Poisson de la Pléiade

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Poisson plus fort que les taureaux,
Lui qui n’a pas moindre vitesse ;
Cet ennemi de la mollesse
Peut chanter mieux que les oiseaux.

Maître du royaume des eaux,
Il en séduisit la princesse ;
Il la combla de ses largesses
Et lui fit un nid de roseaux.

Pour lui, la sorcière chenue
Redevint la jeune ingénue
Chantant de nostalgiques airs.

Puis il a choisi pour maîtresse
Une bizarre prophétesse,
La sauterelle du désert.

Cochonfucius

Plumes et cornes

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Je suis le bel Ange-Taureau,
Un vrai recordman de vitesse ;
Je vis ma vie dans l’allégresse,
Je suis plus léger qu’un oiseau.

J’aime aussi draguer, sous les eaux,
Une sirène enchanteresse ;
Nous échangeons quelques caresses,
Elle aime embrasser mon museau.

Je suis massif, elle est menue,
Elle est fragile et presque nue,
Mais ferme comme un bloc de fer.

Nous sommes d’égale noblesse,
Un ange avec une diablesse,
Noces du ciel et de l’enfer.

Cochonfucius

Plumes de juin

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Plumes par l’amour animées,
Ou même par d’autres émois ;
Les muses proposent des lois
Pour leurs promenades rimées.

Ils semblent partis en fumée,
Les petits bonheurs d’autrefois ;
Mais leur remembrance, ma foi,
N’est pas encore consumée.

Tout est changé, rien n’a changé ;
Cette année, tu dois vendanger,
Comme les années précédentes.

Lis les mots des poètes morts,
Car ces défunts sont restés forts
Et leur flamme est toujours ardente.

Cochonfucius

Sagesse de l’astronaute

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J’évite certaines planètes,
Je redoute les malfaiteurs ;
Sur Vénus sont de gros menteurs
Impertinents et malhonnêtes.

Sur Mars, ils sont foutrement bêtes
Et salement provocateurs ;
Ils parlent aux explorateurs
Mais c’est pour se payer leur tête.

Je ne veux pas de ces escales,
Car je les trouve inamicales ;
J’exècre ces démons pervers.

Je rencontre moins de problèmes
Quand je quitte notre système
Solaire, et parcours l’Univers.

Cochonfucius

Costume de calcaire

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Dans l’herbe un escargot voyage
Vers d’assez proches horizons ;
Il va sans hâte, il a raison,
Il ne court pas comme un sauvage.

Il traverse un plaisant herbage,
Bien verdoyant pour la saison ;
Il porte sur lui sa maison,
Mais il n’a pas d’autres bagages.

Il n’est pas jeune, il n’est pas vieux,
Ce monde est plaisant à ses yeux ;
Il sourit sous une pluie fine.

Il se lève tôt le matin,
Comme font les bénédictins ;
Il ne chante point les Matines.

Cochonfucius

Alpha Soricis

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Étoile distante et sereine,
J’ai quelques planètes sans eau ;
Elles m’appellent leur marraine,
Car j’ai veillé sur leurs berceaux.

Elles n’ont que d’arides plaines
Que ne parcourt aucun ruisseau ;
Tu n’y verras nulle fontaine,
Tu n’entendras aucun oiseau.

Mondes abandonnés des dieux,
Vainement parcourant les cieux ;
Ils n’auront point d’Adam ni d’Ève.

Je suis l’astre sans horizon ;
Cet univers est ma prison,
Mon existence, un mauvais rêve !

Cochonfucius

Planète Fivandra

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Ici, pas le moindre sentier,
Pas la moindre flamme qui brille ;
Aucun insecte ne sautille
En nul endroit, ça fait pitié.

Ici, nul fils de charpentier,
Ici pas de Sainte Famille ;
Pas de bestioles qui fourmillent,
Pas d’amour et pas d’amitié.

Tu n’y verras aucun troupeau,
Ni nul endroit pour boire un pot ;
Non plus de femmes ni de filles.

Tu n’entendras aucun corbeau ;
Un tel endroit n’a rien de beau,
Dès que je peux, je décanille.

Cochonfucius

Arbre de vie

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Vois comme ma ramure est belle,
C’est fort et ce n’est pas trop lourd ;
Je suis la vie, je suis l’amour,
Je suis l’esprit qui se rebelle.

Ma beauté n’est pas éternelle,
Les jours se suivent, le temps court ;
Contre cela, pas de recours,
Car nos trois Parques sont cruelles.

Je vois les hommes en troupeau
S’occuper à des choses vaines,
Gagner du fric, sauver leur peau.

Ces malheureux perdront leur peine,
La fatalité les entraîne ;
Ça ne trouble pas mon repos.

Cochonfucius

Prendre un pot

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Dans un recoin du Finistère
Se trouve un modeste troquet ;
Je n’y bois pas de Tariquet,
Mais plutôt du rouge ordinaire.

C’est un village sans mystères,
Bien pauvre, mais assez coquet ;
Il ont pour chiens de vieux roquets
Que j’entends rarement se taire.

Dans la rue passent des grands-mères
Dont la vie ne fut point amère ;
Un prêtre admire leurs chapeaux.

Elles boivent après la messe ;
Le tavernier fit la promesse
De souvent leur offrir un pot.

Cochonfucius

Pont du Loup

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Je suis fait de noble calcaire,
Je suis solide et je suis beau ;
Je vaux bien le pont Mirabeau
Que nous chantait Apollinaire.

Bâti par un loup solitaire,
Je suis né d’un sacré boulot ;
Je m’allonge au-dessus de l’eau
Ainsi qu’une voûte légère.

Douce est la nuit, tendre est le jour,
Passent au ciel des luminaires ;
Paisibles sont les alentours.

Jours de soleil, jours de tonnerre,
L’horloge tourne et le temps court ;
Je suis déjà bicentenaire.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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