Nef de l’antitroll

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Il ne prépare point de pomme empoisonnée,
Telle n’est pas sa voie, car l’antitroll est bon ;
Son costume n’a point la noirceur du charbon,
Sa compagne n’est point la sorcière damnée.

Il a pour véhicule une nef surannée,
C’est un vaisseau ancien qui n’est point moribond ;
L’antigravitation donne à ce vagabond
Le pouvoir d’accomplir d’étranges randonnées.

Il s’envole à l’envers, ce n’est pas un mensonge,
Un exploit que Newton n’a pas vu dans ses songes
Et qui doit l’étonner, si s’étonnent les morts.

De gueules, son drapeau dit la piraterie,
Mais il ne touche point la liquide prairie ;
Nul ne souffre par lui, ce m’est un réconfort.

Cochonfucius

Rêveuses azurées

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Leurs armes ne sont pas mortelles,
Ce sont les avettes d’azur ;
De leur ruche aux fragiles murs,
L’architecture est en dentelle.

Choisissant la fleur la plus belle,
Pour qui l’Amour s’est montré dur,
En ont fait le miel le plus pur ;
Jamais elles ne sont rebelles.

Elles ignorent les tourments
De la saison qui se termine,
Car l’hiver se passe en dormant.

La nuit d’un songe s’illumine ;
Elles y sont avettes d’or,
Et puis chacune se rendort.

Cochonfucius

Griffons d’or et de gueules

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Le griffon d’or voulait séduire une déesse.
— Je deviendrais esclave, et j’en serais heureux,
Car cela comblerait mon vieux coeur généreux,
Comme plaît aux vieux chiens d’être tenus en laisse.

Je suivrais, chaque jour, ma Dame de Sagesse
En chevalier servant, en valet amoureux,
Et mon esprit serait d’un seul but désireux,
Qui est, vous m’entendez, de plaire à ma maîtresse.

Puisque bien obéir est la grande vertu
Par qui sont, ici-bas, les démons combattus,
Je ne prendrais jamais la chose à la légère.

De gueules, son compère a crié : Non, merci !
Aimer une désse est un trop grand souci,
Je suis bien plus tranquille aux pieds de ma bergère.

Cochonfucius

Une nuit de pleine lune

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Une nuit de pleine lune,
Une forêt vue en rêve :
La lune est tellement bleue,
La forêt tellement noire !

Adèle aux cheveux de cuivre
Dans l’air obscur suit l’allée,
Chevauchant une chimère
Et récitant Lao-Tseu.

Sur son bracelet magique,
On voit danser les planètes ;
Et dans ses boucles d’oreille
Sont d’étranges sortilèges
Sous la lune toujours bleue.

Cochonfucius

Lente nef de gueules

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image de l’auteur

Elle adopte sur l’onde une démarche grave ;
Sa vitesse est, je crois, celle de l’escargot.
L’équipage bavarde en un curieux argot,
Gens moyennement forts et moyennement braves ;

La cale du vaisseau, ça leur tient lieu de cave,
Et le bon cuisinier prépare du gigot :
Abreuvés et nourris mieux que des Parigots,
Ils savourent aussi des navets et des raves.

La nef, on leur offrit de la mettre au rebut
Pour avoir un vaisseau volant comme un obus ;
Mais celui qui l’offrit se fit traiter d’andouille.

Tout en haut du grand mât est un trophée de prix :
Le drapeau d’un forban qu’à la guerre ils ont pris,
Et trois tonneaux de rhum avec d’autres dépouilles.

Cochonfucius

Seigneur chiropode

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image de l’auteur

À la modération ce seigneur a recours :
Il buvait de la bière, il boit de la verveine.
Il mange des anchois, et non plus des baleines,
Et pour sa promenade, il suit un long parcours.

Ses compagnons sont là, qui vivent alentour ;
De vieillir à plusieurs, vraiment, c’est moins de peine ;
Qu’importe la santé devenant incertaine,
L’âme ne souffre plus des anciennes amours.

Ces vieillards sont ainsi, plus rien ne les tourmente,
Leur labeur en ce monde est bientôt terminé.
De moins en moins souvent rêvant à leurs amantes,

Leurs coeurs, finalement, ne sont plus enchaînés ;
Ils ne trembleront plus quand une main charmante
Apportera son aide à leur corps incliné.

Cochonfucius

Ambibélier

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image de l’auteur

Il aime la clairière où danse la hulotte ;
Avec le sanglier au museau retroussé
(Qui, lorsqu’il le reçoit, n’est jamais courroucé),
Il croque les marrons, plaisir pour ses quenottes.

Il compose des vers au chant de la linotte
Que répète le pâtre en couplets cadencés ;
Ce coeur d’ambibélier, plein d’affects nuancés,
Offre au compositeur les plus subtiles notes.

Il parvient à séduire un ténébreux oiseau
Qu’il avait rencontré dans l’ombre des roseaux ;
Bienheureux celui qui partage un état d’âme !

Mais des ambibéliers, je n’en vois, désormais,
Que dans mes manuscrits; c’est regrettable, mais
Au monstre inexistant, je n’adresse aucun blâme.

Cochonfucius

Ours des Pyrénées

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C’est un ours des roseaux, et c’est un ours pensant .
Cet amant de la vie s’éclate en toute chose.
De la force d’un dieu sa liberté dispose,
Et de son crâne lourd le chagrin est absent.

Or, elle a, cette bête, un esprit agissant :
Car c’est une grande âme à la Nature éclose ;
Un amateur d’humour dont le bon sens repose ;
Il est sensible, et tout son bel être est puissant.

Il n’est, dans les grands bois, des regards qui l’épient:
À sa vie quotidienne un charme est attaché…
Il ne veut s’en servir à quelque usage impie !

Oui, dans cet être obscur est un Dieu mal caché ;
Dans son oeil malicieux couvert par ses paupières,
Un reflet nous le dit: son coeur n’est pas de pierre !

Cochonfucius

Vicomtesse azurée

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image de l’auteur

Elle ne veut en son fief nulle guerre ;
Son âme est pure, et son coeur ne craint rien,
Ne fait nul mal et souvent fait du bien,
Aimée du ciel et adulée sur terre.

En son esprit l’espérance elle enserre,
Puisque jamais ne se rompt un tel lien ;
Bonne saison pour elle et pour les siens,
Régnez longtemps, dame si débonnaire.

Les vagabonds peuvent se déplacer
En son domaine et chez elle passer,
Ils recevront largesse sans égale.

Car, s’ils ont soif, on leur donne de l’eau,
Même parfois un verre de pineau,
Que la fourmi n’offrit à la la cigale.

Cochonfucius

 

Ambichèvre de sable

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Elle sait ruminer la sagesse éternelle,
Trouvant de beaux endroits dans le Livre des Morts ;
C’est un libre animal, qui ne travaille fort,
Préférant mille fois goûter l’herbe nouvelle.

Rien n’est tragique en elle, et son humeur est telle
Que le temps malveillant ne lui peut faire tort.
C’est la soeur du chevreuil et c’est l’amie du porc,
Qui bénissent son nom de louange immortelle.

Elle n’a point souci de vivre infiniment,
Sachant que l’infini n’est pas un argument ;
D’un bouc plein de noblesse, elle aime être servie,

D’un chevalier servant qui goûte sa beauté :
Pour un tel compagnon, nulle sévérité,
Mais le rire en commun, la tendresse infinie.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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