Oiseau blanc

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C’est un oiseau de rêve, un oiseau de romance,
Le soleil se reflète en son plumage blanc ;
Il aime contempler son beau reflet tremblant
Dans un grand lac d’azur, lorsque le jour commence.

Il n’est jamais perdu sur cette Terre immense,
Il ne craint point l’assaut des carnassiers mordants;
Le long de son parcours, jamais ne se perdant,
Il visite les lieux dont il a souvenance.

Ses enfants sont nourris des meilleurs fruits, toujours,
Des pommes du jardin qu’il cueille au long du jour,
Sans prêter attention au serpent prophétique.

Puis on l’entend chanter sa prière en latin,
(Mais il ne croit en rien, cet oiseau plaisantin) ;
Les gens, pour l’écouter, s’assoient sous les portiques.

Cochonfucius

Un dinosaure à pantoufles

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Trop âgé pour aller s’amuser en troupeau,
Trop affaibli pour être un bon pêcheur d’épaves,
Ce vieillard sort un peu de bon vin de sa cave,
Car il boit à demeure, et non plus au tripot.

Il a pour vêtements de légers oripeaux,
Pas souvent repassés, mais quand même, il les lave ;
Le soleil et la pluie, jamais il ne les brave,
Il reste en son abri, comme font les crapauds.

Or, cette humble maison dont nul voisin n’approche
N’abrite ni rancoeur, ni regret, ni reproche ;
Juste un vieillard pensif avec son saint-frusquin.

Et s’il me plaît d’en faire un ténébreux royaume,
Vous pouvez voir en moi son souverain fantôme,
Régnant sur la poussière et sur quelques bouquins.

Cochonfucius

Un coin de plage

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Les nuages sont lourds,mais ils ne sont pas tristes ;
Ils survolent la plage avec tout leur amour,
Mais ne leur dites rien, les nuages sont sourds,
Ils sont un peu distants, mais ne sont pas autistes.

Ils arborent parfois des reflets d’améthyste,
Quand les envoie ici l’océan par temps lourd ;
Faudra quitter la plage en un délai bien court,
Si Neptune à verser des trombes d’eau insiste.

Le sable sous nos pieds, qui jamais ne ternit,
Des jardins d’autrefois rappelle un peu les charmes ;
Le ciel lui donne une âme et le gros temps, des larmes.

Car le sable est symbole, aussi, de l’infini,
Et, quand vous observez une vague qui tremble,
Le sable vous dira : «Dieu s’amuse, il me semble».

Cochonfucius

Petit lion-chevalier

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Sur la piste pierreuse, il chemine, pensif,
En se remémorant des légendes bretonnes ;
Le paysage est terne et presque monotone,
À peine y croise-t-on un vieux mulet poussif.

Le chevalier n’a pas de gestes compulsifs,
Il est rempli de paix, comme un arbre en automne,
Prédateur plein d’humour, dont l’esprit nous étonne,
Chevalier bien tranchant, petit lion corrosif.

Il croit que le désert est trop immense, et triste ;
Il le préférerait avec de vertes pistes
Ou bien, à la rigueur, des bases de loisirs.

Marche sans te lasser, héros insaisissable ;
La trace te suivra de tes pieds dans le sable,
Effacée cependant par un traître zéphir.

Cochonfucius

Animaux des cimes

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Je les vois se dresser auprès d’un sommet vert,
L’isard et l’éléphant, partis loin des bocages ;
Ils ne sont point de ceux que vous mettez en cage,
Ils ont pour domicile un grand bout d’univers.

De verdoyant gazon les monts se sont couverts ;
Les grands boeufs volontiers en feraient leur pacage ;
Et la grenouille brune, au fond des marécages,
En rêve quelquefois, dans son sommeil d’hiver.

Aux cimes d’alentour la brise se lamente ;
À l’horizon lointain s’esquisse une tourmente
Que semblent escorter d’immenses oiseaux gris.

L’été rayonne aussi sur le vieux cimetière
Qui se blottit au pied de la montagne fière
Où d’un sombre corbeau nous entendons le cri.

Cochonfucius

Ambiportier

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Un mystérieux portail au coeur de la verdure
Semble délimiter un domaine privé ;
Espace où l’on ne sait ce qu’on pourra trouver,
Car un ambiportier interdit l’aventure.

Il est impressionnant, dans sa livrée obscure;
Avec lui, nul ne sait ce qui peut arriver,
Ambiportier pesant, force de la nature,
Un démon n’oserait ton pouvoir éprouver.

Qui nous dira comment ton histoire commence?
Es-tu, pour ton honneur, un vieux soldat de France
Qui d’anciennes leçons conserve dans son coeur?

Te souvient-il ici de tes errances fières,
De mes vers, évoquant ton épopée altière ?
Tu ne daignes répondre, ambiportier songeur.

Cochonfucius

Ambireine

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D’un inframonde fut l’ambireine venue,
Fort inaccoutumée à la clarté du jour ;
Était-ce pour trouver un platonique amour,
Ou bien pour découvrir une ville inconnue ?.

Un peintre du palais la peignit toute nue,
Mais un peintre d’Église intervint à son tour
En chargeant le portrait de ses royaux atours ;
Et cette version fut du public retenue.

«Je n’ai, dans ce palais, rencontré nul amant,
Nul ne rêve, en ce lieu, de mes embrassements.»
Ainsi brûlait en vain l’inframondaine flamme.

Elle me dit : «Chez toi, c’est quand même un peu mort,
Les gens de la surface ont grand soin de leur corps,
Mais ils font comme si c’était un corps sans âme!»

Cochonfucius

Chauve-souris verte

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Elle surgit au ciel comme par une trappe,
Est-ce d’un inframonde, ou d’un tout autre lieu ?
Je dis «de nulle part», mais c’est faute de mieux,
J’entends au firmament son rire de satrape.

Est-ce un démon d’enfer, est-ce un oiseau du Pape ?
Est-ce un vampire noir que l’on perce d’un pieu ?
Un ange de sinople, un envoyé de Dieu ?
De moustiques du soir elle fait ses agapes.

Elle ne prend jamais de nos bons petits plats
Et se tient à l’écart du lumineux éclat
Des lustres du salon, qui point ne l’émerveillent ;

Elle salue pourtant le hibou, son voisin,
Et s’approche avec lui des grappes de raisin
Près desquelles, parfois, aucun gardien ne veille.

Cochonfucius

Ambicanasson

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Le diable de Schlemihl l’a sorti de sa poche ;
Par ce geste bizarre, il a franchi le seuil
De la noire magie, car il l’a fait sous l’oeil
De Peter qui se dit que quelque chose cloche.

Cet ambicanasson est dépourvu d’orgueil ;
Il se trouve malin, il voit qu’il n’est pas moche,
Il sait que l’écurie de l’inframonde est proche,
Mais sans anticiper ni l’effroi, ni le deuil.

Son créateur n’est pas des noirs démons le pire :
Chamisso l’apprécie, de sa plume on peut lire
Les services que rend ce vénérable aïeul.

Le livre est assez bref, je le relis encore,
Petit recueil ancien qu’un graffiti décore ;
Du début à la fin, Peter Schlemihl est seul.

Cochonfucius

Plus fort que Pégase

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Le grand pédalosaure, un être plein de vie,
Sur deux roues à rayons équilibre son corps.
Pégase est imposant, mais cet monstre est plus fort,
Car il a des mollets que les dieux lui envient.

Il roule sans freiner dans la plaine obscurcie,
Laissant derrière lui le chariot de la mort.
Son très noble destin s’accomplit dans l’effort,
Quel que soit l’adversaire, il gagne la partie.

Son esprit est subtil, par la course formé,
Par la beauté du jour vivement enflammé,
Rouler, telle est sa foi, telle aussi son essence.

L’éternel mouvement dont il est animé
A fait que de la Muse il est le plus aimé,
Elle qui toujours eut le goût du Tour de France.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

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