Ambiprêcheur

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L’ambiprêcheur transmet des vérités rimées ;
Son style relevé, sa rigoureuse ardeur
Triomphent aisément des diables sans pudeur,
Et de ses auditeurs les âmes sont charmées.

Or, leur soif de péché se trouvant désarmée,
Dans l’antique sagesse ils trouvent leur bonheur ;
Je les vois progresser dans la voie de l’honneur
Qu’aux saisons de jadis leurs parents ont aimée.

Le prêche leur apprend ce qu’ils ne savaient pas,
Leur fait redécouvrir les choses d’ici-bas,
Vers des lieux étonnants leur conscience est ravie.

Car cet ambiprêcheur a de beaux sentiments,
Son coeur est inspiré, tel celui d’un amant,
Son langage exécute une danse de vie.

Cochonfucius

Ambijumart de gueules

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Le rouge ambijumart n’a besoin de personne,
La lune et le soleil sont ses seules amours,
Maîtresse de ses nuits et seigneur de ses jours.
Il ne connaît ni dieu, ni diable, ni madone.

Qui dira s’il est pur, et si son âme est bonne ?
Nous savons que sa robe est faite de velours
Et que ses fins sabots produisent un bruit sourd ;
Qu’il n’a pas un regard pour la jument mignonne,

Qu’il ne désire point contempler ses enfants,
Que jamais pour l’amour il ne prend fait et cause,
Vraiment, l’ambijumart est un bestiau morose.

Et peut-être, ce monstre appartient au néant
Qui procure à son corps la fraîcheur infinie,
Une vie dans la mort et la mort dans la vie.

Cochonfucius

Steppenwolf

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Le loup de la steppe, un loup véritable,
Chasse sur la pente et dans le ravin ;
Au coeur de la steppe, un dahut s’en vint,
Un gibier pareil est-il profitable ?

Le dahut, peut-être, on le chasse en vain.
Animal farceur et peu charitable,
Son déséquilibre est bien redoutable ;
Je crois qu’il l’obtint par décret divin.

Or, le prédateur et sa panse vide
S’en vont maudissant le monstre perfide
Dont a retenti le cri discordant.

Camarade loup, tu n’es pas prospère ;
Auras-tu les proies que ton ventre espère ?
Ton coeur le demande au soleil ardent.

Cochonfucius

 

L’intérieur du reflet

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Le miroir reflète un mystère,
Le monarque en reste ébahi :
Lui qui règne sur des pays
Craint ce prodige élémentaire.

Le miroir montre un monde austère
Où les vivants sont engourdis ;
On n’y voit pas le paradis,
Mais pourtant c’est une autre Terre.

Le cadre qu’on tient d’une main
Contient l’infini des chemins,
Un peu d’amour, un peu de haine,

Plusieurs renards, quelques corbeaux,
Des chapelles et des tombeaux,
Une mer, avec des sirènes.

Cochonfucius

Trois oiseaux d’or

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Les âmes des oiseaux, de poésie éprises,
Sur l’antique recueil aiment bien se pencher,
Qu’elles vont déchiffrant à l’ombre d’un rocher,
Vieux livre contenant de plaisantes surprises.

La page que soulève et que tourne la brise.
Porte une encre de sable, agréable au toucher ;
Une énigme parfois, dont on aime chercher
Le fin mot qu’obscurcit la métaphore grise.

La solitude à trois est un bienfait pour eux ;
De nul autre trésor ils ne sont désireux
Que du livre où ils font d’étranges découvertes.

La versification n’est pas un art perdu,
Un témoignage en est par ces oiseaux rendu,
En leur plumage d’or qu’ornent des ailes vertes.

Cochonfucius

 

Sirène hauturière

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La sirène est rêveuse et n’est pas endormie :
«Sirène, réponds-nous, que pouvons-nous pour toi ?»
La belle nous ignore, on n’entend point sa voix,
Il serait malaisé de s’en faire une amie.

«Sirène, saurais-tu soigner nos maladies ?»
De telle créature un silence a son poids,
Elle veut être seule, et nul ne sait pourquoi ;
Cette dame, pourtant, n’est pas une étourdie.

Mais peut-être, elle attend que vienne un fils de roi,
De ces princes charmants qu’on ne voit qu’une fois,
De ceux qui ont pour eux la grâce et la puissance.

Donc, nous repartirons aux liquides chemins,
Sauf si par aventure et par un coup de chance
Nous reçoit le triton, notre cousin germain.

Cochonfucius

Seigneur Aquatique

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Le seigneur aquatique est des épaves maître ;
Un océan le sait, les siècles le sauront,
C’est un vaillant guerrier, vainqueur sur tous les fronts,
Car le moindre combat fait son triomphe naître.

Il a mille barons, dont pas un ne fut traître :
Puissant est le rameau quand solide est le tronc.
Les nobles des grands fonds ne sont pas des larrons,
À la royale cour, ils sont fiers de paraître.

Ils ont de beaux poissons, par immenses troupeaux,
Une gloire embellit leur écailleuse peau,
Un espadon d’argent les bénit de sa lance.

Ils dorment à présent, ne faisons pas de bruit,
Car ils aiment songer dans le plus pur silence,
Dans leur éternité, dans la mer, dans la nuit.

Cochonfucius

Voracité d’une coccinelle

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Se nourrit-elle de lumière
Ou de fine poussière d’or ?
Elle apporte plutôt la mort
À la foule puceronnière.Boit-elle des litres de bière
Ou des alcools plus ou moins forts ?
Elle abreuve plutôt son corps
De fine rosée printanière.

Ce breuvage la rafraîchit ;
Et de l’herbage elle surgit
Pour s’envoler à l’aventure.

Vers le firmament s’élevant,
La coccinelle dans le vent
Semble régner sur la nature.

Cochonfucius

Cygne d’étang

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Exhibant sa blancheur à la saison nouvelle,
Il couve du regard le terroir qu’il chérit ;
Car ce n’est nullement un cygne de Paris,
Mais du plus bel étang, celui des demoiselles.

Envers cet emplumé, la vie n’est pas cruelle,
Il s’abreuve au ruisseau qui jamais ne tarit,
Puis il pêche la carpe, et point ne dépérit ;
Ce n’est pas un bestiau qui mange à la gamelle.

Il remercie le ciel à chaque jour nouveau,
La douceur de la brise et la fraîcheur de l’eau,
Bien satisfait d’avoir ce que son coeur demande.

Vivre comme cela, ne jamais trop penser,
Laisser les jours s’enfuir et les poissons danser,
C’est ce que le bon sens du cygne recommande.

Conchonfucius

Seigneur griffon d’or

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C’est le Seigneur Griffon, puissante créature,
Ange majestueux, du haut du ciel jeté,
Dont le pelage d’or est de toute beauté,
Dont est dure la griffe et forte l’ossature.

Car ce monstre volant, à la noble figure,
Par les vices du temps ne sera point tenté,
Son corps et son esprit sont en bonne santé,
Ses ailes dans le vent sont de belle envergure.

Atteindre l’horizon, voilà quel est son jeu,
Aller jeter un oeil sur le jardin de Dieu
Aux beaux fruits rayonnants, aux terrasses fleuries.

Pour la consolation de ce griffon rêveur,
Dieu lui propose un verre, il trinque en son honneur,
Et le diable s’invite en cette beuverie.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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