Marcheur anonyme

tesem

image de l’auteur

Le vagabond sans nom traverse un temps d’orage,
Il sait qu’un inconfort n’est pas une douleur,
Il sait que les ennuis ne sont pas des malheurs,
Que même par ce temps, le ciel n’a point de rage.

De plusieurs lointains lacs, il connaît les rivages,
Où l’eau prenait parfois de splendides couleurs ;
Le chemins ont leur loi, les grands lacs ont la leur,
Ce sont des vérités qu’on reçoit sans tapage.

Devant un contretemps, ce vieux routard, au lieu
D’imaginer soudain la malice d’un dieu,
Garde le plus grand calme et commence une enquête.

La sagesse précaire, elle est là, dans ses yeux
Dont parfois je saisis un regard curieux :
Car alors, il s’enquiert de la prochaine fête.

Cochonfucius

Fier poisson d’azur

tesdol.png

image de l’auteur

Le fier poisson d’azur, par Neptune poussé,
Valse tout un matin dans la mer qui s’agite ;
Et la sirène aussi, qu’à la danse il invite,
Dans l’éternel torrent par les tritons versé.

De la danse les dieux ne sont point courroucés,
Sachant que les poissons ne sont pas des ermites ;
Ils prennent leur plaisir dans la mer sans limites
Et retombent après, l’un sur l’autre entassés.

C’est de là que provient cette charmante écume,
Plus blanche que la neige ou qu’un duvet de plumes ;
Tout ça pour contenter le fier poisson d’azur.

La sirène, l’ondin, le poisson se confondent,
Baignant leur volupté dans un cristal si pur ;
Un dieu marin murmure, et les bardes répondent.

Cochonfucius

Monarque de sinople

teschan.png

image de l’auteur

C’est un monarque sage, exempt de tromperie,
Qui ne met presque pas de bardes en prison,
Car il peut supporter un peu de moquerie ;
Un roi doit regarder plus loin que l’horizon.

Il arbore au combat de simples armoiries
Où son corps est montré, vert comme le gazon,
(Son royaume est connu pour ses vastes prairies),
Et les portent aussi les gens de sa maison.

Il n’a point vanité de sa royale essence :
Il lui suffit assez d’en avoir la puissance,
Ainsi que des flacons d’un breuvage vermeil.

Nombreuses sont ici les fêtes qu’il arrose,
Car il est amoureux de sa vigne au soleil,
Comme le fut jadis le prince de sa rose.

Cochonfucius

Armure de gueules

tescat1

image de l’auteur

De rouge s’est vêtu le Maître des Sept Mers,
Ça lui va beaucoup mieux qu’une blancheur spectrale ;
Son esprit vagabonde et parcourt des spirales,
Il se sait condamné, mais il n’est pas amer.

Cet endroit, c’est la mort, mais ce n’est pas l’enfer ;
Ce poème n’est pas une oeuvre sépulcrale,
Car le Seigneur Homard n’est pas de ceux qui râlent,
Jamais il ne brandit un grand sabre de fer.

Il sera dévoré par un dîneur vorace,
À peine de son corps resteront quelques traces,
Mais ce sort malheureux, pouvait-il l’éviter ?

Car manger du homard, c’est un usage antique,
Mon poissonnier toujours en a dans sa boutique,
Et nous en préparons quand vient un invité.

Cochonfucius

Leçons de danse

tesbea.png

image de l’auteur

Ce sont leçons de rêverie,
Ou de gymnastique, parfois ;
Les fines danseuses sourient
Et ne me disent pas pourquoi.

Elle n’ont pas de pruderie,
Mais leur élégance est leur loi ;
Ce sont de nobles égéries,
Je suis content quand je les vois.

J’observe leurs travaux pratiques
Et leurs gestes acrobatiques ;
Et leur maître, un charmant danseur.

Elles sont mieux, sur cette piste,
Qu’à déchiffrer la prose triste
De quelques vaniteux penseurs.

Cochonfucius

Prêtre vagabond

tessmarapr.png

image de l’auteur

Dans sa lourde musette, il transporte un calice,
Du bon vin dans sa gourde, une bouteille d’eau,
Quatre livres de poche et quelques bibelots ;
Et puis du chocolat, pour lui c’est un délice.

Un diable exorcisé, devenu son complice,
Boit avec lui le soir en un vieux jardin clos ;
Au matin, quand les gens s’en vont à leur boulot,
Ces deux errants s’en vont vers les cieux qui pâlissent.

Quand le soleil, plus tard, s’élève à l’Orient,
Le prêtre et le démon pensent en souriant
Que l’espérance, en eux, ne sera pas brisée.

Tous les deux, poursuivant des nuages épars,
Arpentent des sommets la route malaisée,
Ils marchent à loisir, ils ne vont nulle part.

Cochonfucius

Seigneur gyrovague

teslapr.png

image de l’auteur

Ce vagabond, qui rien ne vaut,
Avec d’autres errants conspire ;
Ils ont, c’est leur moindre défaut,
L’art de tromper et de médire.

Qu’il fasse froid, qu’il fasse chaud,
Pour le meilleur et pour le pire ;
Ils ont du vin plus qu’il n’en faut
Et la richesse qu’ils désirent.

Sur la route on les voit passer,
Sans bagage et sans se presser,
Sans qu’un souci ne les dévore.

Jamais ils ne sont amoureux,
Car ça les rendrait malheureux ;
Mais nos servantes les adorent.

Cochonfucius

Herbes de Panoramix

tesdapr.png

image de l’auteur

Du druide, le jardin ne fleurit pas en vain ;
Il fait un élixir de trois feuilles froissées,
Sa serpe au grand jamais ne se montre émoussée,
Et plus d’un autre outil obéit à sa main.

Il fut jeune, il vécut des moments incertains,
Il se laissa porter par de vaines pensées ;
Des prières, parfois, lui furent adressées,
Qu’il ne voulut jamais traiter par le dédain.

Maintenant, il est vieux, alors c’est autre chose
Que ce n’était jadis, et ce qu’on lui propose,
Dans la plupart des cas, c’est un loisir bien doux.

Son esprit, jeune ou vieux, c’est strictement le même,
Il sait ce qu’il désire, il trouve ce qu’il aime,
Ce druide ayant acquis la sagesse des fous.

Cochonfucius

Dragon du Yin et dragon du Yang 阴龙阳龙

tesvapr.png

image de l’auteur

Ces dragons orientaux refusent les honneurs
Et se moquent de moi si je m’en émerveille ;
Je suis leur opinion, je leur prête l’oreille,
J’admire leurs propos, ce sont de grands seigneurs.

Le poèmes anciens dont je suis repreneur
Ont donné à leur âme une joie sans pareille:
En songe, relisant ces mots quand ils sommeillent,
Les berce l’instrument d’un antique sonneur.

Ces dragons du passé sont dignes de louange,
Tels qu’en eux-mêmes, enfin, la poésie les change,
Sans un mot de travers, sans un vers qui déplaît.

Ces seigneurs, cultivant un art de ne rien faire,
Connaissent le moyen de ne jamais déplaire ;
Je les prends pour mentors dans tout ce que je fais.

Cochonfucius

Nef de pierre

tesjapr.png

image de l’auteur

Sur chaque tour, on trouve un oeil ;
Magique est cette nef de pierre
Dont les marins, sans nul orgueil,
S’abreuvent de commune bière.

Il n’ont plus de vin des Corbières,
Mais ils n’en portent pas le deuil ;
Ils ont du rhum dans des soupières,
Auquel chacun fait bon accueil.

Que leur importe leur ivresse ?
La nef de sa route est maîtresse,
Plus assurée qu’ils ne le sont.

La nef conduit son équipage ;
À bord, quel amusant tapage !
Les marins sont de bons garçons.

Cochonfucius

 

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

Actualités de WordPress.com

Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.