Piaf-Tonnerre et la fête

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Composition de l’auteur

Piaf-Tonnerre apprécie les ambiances de fête,
Surtout s’il les partage avec quelques amis ;
Pas besoin de champagne, un modeste demi
Au comptoir où les feux du troquet se reflètent.

Le changement d’année traverse la planète
Et rejoint Piaf-Tonnerre, émerveillé, parmi
Les buveurs, dont certains sont un peu endormis.
Dix-huit sera-t-elle une année de conquêtes ?

Ah ! que ce soit un an simple, comme nos coeurs.
Laissons-le nous guider avec sa bonne humeur,
Qu’il soit fils de Vénus ou bien du vieux Saturne.

Piaf-Tonnerre est en fête, et ça le rend humain.
En cette aube nouvelle, à peine si sa main
Trouve le dernier vers de ce sonnet nocturne.

Cochonfucius

Poisson-pêcheur

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image de l’auteur

C’est le poisson-pêcheur, un animal précaire.
Il ne remonte point pour voir le temps qu’il fait,
Passant son temps à rire et à pêcher en paix,
Contemplant la sirène, un être qu’il révère.

Ses enfants sont très tôt éloignés de leur mère,
Ils sont aventureux, ils traversent d’un trait
L’eau de sinople dont ils subissent l’attrait,
Explorant l’océan, sans craindre la misère.

La sirène aux doux yeux viendra, si elle veut,
Sur le plus haut rocher, pour peigner ses cheveux,
Et le poisson pêcheur dit qu’il n’en aura cure ;

Il n’est pas plus glouton que n’est un poisson-porc
Et reçoit volontiers les leçons de tout bord :
Sa chair est sans poison, son âme reste pure.

Cochonfucius

Deux amazones

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Image du blog Herald Dick Magazine

Filles libres, au bois, de venir et d’aller,
Un sourire arborant, venu du fond de l’être !
Dames de la forêt, combattantes sans maître,
On leur attribuerait des faits inégalés.

Vêtues légèrement, l’hiver comme l’été,
Elles sont l’ornement du jardin que j’admire ;
Je me sens enivré par l’air qu’elles respirent,
Leur regard amusé, je ne peux l’éviter.

Elles vivent au bois, je ne sais pas comment,
Juste avant de dormir, j’évoque leur image,
Elles n’ont pas besoin de donner davantage ;
D’un mot qu’elles ont dit, je me fais un roman.

Cochonfucius

Arbre à bigorneaux

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image de l’auteur

L’arbre qui fut planté par un vieillard,
Il a produit des bigorneaux énormes.
Chacun croyait qu’il s’agissait d’un orme ;
Les fruits étaient cachés par le brouillard.

C’est mieux qu’un arbre à boules de billard,
On aime voir ces bigorneaux qui dorment ;
Ils sont bien lourds, et presque piriformes,
De quoi séduire un Éric Chevillard.

Un botaniste y vint, et ne crut pas
De ces beaux fruits qu’on pût faire un repas,
Ou tout au moins, posa de sérieux doutes.

L’arbre captait la lumière du soir,
Un bigorneau était tout près de choir ;
L’observateur hâtif reprit sa route.

Cochonfucius

Barbatusromulus et Remusbarbatus

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image de l’auteur

Vieillards aux moeurs bucoliques,
« Rom » et « Rem » s’entendent bien ;
Ils ne sont point patriciens,
Pas non plus mélancoliques !

Sous les chapiteaux doriques,
Aucun des deux n’est doyen ;
Comme ils ne manquent de rien,
Ces frangins sont euphoriques.

Les citoyens sont charmés
D’avoir ces deux chefs placides ;
Ils les ont toujours aimés.

Loin des luttes fratricides,
Dans le calme ils vieilliront ;
Les dieux les couronneront.

Cochonfucius

Hérisson devenu vicomte

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image de l’auteur

Portant couronne vicomtale,
Lord Hérisson marche sans bruit ;
Sa pensée, que la lune avale,
Éclaire une hivernale nuit.

Il voit la sorcière amicale
Dont la potion au chaudron cuit ;
Il reçoit la lettre ducale
Lui rappelant le temps qui fuit.

Jamais sa fortune il n’étale,
Ça serait des manières sales ;
Ses coffres-forts sont des tombeaux.

Vicomte un peu mélancolique,
Il dicte ces vers bucoliques,
Ayant pour trône un escabeau.

Cochonfucius

Pigeon-Dauphin

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image de l’auteur

Fier, ce pigeon-dauphin, noble, mais pas pompeux.
Il boit à nos santés, il chante dans les fêtes ;
Car un pigeon n’est pas un coq dressant sa crête,
C’est un modeste oiseau, qui est content de peu.

Grâce au calendrier, il comprend qu’il est vieux,
Mais ce statut convient à son coeur de poète.
Sa grande oeuvre, croit-il, ne sera jamais faite,
D’être écrivain mineur, ça, pour lui, c’est tant mieux.

Avec Ronsard, pouvoir écluser quelques verres
Aurait bien rafraîchi son âme primevère
Et ses petits soucis de l’arrière-saison ;

Il n’a point vieilli trop, puisqu’il déguste encore
Le vin qui dans son coeur la rime fait éclore.
Il boit pour ce motif, et parfois sans raison.

Cochonfucius

Forteresse improbable

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Cent mille chevaliers en armure de peau,
Et dans leur forteresse, ils ne font pas grand-chose,
Plutôt qu’un corps d’armée, ils forment un troupeau,
Mais ils vont répétant que la vie n’est pas rose.

Leur colonel est brave, il est loin d’être sot,
Car il peut fusiller presque tout ce qui bouge ;
Son métier, il l’apprit en sortant du berceau,
Sous la bannière blanche ou sous le drapeau rouge.

Il cultive en ce lieu tous ses souvenirs morts,
Retraçant le combat, la honte, le remords,
La vie insignifiante et l’impossible gloire.

Son adjudant lui dit : « Rien de mal dans ce deuil,
Puisque les soldats morts ont d’excellents cercueils,
Nous voyons la lumière au fond de la nuit noire».

Cochonfucius

Jean du zèbre

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image de l’auteur

Pour tous les animaux, son créateur il loue ;
Mais le zèbre, surtout, capte son intérêt ;
Bizarre et surprenant, nous l’aimons comme il est :
Il peut faire avancer le char aux belles roues.

Quand il danse, on en rit ; quand il travaille, il joue ;
La joie de la jeunesse au coeur de Jean renaît :
Au lumineux désert, tout l’amuse et lui plaît,
La rivière sans eau, le sable et non la boue.

Mais il a ses défauts, je ne le cache pas,
Il est presque glouton quand il prend son repas ;
Comme un doux animal, il ne sait se conduire :

Donc, le zèbre de Jean n’est certes pas un saint,
Mais ce n’est pas non plus un grand démon malsain,
C’est un vaillant ascète, incapable de nuire.

Cochonfucius

Sagesse du lierre

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image de l’auteur

Le lierre est le linceul des grands arbres défunts ;
Non pas blanc, mais brillant d’une verdeur pérenne ;
Il couvre également les murs de Bourg-la-Reine
Où les vents franciliens apportent leurs parfums,

Les grands menhirs bretons que baignent les embruns
Et les manoirs de Loire à la pierre sereine ;
Il servit de costume aux antiques sirènes
Qui de sa verte feuille ornaient leurs cheveux bruns.

Aux donjons de jadis où nos étendards flottent
Il est, pour le présent, un habit sans pareil,
Une armure de paix, reflétant le soleil ;

Aux murailles de Sparte où trimaient les ilotes,
Ou, sur l’écu ducal qui brille de ses ors,
Qui dans sa langue dit : ce qui est souple est fort.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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