L’ange Kobal

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Je suis gardien de vos vies brèves,
Pauvres humains désemparés ;
Je vous aide à vous préparer
Au repos dont votre âme rêve.

Un dernier soleil d’or se lève,
Des mots sacrés sont proférés ;
Tous les morts seront transférés
Vers les secteurs dont ils relèvent.

Le dernier soleil d’or s’éteint,
Plus de soirs et plus de matins ;
L’univers en trou noir se change.

Pour les perdants, pour les vainqueurs,
La bienveillance est dans mon coeur ;
Je vous comprends, je suis votre ange.

Cochonfucius

Arbre de légende

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Je suis dans votre Histoire Sainte,
Sans que mon nom soit précisé ;
En pommier je fus déguisé,
C’est d’un obscur scribe la feinte.

Mes branches ont subi l’étreinte
Des anneaux d’un serpent rusé ;
Le couple qu’il sut abuser
Fut expulsé de cette enceinte.

Ils ne perdirent pas leur foi ;
Même, ils en firent une loi,
Pour guider l’aventure humaine.

Ève un psaume nouveau chantait,
Adam ses légumes plantait ;
Ils aménageaient leur domaine.

Cochonfucius

Comète lunatique

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C’est un astre de folie
Qui traverse l’univers ;
Nullement il ne s’y perd,
Sa trajectoire est jolie.

Moi, quand je regarde en l’air,
J’oublie ma mélancolie ;
Ma tristesse est abolie,
Car je vois les cieux ouverts.

L’astre compte les saisons,
Le Grand Vide est sa maison ;
Il écoute le silence…

Lui qui semble pourchasser
Les images du passé,
J’admire sa nonchalance.

Cochonfucius

Octefeuille de sable

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J’existe, mais c’est dans tes rêves,
Je veille sur toi quand tu dors ;
Je n’ai pas d’âge ni de corps,
Toujours mes paroles sont brèves.

Je disparais quand tu te lèves,
Je n’aime pas le soleil d’or ;
J’aime les nuits du Pôle Nord,
Quel bonheur, ces six mois de trêve !

Moi qui sais, sans rien espérer,
Dans mes projets persévérer,
Je t’épargne quelques problèmes.

Humain, rien ne sert de courir,
Ni d’à tes savoirs recourir ;
Mais regarde bien en toi-même.

Cochonfucius

Notre Père Deux-Cornes

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Ce dieu cornu protège et sauve
Tous les vivants, car il est bon ;
Même en inframonde profond,
Même en de sordides alcôves.

Son père fut un diable mauve,
Un fort charitable démon
Qui refusait, avec raison,
De se conduire comme un fauve.

Notre Père, il est tout-puissant,
Il n’est jamais concupiscent ;
Sa bienveillance, elle est sans bornes.

Il est fort, mais il se fait vieux
Depuis le temps qu’il est aux cieux ;
Son beau sourire devient morne.

Cochonfucius

Fontaine de juillet

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La canicule est accablante,
Ça chauffe comme dans un four ;
À nos plaintes le Ciel est sourd,
La rue Pelleport est brûlante.

La promenade est éprouvante,
Invivables sont nos séjours ;
Les nuits sont pires que les jours,
Ce dont nos âmes s’épouvantent.

Le soleil n’est jamais lassé,
Semble-t-il, de nous menacer ;
Je ne sais quel démon l’y mène.

Pourtant, ce fléau passera,
Qui de notre ciel s’empara ;
Point n’est la Nature inhumaine.

Cochonfucius

Poisson de Tarkovski

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Je suis plus joli qu’un corbeau,
Je me garde des hérésies ;
Mais je suis plein de fantaisie
Grâce à mon fertile cerveau.

Je sais des chants d’Andalousie,
Quelques anciens, quelques nouveaux ;
Une ondine les trouve beaux,
L’ondin montre sa jalousie.

La rivière a goût de vin blanc,
Ce détail est assez troublant ;
Ce cours d’eau n’est pas ordinaire.

Un faune, au lieu d’aller au bar,
Vient boire ici, quand il est tard,
Sous les naturels luminaires.

Cochonfucius

Penseur nocturne

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Je vois le néant, je vois l’être,
Je les confonds certainement ;
Le doute que cela fait naître
Se transforme en étonnement.

Cette vie n’est pas un roman,
Nous avons peur de disparaître ;
Nous ne savons quand ni comment,
C’est le hasard qui en est maître.

La pensée dissipe l’ennui
Et le rêve embellit la nuit ;
Deux trésors que rien ne remplace.

Mais ce sont des biens virtuels,
Eux qui n’ont rien de factuel ;
Dans les fantasmes je les classe.

Cochonfucius

Saint Bioz

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Je suis fort, j’ai de qui tenir,
Mon père fut céphalophore ;
De ce jour-là, je garde encore
De fort émouvants souvenirs.

C’est Dieu qui, pour nous affermir,
Quelques épreuves élabore ;
Il peut, comme le fit Pandore,
Un lot de tourments nous offrir.

À lui s’en remettent nos âmes ;
Craignant d’inframonde la flamme,
Désirant la félicité.

Une prière est un poème
Dont la force est dans sa beauté ;
Le Créateur aime qu’on l’aime.

Cochonfucius

Sainte Crosse

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D’une prière matinale
Surgit un éclat smaragdin ;
Celui des vertus cardinales
Éclairant le premier jardin.

Lilith, à l’âme virginale,
Prononce des mots anodins ;
Ève se montre originale
En ayant des propos badins.

Réponse d’Adam, bredouillée,
Puis, par un scribe gribouillée,
De quoi faire rire les morts.

En un très vieux livre repose
De ces trois ancêtres la prose
Bénie par une crosse d’or.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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