Renard gris

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Vêtu de fourrure cendrée,
Du bois je me tiens à l’orée ;
Moi qui ne fais rien de pervers,
Je goûte ces ombrages verts.

Victimes par moi capturées,
Par qui serez-vous déplorées ?
Qui vous consacrera des vers ?
Toute médaille a son revers.

Dès que ma faim fut assouvie,
De tuer je n’eus plus envie ;
Qu’importent deux rongeurs, ou trois ?

Au nom des dieux, auxquels je crois,
Nul malheur ne me laisse froid ;
Je n’agis que pour ma survie.

Cochonfucius

Petit dieu carnivore

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Je mange, sans en avoir honte,
Quelques oiseaux, quelques rongeurs ;
J’élimine des ravageurs,
De cela tu dois tenir compte.

Je n’avale aucun mastodonte,
Mon estomac manque d’ampleur ;
Mais l’oiselle, malgré ses pleurs,
Je la dévore, elle et sa ponte.

Parfois je me nourris très peu,
Tout juste un campagnol, ou deux ;
Je n’ai pas de pain, ni de beurre.

Ça ne fait rien, je suis heureux ;
Qu’importe un repas plantureux ?
Je sais mieux employer mes heures.

Cochonfucius

Sagesse des oiseaux

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Nul oiseau n’a l’âme cruelle,
Ni l’aigle ni le passereau ;
Ni le vénérable corbeau,
Ni l’amoureuse tourterelle.

L’un prend un ami sous son aile,
L’autre me dit d’aimables mots ;
Le pinson prêche sous l’ormeau,
La grive boit sous la tonnelle.

Pour avoir sauvé la fourmi,
La colombe est sauvée aussi ;
La Fontaine en fit un poème.

Oiseaux qui savez l’art d’aimer
Sans pour autant vous enflammer,
Cent mille poètes vous aiment.

Cochonfucius

Chêne-barde

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Mots d’arbre lancés dans le vent,
Mots qui traversent mon écorce ;
C’est au vent qu’ils doivent leur force,
Lui que je remercie souvent.

S’en amusent les paysans,
Rudes gaillards au puissant torse ;
Leurs ancêtres vinrent de Corse,
De Bacchus ils sont partisans.

Le chant charme aussi les oiseaux ;
Sa mélodie n’est pas brutale,
Je la tiens d’un frêle roseau.

Le texte émane de ma sève
Que nourrit ma terre natale ;
Ou bien, tout cela n’est qu’un rêve.

Cochonfucius

Pagode

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Un édifice au loin se dresse,
Un démon dans son sous-sol vit ;
C’est lui qui les âmes ravit,
Qui les dérobe avec adresse.

Jadis, il eut de la tendresse,
Lui qui la vestale suivit ;
Mais, comme il en fut asservi,
Son coeur a maudit la traîtresse.

En vain lui parla Notre Dame
Pour tenter d’apaiser son âme ;
De tout amour il était veuf.

Prends donc garde à cet être louche ;
Il t’assommera, s’il te touche,
Comme un boucher assomme un boeuf.

Cochonfucius

Oiseau des confins

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Mon vol est un pur glissement,
Je plane en gardant le sourire ;
Je chante mieux qu’un oiseau-lyre,
Mon âme ignore les tourments.

Je me pose légèrement
Près d’une oiselle qui m’admire ;
J’ai deux ou trois mots à lui dire,
Qui sont pour elle un agrément.

Je vis au Pays des Merveilles ;
Soit que je dorme ou que je veille,
Je suis environné d’amour.

Les chemins sont jonchés de roses,
J’écris en vers et parle en prose ;
Ce sont de futiles discours.

Cochonfucius

Roi des ongulés

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Ce grand roi, c’est un bon danseur,
Il est léger sans être frêle ;
D’une élégance intemporelle,
Il nous charme par sa douceur.

Jamais il n’eut de professeur,
Son aptitude est naturelle ;
Il enchante les pastourelles,
N’en déplaise à son confesseur.

Son âme en rêverie perdue
Parcourt de vastes étendues ;
Il revoit les neiges d’antan.

De lui nous garderons mémoire ;
Il est de ceux qui font l’Histoire,
Disent nos rhapsodes chantants.

Cochonfucius

Loup qui plaisante

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Ce fauve est modeste, il est vieux,
Il voit venir l’heure mortelle ;
Mais d’amusantes bagatelles
De réconfort lui tiennent lieu.

Il dit que se moquer vaut mieux
Que d’être tristement rebelle ;
Il dit que les langues sont belles,
Qui savent refléter les cieux.

Une blague est comme un poème,
Moins pesante qu’un théorème ;
Elle peut transcender le temps.

Ce vieux loup les passe en revue,
Lui dont la mémoire est pourvue
D’un goût pour les neiges d’antan.

Cochonfucius

Moine sobre

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Chez moi ne sont nulles bouteilles,
Car j’ignore l’ébriété ;
Jamais je n’en serai tenté,
Mon ange gardien sur moi veille.

De cela, nul ne s’émerveille,
C’est ainsi que vient la clarté ;
Quand les démons sont écartés,
L’âme paisiblement sommeille.

La vie nous conduit à la mort,
Cela, je vous le dis bien fort ;
Pour l’homme et pour les autres bêtes.

La prière éloigne la peur,
Elle qui sait vider nos têtes ;
Pater Noster n’est pas trompeur.

Cochonfucius

Saint Coquillard

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Errant dont l’âme fut meurtrie,
C’est un vieillard un peu bancal ;
Lui qui fut un bel animal,
Il n’en reste que chair flétrie.

Presque vide est son écurie,
Il y somnole un vieux cheval ;
Avec l’âge, il devient frugal
Et peu lui chaut la pénurie.

Son ange gardien, scrupuleux,
Force son cerveau nébuleux
À sortir de sa nuit brumeuse.

Une écritoire en sa maison
Dont il use en toutes saisons,
Alignant des phrases fumeuses.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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