Bouc gyrovague

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Je suis un bouc, loin d’être un veau,
Ma renommée n’est point surfaite ;
Je suis plus vaillant qu’un poète,
Et puis je n’ai pas peur de l’eau.

J’aime, cela n’est pas nouveau,
Que les chevrettes soient discrètes ;
Et que ma barbe de prophète
Leur confirme que je suis beau.

Ce que raconte La Fontaine
Provient d’une source incertaine ;
Brave lectrice, n’y crois pas.

Comme étalon, je fais merveille ;
Je tiens cela de mon papa,
Dont le fantôme sur moi veille.

Cochonfucius

Oies du Capitole

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Ce sont gardiennes attitrées,
Qui nous furent d’un grand secours ;
Car elles veillent nuit et jour
Sur cette colline sacrée.

« Notre ville en est honorée »,
Dit le maire dans un discours ;
Il leur promit, pour faire court,
Leurs friandises préférées.

Cruels barbares sans merci,
C’est pour vous le temps des soucis ;
En vain priez-vous vos idoles.

Éloignez-vous donc, maraudeurs,
Vous vîntes pour votre malheur ;
Allez plutôt voir l’Acropole.

Cochonfucius

Arbor Felix

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J’ai pour dryade un diable noir
Dont la fourche est toujours brandie ;
Il me garde des incendies,
Ayant un magique arrosoir.

Je crois qu’il a d’autres pouvoirs,
Car son âme est vraiment hardie ;
Sa bravoure est même applaudie
Par le rouge soleil du soir.

Certains soirs, j’entends qu’on l’appelle ;
Ce sont, dans la vieille chapelle,
Des saints de bois qui l’aiment bien.

Saints et diable ensemble parviennent
À la taverne très ancienne
Où la bière est pour presque rien.

Cochonfucius

Oiseau de Spinoza

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Je vis dans le juste milieu,
Jamais dans le vagabondage ;
J’étais savant dans mon jeune âge,
Moins, maintenant que je suis vieux.

Au matin je scrute les cieux,
Au soir je contemple l’herbage ;
Je ne suis pas entomophage,
La coccinelle a dit « Tant mieux ».

Un arbre me dit des légendes ;
Mais sa dryade rit de lui,
Car elle n’en est pas friande.

Je sens que s’approche la nuit,
Au nord, un étrange astre luit ;
Son noir éclat baigne la lande.

Cochonfucius

Saint Gambrinus

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J’aime boire, et je parle peu,
Sauf, parfois, lors des grandes fêtes ;
J’ai des répliques toutes prêtes,
Je les place comme je peux.

Je vais bien, mais je me fais vieux,
« Neiges d’antan », dit un poète ;
Il dit ces mots que je répète,
Pourquoi chercher à faire mieux ?

J’ai bien bu, mais je bois encore ;
La bière en sa chope se dore,
Savoureuse en toute saison.

D’autres buveurs lèvent leur verre,
Qui le coude souvent levèrent ;
Les prochains sont pour la maison.

Cochonfucius

Tour du guérisseur

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Vers ce lieu des mourants se traînent,
Des gens touchés par le malheur ;
Le sorcier calme leur douleur
Grâce à de merveilleuses graines.

Une fée, qui fut sa marraine,
En fit un savant bricoleur ;
Il est bon vivant, beau parleur,
Il a séduit des souveraines.

Il traite les chagrins d’amour,
Non seulement par ses discours,
Mais par les talents qu’il déploie.

Soigner les anciens combattants,
Il me dit que c’est important ;
Au long du jour il s’y emploie.

Cochonfucius

Valets de l’ours

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Tombe la neige à gros flocons,
Bientôt viendra la nuit polaire ;
Les démons sous la lune claire
Boiront le vin de leurs flacons.

Jamais nous ne les attaquons,
Le grand ours interdit la guerre ;
Les diables remplissent nos verres
Et joyeusement nous trinquons.

Fort débonnaire est notre maître,
Il n’agit jamais comme un traître ;
Même, c’est notre bienfaiteur.

Les morses au loin se rassemblent ;
Qu’ils s’en aillent où bon leur semble,
Ces errata du Créateur !

Cochonfucius

La mer est profonde

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La nef tantôt plonge et s’élève,
Son équilibre est incertain ;
Le port est encore lointain,
Cette aventure semble un rêve.

Lointaines sont aussi les grèves
Dans la lumière qui s’éteint ;
Notre but n’est jamais atteint,
L’horizon s’éloigne sans trêve.

Le vieux Neptune se permet
Un jeu qui ne finit jamais ;
La chose lui est coutumière.

Marins, nous sommes sous sa loi ;
Notre coeur est de bon aloi,
Qui, la nuit, croit à la lumière.

Cochonfucius

Lord Crab

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Je ne fais pas dans la dentelle,
Un rocher me sert de palais ;
Ne me dis pas que je suis laid,
Fort belle est mon âme immortelle.

Je souris quand je me rappelle
Le mal d’amour qui me brûlait ;
J’offrais de ravissants galets
À la crabette la plus belle.

Les pêcheurs avec leur bateau
Pour nous prendre se lèvent tôt ;
C’est à l’aube qu’ils appareillent.

Mais il ne m’auront pas, c’est clair :
Ils iront, ça m’en a tout l’air,
Au port vider quelques bouteilles

Cochonfucius

Saint Bougrelas

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Que signifie ma sainteté ?
Dis-moi, quelle en serait la cause ?
Je ne comprends rien à ces choses,
Obscure est la divinité.

Les vieux récits qu’on m’a contés,
Je ne dis pas qu’ils m’indisposent ;
Le paradis qu’on nous propose
Semble un lieu de toute beauté.

Mais je ne suis qu’un saint barbare,
Que je fasse du bien, c’est rare,
Je ne suis guère utile à Dieu.

Je veux garder les pieds sur terre,
Tout au moins, comme sursitaire,
Je veux faire attendre les cieux.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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