L’acteur

l'acteur

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Il fait renaître les plus grands personnages et
Met sur la scène de la vie des tragédies
Qui toujours nous bouleversent jusqu’aux larmes et
Il peut nous faire tous pleurer de rire aussi.

L’acteur sait nous divertir même si nous ne
Sortons pas tout à fait indemnes d’une telle
Rencontre car il fait vibrer les cordes que
Nous soupçonnons à peine, ce sont les plus belles,

Les plus intimes et donc les plus fondamentales.
L’acteur met en musique nos vies, crée un bal
Où l’on apprend le prix de la vie qui oscille

Entre la joie et la souffrance, il est comme un
Frère, un ami, un guide, il rassemble tout ceux
Qui ont soif d’intégrité et reste avec eux.

Pierrette

Vigne de sinople et d’autrefois

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Mon oncle vigneron, dont j’ai perdu l’adresse,
Les figues de chez toi sont douces à manger ;
Ton jardin de jadis me devient étranger,
Lui qui fut un abri pour mes jours de paresse.

La vigne d’autrefois, ma muse et mon hôtesse,
Fut, en ce temps lointain, mon gîte pour songer ;
Et toi, tu en tirais un petit vin léger
Qui donnait de la joie et jamais de tristesse.

Par dizaines, pourtant, ont passé les saisons,
Je n’ai jamais revu l’enclos ni la maison
Où nous étions nourris de ces fruits délectables.

S’éloigner, s’affaiblir, tel est bien notre sort ;
Mais je ne porte point le deuil des instants morts,
Trouvant dans leur mémoire un plaisir véritable.

Cochonfucius

Majestueux, mais virtuel

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Il est royal, mais régner il n’a pu,
Car il fut tôt soumis par une Dame ;
Seul, cet amour survécut en son âme
Et c’est douceur, dont son cœur fut repu.

Plus que la neige, et que l’ardeur du feu,
Ce sentiment le glace, et puis l’enflamme ;
Mais qui pourrait lui adresser un blâme,
Nous sommes tous faits ainsi, quelque peu.

Il est certain que sa vie est heureuse,
N’étant jamais triste ni douloureuse,
Il a compris que tout lui vient à point.

Bien rarement à son royaume il pense :
Ce qu’il n’a plus, son bonheur le compense,
Ce brave roi qui ne gouverne point.

Cochonfucius

 

Ambisphinx de sinople

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L’ambisphinx, ignorant la volupté charnelle,
Se croit fort différent des misérables chiens
Que Cupidon, parfois, entrave de son lien.
Il ne rêve jamais de muses criminelles

Qui lui feraient subir une étreinte mortelle :
Et son esprit, sans doute, est plus pur que le mien
Qui tant de fois, jadis, s’est éloigné du bien,
Projetant vainement de se montrer fidèle.

L’ambisphinx sait tenir un modeste discours
Pour accorder sa grâce, ou promettre un secours,
Pour calmer la douleur et rendre l’espérance.

Telle est donc le statut de l’ambisphinx moyen,
C’est un aimable monstre, un brave citoyen,
Et puis, moi, je lui trouve une belle apparence

Cochonfucius

Seigneur des arbres morts

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L’arbre s’est desséché, mais il n’est pas tombé.
Sa dryade, peut-être, a le sourire aux lèvres,
Rêvant du petit troll par sa chasse absorbé
Ou du faune ingénu qui joue avec les chèvres.

Par son viril trépas, le chêne est adoubé,
Car un arbre défunt n’est pas un arbre mièvre ;
Jamais plus ses rameaux ne se pourront courber,
Sa forme est d’un sculpteur ou d’un vaillant orfèvre.

Moi, j’aime fréquenter cet espace boisé
Où mes chers écureuils semblent apprivoisés,
Où l’écho bienveillant accueille mes délires.

Ce bois est un totem, pas un épouvantail,
La feuille du voisin lui fait un éventail ;
Arbre, nous te nommons berger de nos sourires.

Cochonfucius

 

Oiseau blanc

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C’est un oiseau de rêve, un oiseau de romance,
Le soleil se reflète en son plumage blanc ;
Il aime contempler son beau reflet tremblant
Dans un grand lac d’azur, lorsque le jour commence.

Il n’est jamais perdu sur cette Terre immense,
Il ne craint point l’assaut des carnassiers mordants;
Le long de son parcours, jamais ne se perdant,
Il visite les lieux dont il a souvenance.

Ses enfants sont nourris des meilleurs fruits, toujours,
Des pommes du jardin qu’il cueille au long du jour,
Sans prêter attention au serpent prophétique.

Puis on l’entend chanter sa prière en latin,
(Mais il ne croit en rien, cet oiseau plaisantin) ;
Les gens, pour l’écouter, s’assoient sous les portiques.

Cochonfucius

Un dinosaure à pantoufles

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Trop âgé pour aller s’amuser en troupeau,
Trop affaibli pour être un bon pêcheur d’épaves,
Ce vieillard sort un peu de bon vin de sa cave,
Car il boit à demeure, et non plus au tripot.

Il a pour vêtements de légers oripeaux,
Pas souvent repassés, mais quand même, il les lave ;
Le soleil et la pluie, jamais il ne les brave,
Il reste en son abri, comme font les crapauds.

Or, cette humble maison dont nul voisin n’approche
N’abrite ni rancoeur, ni regret, ni reproche ;
Juste un vieillard pensif avec son saint-frusquin.

Et s’il me plaît d’en faire un ténébreux royaume,
Vous pouvez voir en moi son souverain fantôme,
Régnant sur la poussière et sur quelques bouquins.

Cochonfucius

Un coin de plage

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Les nuages sont lourds,mais ils ne sont pas tristes ;
Ils survolent la plage avec tout leur amour,
Mais ne leur dites rien, les nuages sont sourds,
Ils sont un peu distants, mais ne sont pas autistes.

Ils arborent parfois des reflets d’améthyste,
Quand les envoie ici l’océan par temps lourd ;
Faudra quitter la plage en un délai bien court,
Si Neptune à verser des trombes d’eau insiste.

Le sable sous nos pieds, qui jamais ne ternit,
Des jardins d’autrefois rappelle un peu les charmes ;
Le ciel lui donne une âme et le gros temps, des larmes.

Car le sable est symbole, aussi, de l’infini,
Et, quand vous observez une vague qui tremble,
Le sable vous dira : «Dieu s’amuse, il me semble».

Cochonfucius

Petit lion-chevalier

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Sur la piste pierreuse, il chemine, pensif,
En se remémorant des légendes bretonnes ;
Le paysage est terne et presque monotone,
À peine y croise-t-on un vieux mulet poussif.

Le chevalier n’a pas de gestes compulsifs,
Il est rempli de paix, comme un arbre en automne,
Prédateur plein d’humour, dont l’esprit nous étonne,
Chevalier bien tranchant, petit lion corrosif.

Il croit que le désert est trop immense, et triste ;
Il le préférerait avec de vertes pistes
Ou bien, à la rigueur, des bases de loisirs.

Marche sans te lasser, héros insaisissable ;
La trace te suivra de tes pieds dans le sable,
Effacée cependant par un traître zéphir.

Cochonfucius

Animaux des cimes

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Je les vois se dresser auprès d’un sommet vert,
L’isard et l’éléphant, partis loin des bocages ;
Ils ne sont point de ceux que vous mettez en cage,
Ils ont pour domicile un grand bout d’univers.

De verdoyant gazon les monts se sont couverts ;
Les grands boeufs volontiers en feraient leur pacage ;
Et la grenouille brune, au fond des marécages,
En rêve quelquefois, dans son sommeil d’hiver.

Aux cimes d’alentour la brise se lamente ;
À l’horizon lointain s’esquisse une tourmente
Que semblent escorter d’immenses oiseaux gris.

L’été rayonne aussi sur le vieux cimetière
Qui se blottit au pied de la montagne fière
Où d’un sombre corbeau nous entendons le cri.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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