Michel le scribe

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Il possède pour lui notre alphabet de France
Dont les subtilités sont mille petits riens,
C’est un trésor sans nom, un fort étrange bien,
Un appareil magique, éloigné d’ignorance.

Mais l’archange Michel est loin des imprudences,
Je le connais un peu, son prénom est le mien,
Or, son état civil, ne ne sais où il se tient :
Les racines du ciel, quelle est leur provenance ?

Croire au gentil Michel, c’est un acte de foi !
J’installe son portrait à Bordeaux, sous mon toit,
Pour que tous mes lecteurs en rendent témoignage.

Des lecteurs, aujourd’hui, en est-il, en voit-on !
Le plus subtil d’entre eux, c’est mon cousin Platon,
Maître d’écosystème, expert en mille usages.

Cochonfucius

Sagesse du paresseux

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Le paresseux géant vide un verre, sans bruit,
Et la vie, tout d’un coup, lui devient moins amère ;
La bouteille en son coeur éveille des chimères
Que charme la saveur du bon alcool de fruits.

Il arbore un sourire, et, dans son oeil qui luit,
Nous voyons resplendir l’ivresse coutumière :
L’animal que nourrit cette douce lumière
Accepte les bonheurs du jour et de la nuit.

Donc imiterons-nous le repos de la bête ?
Oui, c’est un peu l’idée que nous avions en tête,
Goûtant paisiblement cet innocent plaisir.

Paresseux en boisson peut trouver assurance,
Dont la composition est de bonne espérance ;
Il ne veut contredire à son propre désir.

Cochonfucius

Une proclamation

trouville

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Au début de sa vie, le poète chantonne,
Trouvant bonne saveur à chacun de ses jours ;
Il dit que les saisons ne sont point monotones,
Car chacune des quatre est le temps des amours.

Puis son printemps s’enfuit, son été l’abandonne,
Son ciel devient porteur de gros nuages lourds ;
Il s’aperçoit alors que c’est déjà l’automne
Et qu’il voit s’approcher la fin de son parcours.

Ce n’est pas pour si peu que son désir s’écroule,
Comme une forte nef, il ne craint point la houle ;
Il reste maître à bord de son monde flottant.

Son âme, en son hiver, restera printanière ;
De l’amour il tiendra bien haute la bannière,
Fredonnant ce poème en son dernier instant.

Cochonfucius

Seigneur Tridextre

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C’est le Seigneur Tridextre, un roi de Poésie,
Qui, devenu ermite, habite la forêt
Où la clarté du ciel est toujours obscurcie,
Il vit loin de la ville et n’en a pas regret.

Il ne regrette pas les jours de frénésie,
Ni le noir grouillement des conseillers secrets,
Ni les plats du palais, capiteuse ambroisie ;
Le monarque a lâché tout cela, par décret.

Il n’est point vagabond, tel l’Ulysse d’Homère ;
Il n’a qu’un vieux costume à la mince épaisseur
Et le royal foulard que lui offrit sa mère.

La forêt multiplie les instants de douceur
Dans laquelle, jadis, il vint, avec sa soeur,
Ayant séché les cours de l’école primaire.

Cochonfucius

Ambicaprin

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Voici l’ambicaprin, qui drague patiemment,
Atteignant chaque jour l’inaccessible cime,
Poussant sa favorite en ses retranchements,
Devenant un héros pour gagner son estime.

Jamais l’ambicaprin n’agit sournoisement,
S’il est des exceptions, elles sont rarissimes
Et ne se disent point. C’est un si fol amant,
Un vainqueur si charmant, un roi si magnanime !

S’il surgit, au grand jour, la biquette s’exclame :
« C’est toi ! je t’ai cherché, facétieux Arlequin,
Et je te trouve ici ! Allons ! Quel grand coquin !»

Il a noté déjà cent noms sur son programme ;
A-t-il assez de jours, a-t-il assez de nuits ?
Et sera-t-il un jour un séducteur séduit ?

Cochonfucius

Noble seigneur des oiseaux

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Il quitte la montagne et survole les flots,
Planant loin des poissons, parmi les angelots ;
Plumage merveilleux, plus brillant qu’une armure,
Bec dont plus d’un rival redoute la blessure.

Il prend l’agneau candide au coeur de son enclos,
(Mais, s’il n’en trouve pas, il dévore un mulot) ;
Lui, seigneur des oiseaux et d’autres créatures,
Pour ses vastes bienfaits remercie la nature.

Qu’il est charmant à voir, qu’il a joyeuse mine !
Il fait battre son aile, et le jour s’illumine,
Son royaume est sur terre et surtout dans les cieux.

D’or léger et subtil ce monarque s’habille,
Liesse et loyauté en son noir regard brillent ;
Le sol a ses démons, les oiseaux ont leur dieu.

Cochonfucius

Macrolézard

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C’est le macrolézard, un animal moqueur !
Non pas un vieux dragon qui d’âge se patine,
Mais un seigneur subtil, une âme florentine
Qui par un grand sourire impose sa rigueur.

Bien vif est son esprit, bien robuste est son cœur ;
Jeune, il n’avait pas peur d’une version latine,
Ni du grand-père Hugo, non plus de Lamartine,
Les livres du passé lui sont douce liqueur.

Que nous offrira-t-il, en son heure de gloire,
Quelle forte potion peut-il nous faire boire,
En connaît-il le goût, ce lézard, notre ami ?

Avec nul dirigeant ma plume n’est sévère :
Toute ma politique est faite autour d’un verre,
Venez, macrolézard, je vous offre un demi.

Cochonfucius

Cosmographie obscure

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La nébuleuse aux cieux s’étale,
Imperceptible est sa clarté :
Même la galaxie est pâle
Qui produit des photons lactés.

Comète en forme de sandale,
On ne peut te voir graviter ;
Ta route est intersidérale,
Ton char n’est jamais arrêté.

Grand-oncle porphyrogénète,
Prêtez-moi donc vos instruments,
Je veux découvrir des planètes ;

Je veux sonder le firmament
Tout en buvant quelques canettes,
Innocent rafraîchissement.

Cochonfucius

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Ange naturiste

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Il ne se couvre point lorsque la saison change,
Tout au long de l’année, l’ange se montre nu
Devant quelques démons, devant des inconnus,
Devant tous les miroirs, quelle démarche étrange !

Le naturisme est-il admissible chez l’ange,
Ne contredit-il pas la loi de sa tribu,
Faut-il être indulgent si cet ange a trop bu
(Ou qu’avec Dieu sait quoi son âme se mélange) ;

Mais ce n’est pas à moi d’aligner des griefs ;
L’ange, qu’il soit au ciel ou dans un bas-relief,
Ce n’est qu’une illusion dont notre vision s’orne,

Comme le sont aussi les démons très obscurs,
Et cette vaine image à m’abuser se borne,
Mythe dans l’autrefois, néant dans le futur.

Cochonfucius

 

Voyage du gyrovague

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Marchant le long du bas-côté,
Découvrant la nature en fête,
Je croise des gens, puis des bêtes
Et des candidats-députés.

Dans dix jours, ce sera l’été,
Bonne saison pour les poètes ;
De nul trésor ne vais en quête,
Sinon d’une tendre beauté.

Dans la nuit, j’ai rêvé de femmes,
J’ai traduit le Livre des Flammes,
J’ai distingué le Bien du Mal.

Le jour, je ne fais pas grand-chose,
Je bois un coup, car c’est normal,
J’écris en vers, je parle en prose.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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