglier noir, vas-tu former un groupe ?
Les animaux s’en viendraient t’applaudir ;
En les charmant, mais sans les assourdir,
Tu séduirais cette dansante troupe.

Cochonfucius

Amphore héliophore

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Cette amphore n’est pas gardée par une armée ;
On voit s’y abriter les vieux soleils souffrants.
Que visitent parfois leurs lunes bien-aimées,
Venant réconforter ces astres expirants.

Dans ce paisible lieu, jardin sans renommée,
Les fleurs d’apaisement, chaque matin s’ouvrant,
Servent à conjurer les démons de fumée ;
Le soleil est usé, mais son coeur reste grand.

Il trouve son repos dans un tel purgatoire,
Il cesse de poursuivre une vaine victoire,
Montrant son âme pure au monarque des cieux.

Pour qui sait la magie, ce monde est sans mystère ;
Ceux qui ont fréquenté le Soleil et la Terre
Leur donnent leur confiance, à la grâce de Dieu.

Cochonfucius

 

Robert voit un escargot

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L’escargot buveur de café
Nous en a souvent demandé.
Le druide lui a proposé
Sa potion au bon goût fumé.

Le charpentier lui a donné
Un pot de vin miraculé.

L’éléphant lui a donné
Trois cents bouquins non coupés.

L’alchimiste lui a donné
Sa machine à planer.

La fourmi lui a donné
Quatre mille grains de blé.

Mais l’escargot s’énerve toujours,
Puisqu’il n’a pas eu son café ;
Faut dire qu’aucun d’entre nous
Ne sait vraiment le préparer.

Cochonfucius

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Tiercé en bande le 1 et le 3 de gueules le 2 d’or chargé d’un escargot de sable posé en bande

Ornithocéphale

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Cet ornithocéphale a peu de chose appris ;
Du savoir il n’a point la semence divine,
Il n’examine pas quelle est son origine,
Il ne s’efforce pas d’embellir son esprit.

D’oiselle ou de dragonne il ne fut pas épris ;
Il s’en méfie, d’ailleurs, il les trouve trop fines.
Il n’a jamais goûté aux charmes d’une ondine,
C’est tout un univers qu’il n’a jamais compris.

Cet ornithocéphale, humble de sa naissance,
Ne sait pas définir son être ou son essence,
Il n’entretient jamais de rêves de grandeur.

Il vide une bouteille, et son âme lassée,
Par le traître breuvage en cendres abaissée,
Le prive tout à coup de sa vaillante ardeur.

Cochonfucius

Vicomte azuré

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Le vicomte d’azur a peu de pièces d’or,
Sa table est éclairée d’une seule bougie ;
Il voudrait retrouver son avoir, par magie,
Et loge en son manoir le démon Belphégor.

Un sortilège prend au matin son essor,
Chargé de mots tirés de la mythologie ;
Lucifer interrompt sa flamboyante orgie
Pour observer comment ce message prend corps.

Mais il ne plonge point ses griffes effilées
Dans la caisse aux trésors, lourdement profilée ;
Il garde ce qu’il a, comme fit Harpagon.

Le vicomte d’azur a le moral en berne ;
Son espoir est parti au souffle de galerne,
Ses écus sont restés dans les mains du dragon.

Cochonfucius

Grenouille-girafe

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Pour moucherons en nombre dévorer,
Ce batracien d’un long cou s’appareille ;
Il en avale aussitôt qu’il s’éveille,
Ils n’osent plus dans les airs murmurer.

À quel bestiau te puis-je comparer ?
Nous avons là grenouille nonpareille ;
On n’en voit pas au Pays des Merveilles,
Qui la rencontre, il est désemparé.

Vers le printemps, j’en vois deux qui se battent,
Craignant pourtant qu’un faucon ne s’abatte ;
S’il le faisait, j’en serais étonné.

Que d’inventions, que de formes nouvelles
Dont la nature a moyen de s’orner !
Et la présente est l’une des plus belles.

Cochonfucius

Sagesse triple

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Le Bouddha de jadis est de souvenirs plein,
Il les tient bien en ordre, et jamais ne s’en plaint ;
Ces reflets vagabonds qui dans son coeur gravitent
Lui donnent, au contraire, un plaisir sans limite.

Le Bouddha du futur, écoutant les ténèbres,
N’entend ni chant joyeux, ni complainte funèbre ;
Il n’y trouve ni l’oeil d’un perfide ennemi,
Ni celui d’un démon qui de rage frémit.

Le Bouddha du présent n’éprouve nul effroi,
Il parle avec douceur, et plaisante avec moi :
Parfois c’est un Bouddha, mais parfois, c’est un ange
Qui répète les mots de ce poème étrange.

Cochonfucius

Longue randonnée

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L’ermite méditant va par le chemin gris
Parmi quelques buissons qui verdissent encore ;
Les oiseaux s’éveillant dans leur rumeur sonore
Rappellent à son coeur les moineaux de Paris.

Pour ce qu’il fut jadis n’éprouvant nul mépris,
L’homme apprécie toujours cette vie qu’il dévore ;
Tel Diogène autrefois, blotti dans son amphore,
À ses anciens plaisirs donnant encore un prix.

Et pourquoi regretter le rire d’une fille ?
Les oiseaux du chemin lui sont une famille,
Et non plus les bouquins dont il était si fier.

Son âme, n’étant point de mythes abusée,
Danse encore à loisir dans sa cervelle usée ;
Tu lui tiens compagnie, pâle soleil d’hiver.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

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