Chanter

 

DDDimey

Composition de Pierrette

Toi qui aimais chanter un peu loin du troupeau,
Parfois pour toi tout seul, parfois pour ta Juliette,
Bernard, gargantuesque et merveilleux poète,
Je sais que tu avais tes chansons dans la peau.

Je répète après toi tes mots d’enfant perdu,
Je reprends tes refrains, tes rimes et tes causes,
Car pour moi ton travail, tu sais, c’est quelque chose !
Je pense à toi, Bernard, et je te dis : « Salut ! ».

Cochonfucius

Portemouche

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image de l’auteur

Portemouche, en un jour, ne fait rien de précis ;
Il est parfois vaseux, les lendemains de fête ;
Il écrit des sonnets sans se prendre la tête,
Ça ne le gêne pas d’être toujours assis,

Il naquit en pensant que la vie est ainsi,
Que l’on soit un truand, que l’on soit bien honnête,
Douteux sont les succès, vaines sont les conquêtes ;
La bière est apaisante, et le vin rouge, aussi.

Portemouche, en un jour, ne fait rien de ses mains,
Ressemblant, sur ce point, à de nombreux humains ;
Il a laissé tomber le soin des apparences.

Or, de sa plume il peut savourer la vertu,
Et ses divers propos, de rimes revêtus
Font sourire, parfois, les muses de la France.

Cochonfucius

Schwartz et Banach

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image de l’auteur

Le maître Laurent Schwartz instruisait ses élèves.
« L’espace est de Banach lorsqu’il est vectoriel
Tout en étant normé, ce qui est essentiel,
Et complet par surcroît, ce qui, je le relève,

Pourrait se définir de manière assez brève.
Au pays de Banach, en voyage officiel,
J’aperçus un tramway qui portait (juste ciel)
Le nom de ce grand homme. Aussitôt je me lève

De sur mon banc public, pour tenter l’aventure
D’aller au terminus de ces belles voitures,
Une place Banach, à ce qu’il me semblait,

Où, si j’étais allé, j’aurais pris une vue
Du professeur Banach sous forme de statue ;
Mais je n’en ai rien fait. Le tram était complet. »

Cochonfucius

 

Troubadour de sable

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image de l’auteur

Une chanson surgit de sa tête féconde,
Homère au temps passé n’aurait pu faire mieux ;
Par l’étrange douceur qui brille dans ses yeux,
Un expert peut juger de sa verte faconde.

Son imagination, qui n’a point de seconde,
Et son esprit ailé, qui le conduit aux cieux,
Ont fait du troubadour le familier des dieux,
Et le plus grand bouffon du plus grand roi du monde.

Sa muse lui donna tout ce qu’on peut avoir
De sagesse, d’honneur, de grâce et de savoir :
Qui pourra le surprendre à vouloir davantage ?

Cet homme n’attend rien de la postérité,
Heureux de profiter du logis qu’il partage
Avec un petit chat, dans la sérénité.

Cochonfucius

Adam à l’école

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Blason d’Adam, le glaiseux
(image de Pierrette)

Adam, seul sur la terre,
S’exerçait à penser,
À parler, à se taire
Et à se dépenser.

Il passait des journées
À boire comme un trou ;
Car c’était sa tournée,
Pas de copains, du tout.

Il marchait, très modeste,
Avec le nez au vent ;
Douceur de chaque geste,
Quel spectacle émouvant !

Bonheur du premier homme,
Pureté de son chant :
Un coeur paisible comme
La lueur du couchant.

Cochonfucius

Ouroboros de sable

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image de l’auteur

L’ouroboros de sable est au sombre désert ;
S’il ne trouve rien d’autre, il mange la lumière,
Puis il s’en va dormir dans une fondrière,
Rêvant qu’il boit du vin et des alcools divers.

Il n’a jamais été prince de l’Univers,
Mais peut le devenir s’il ferme ses paupières ;
Rien ne peut retenir son âme prisonnière
Ni asservir son corps, d’écailles recouvert.

Au fil du temps qui passe, il cultive son âme,
Pleine de rêveries, de désirs et de flammes,
Il écrit des sonnets, la nuit comme le jour.

Il ne sait invoquer la déesse dorée
Qui par ses grands-parents jadis fut adorée ;
Mais il passe sans elle, un paisible séjour.

Cochonfucius

Vibrations apicoles

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Image du blog Herald Dick Magazine

Une reine concocte un apéro dément
Pour enivrer cinq cent mille insectes gourmands ;
Cette troupe joyeuse applaudit les abeilles
Et, frénétiquement, bourdonne dans les treilles.

La rumeur de la fête anime terre et ciel,
Le monde s’éclaircit dans une odeur de miel,
Ceux qui savent voler volent à l’aventure,
Ceux qui savent courir arpentent les toitures.

Vraiment, cet apéro ne fut pas décevant,
S’en souviennent la pluie, le soleil et le vent.

Cochonfucius

Barde-plante

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image de l’auteur

La fleur aime réciter
Sa complainte du tonnerre ;
Sous un chêne centenaire,
Des mots sans opacité.

Tournée vers le luminaire
Qui du diable est redouté,
La plante aimerait chanter
Ses souvenirs millénaires.

Sa voix monte au firmament,
Que parcourt rapidement
Un ange à belle figure ;

C’est ainsi depuis Adam
Qui parlait aux oiseaux, dans
Une atmosphère très pure.

Cochonfucius

Dans la nuit de sable

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image de l’auteur

Marsupilami, nuit sans lune,
Les parfums du jour sont restés ;
Aussi, la douceur de l’été,
Puis, le firmament, sans lacune.

Quelques insectes, sur les dunes,
Vont explorant des cavités ;
Le Marsu, plein de gravité,
Croque leurs carapaces brunes.

Coléoptère aux reflets d’or,
Ton prédateur jamais ne dort :
S’il dort, c’est une sieste brève.

— Marsupilami, dis quel vin
Accompagna ce repas fin !
— Je suis sobre, et ne bois qu’en rêve.

Cochonfucius

Pigeon-corbeau

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image de l’auteur

Ce pigeon délirant se prend pour un corbeau,
Il en a pris l’allure et le rire funèbre ;
Il vole un camembert, comme un héros célèbre
Dont il dit qu’il voudrait reprendre le flambeau.

Aucun renard, pourtant, ne vient près des tombeaux
Où voulut s’établir notre drôle de zèbre ;
Le porteur de fromage est seul dans les ténèbres,
À surveiller sa proie dont il mange un lambeau.

Or, véritablement, ce pigeon nous instruit :
Rien n’est jamais certain, pas même les ennuis,
Le destin ne joue pas deux fois la même farce.

Du camembert bien mûr il reprend un quartier,
Dépourvu d’adversaire et privé de comparse ;
Et puis il finit par le manger tout entier.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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