Arbre tranquille

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Cet arbre, c’est un bon vivant,
Un peu perdu dans ses pensées ;
Il songe à des saisons passées,
Il se les raconte en rêvant.

Dans l’éclat du soleil levant
Danse la dryade insensée ;
Joyeuse, elle s’est avancée
Vers le faune aux yeux émouvants.

L’arbre rit de cette folie ;
Ces créatures sont jolies,
Et qu’importe leur déraison…

La poésie nourrit leurs âmes ;
Ne dis pas que c’est un poison,
Car moi, j’en offre aux nobles dames.

Cochonfucius

Le baron Renard

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Je dévore perdrix et cailles,
Jamais rien de plus recherché ;
J’ai mon terrier sous un rocher,
Je m’y suis fait un lit de paille.

Jamais je ne livre bataille,
Je me garde bien des archers ;
Je prélève un peu de volaille,
Les campagnards en sont fâchés.

Je ne suis qu’un goupil sans gloire,
Je n’ai vraiment rien d’un héros ;
Pour seules armes, j’ai mes crocs.

De mes vers ne gardez mémoire,
Pas plus que du cri d’un perdreau ;
Je suis un être sans histoire.

Cochonfucius

Ange maritime

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Soyez heureux, braves marins,
J’accompagne vos aventures ;
Je suis bon, telle est ma nature,
Chaque démon des mers me craint.

Beau capitaine, sois serein,
Car je te sers sans forfaiture ;
Tu liras dans les Écritures
De quoi te rendre ton entrain.

Si la sirène t’importune
En chantant sous la froide lune,
Je peux te rendre ton repos.

Or, toi dont l’âme est vertueuse,
Toi dont les muscles sont dispos,
Poursuis ta course fructueuse !

Cochonfucius

Saint Jean-Claude Simon

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Il fut chercheur, il fut prophète,
Ce fut un homme raffiné ;
En gai savoir enraciné,
Il nous parlait comme un poète.

Jamais il n’abusait des fêtes,
Lui, le travailleur obstiné ;
Bien loin d’être un illuminé,
Il était bien clair dans sa tête.

Cette figure magistrale
Fut une autorité morale
Pour plusieurs chercheurs de tout bord.

Pas de monuments à sa gloire,
Mais à sa santé je vais boire
Un doux breuvage aux reflets d’or.

Cochonfucius

Une voile

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La belle nef porte un archange,
La barre est en de fermes mains ;
Sur son invisible chemin
Surgissent des récifs étranges.

Intangible est le pain qu’il mange,
Meilleur que celui des humains ;
Sur son atlas en parchemin
Les lignes et les formes changent.

Le vin qu’il boit te rendrait ivre,
Mais lui, ça l’aide juste à vivre ;
Il a déjà franchi sa mort.

Il s’endort sur un lit de flammes
Et rêve d’une voix de femme
Qui chante pour lui, pas trop fort.

Cochonfucius

Trois tours sur la colline

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Bien loin d’ici, je ne sais où,
Trois vieux ermites se reposent ;
Leurs trois demeures sont debout
Sur un grand tertre de grès rose.

Sont-ils des sages ou des fous ?
Ils n’ont écrit ni vers ni prose ;
De la bière ils aiment le goût,
Ils n’y connaissent pas grand-chose.

Ils ne jouent d’aucun instrument,
Ils ne lisent aucun roman ;
Ce sont trois vieux messieurs sans charme.

Restez dans votre obscurité,
C’est tout ce que vous méritez ;
Votre indolence nous désarme.

Cochonfucius

L’écriture est magique

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Vers enchantés, sorcière prose,
Savourez-les, frères humains ;
Celui qui de vin les arrose,
Je dis qu’il est en bon chemin.

Même quand l’auteur est morose,
À la plume il mettra la main ;
La vie n’est pas jonchée de roses,
Incertains sont les lendemains.

Les mots n’en font qu’à leur idée,
Parfois leur verve est débridée,
Mais il n’en ont aucun remords.

Amusette ou récit tragique,
Devinette, ou chant nostalgique
Ornant le chemin vers la mort.

Cochonfucius

Upupa

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Je vais chasser parmi les fleurs,
Les insectes font mes délices ;
Que m’importe qu’ils me maudissent,
J’avale ces petits râleurs.

Des survivants j’entends les pleurs,
J’entends qu’ils réclament justice ;
Cela ne leur est pas propice,
C’est Dieu qui permit leur malheur.

En Éden il plaça la pomme
Pour mettre à l’épreuve les hommes ;
Notre sort est entre ses mains.

Huppe je suis, la bien nommée,
Vermine est par moi consommée ;
Applaudissez, frères humains !

Cochonfucius

Créquier de juin

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Dryade, j’aime tes yeux verts,
J’aime ton sourire ineffable ;
C’est du lointain pays des fables
Que tu viens, d’un bel univers.

J’aime le faune, un peu pervers
Mais parfaitement respectable ;
J’aime aussi le loup redoutable
Et le mélomane pivert.

Je parle avec le vieil ermite,
Lequel jadis fut sybarite ;
En sagesse il est mon tuteur.

L’écosystème a ses mystères,
Le Ciel échange avec la Terre
Quelques clins d’oeil révélateurs.

Cochonfucius

Seigneurs des océans

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La nef arbore nos couleurs,
Poséidon se tient tranquille ;
Les manoeuvres nous sont faciles,
Nous sommes des gens de valeur.

L’aube rayonne de pâleur,
Les écoutes sont bien dociles ;
Notre barreur se montre habile,
Lui qui n’est pas un bricoleur.

Surgissent des palais de glace
Où démons et anges s’enlacent ;
Un tiède éclat baigne leurs corps.

Leur souverain nous offre à boire,
Nos verres sont pleins à ras bord ;
Vient encore un jour sans histoires.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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