Au bocage

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Voici l’oiseau du bocage,
Qui toujours fait bande à part ;
Ses souvenirs sont épars,
Jamais il ne les partage.

Il parle un obscur langage,
Un dialecte léonard ;
Il n’est d’ailleurs pas bavard,
Ça lui donne l’air d’un sage.

Quant à ses amours, ma foi,
Cela change tous les mois ;
Ce sont vaines amourettes.

Il n’a guère de soucis ;
De ce qu’il fit jusqu’ici,
Nulle chose il ne regrette.

Cochonfucius

Calice de flammes

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Es-tu rassasié,
Roi cruel, roi de gloire ?
Que désire-t-il boire,
Ton imposant gosier ?

Le peuple extasié
Te prie dans la nuit noire ;
Ils font de toi mémoire,
Allumant des brasiers.

L’ermite a des pensées
Pour sa vie délaissée ;
Tu es son seul espoir.

Quelques démons farouches
Lancent des regards louches ;
Il brandit un miroir.

Cochonfucius

Je plane

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Loin des noires fumées,
Je glisse au long du jour ;
Mon âme est affamée
De gloire, et puis d’amour.

Ma danse accoutumée
M’entraîne en mille tours ;
Même des noirs vautours
Ma présence est aimée.

Vive la liberté !
L’espace illimité,
C’est ma seule maîtresse.

Je suis fier, je suis fort,
Le vent qui me caresse
Adoucira ma mort.

Cochonfucius

Manuel de métaphysique

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Prose que j’avais ignorée,
J’y passe quelques bons moments ;
Je lis, mais sans acharnement,
Cette oeuvre fort bien inspirée.

Je m’en amuse sacrément,
Plusieurs fables y sont narrées ;
L’auteur, contre vents et marées,
Livre son âme franchement.

Dans ce long recueil de pensées
Se trouvent des phrases sensées ;
Mais d’autres s’en vont de travers.

Cet auteur, qui n’a rien de mièvre,
Est un créateur d’univers ;
En la matière il est orfèvre.

Cochonfucius

Poisson Croquemitaine

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Je suis plus fort qu’une Armée Rouge,
Plus fort qu’un empereur chinois ;
L’océan tourne autour de moi,
Il m’accompagne quand je bouge.

Mon père fut un fort carouge,
À son trépas je devins roi ;
Je promulgue de justes lois,
S’appliquant même dans les bouges.

Mes ennemis sont pourchassés
Par des requins que j’ai dressés ;
Nul ne se risque à les combattre.

Quand la Mort viendra m’emporter,
Ils sauront me réconforter ;
Je quitterai ces eaux saumâtres.

Cochonfucius

Carali voit un éléphant

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Ce pachyderme fait la fête,
Il est hilare, il est faraud ;
Il s’enivre un peu, mais pas trop,
Lui qui se prend pour un poète.

Tu vois, c’est une brave bête,
Un compagnon frais et dispos ;
Dans le labeur, dans le repos,
Il ne se prend pas trop la tête.

À la sombre métaphysique
Il préfère un peu de musique ;
Il vibre à des airs langoureux.

Nous admirons son indolence,
Son sens de l’ordre rigoureux
Et son aptitude au silence.

Cochonfucius

Jour et nuit

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Un clair soleil se lève,
C’est le début du jour ;
Le scribe dans sa tour
Transcrit les mots d’un rêve.

L’astre suit son parcours,
Sans pauses, même brèves ;
Il chemine sans trêve,
En allant au plus court.

Survolant son empire,
Il passe, il nous inspire,
Sans donner de leçons.

Puis l’ombre se propage,
Nous tournons une page ;
Nous nous assoupissons.

Cochonfucius

Navire au loin

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Un pavillon qui se déploie,
Vieux marins, par le soleil cuits ;
Nef, comme un gibier qui s’enfuit,
En mer sont des vaisseaux de proie.

À bord, douze filles de joie,
Diablesses dont le regard luit ;
Le capitaine veut, pour lui,
Du rhum où le tourment se noie.

Pour équiper ce bâtiment
Il s’est endetté gravement
Envers ses quelques amoureuses.

Il ne franchira plus leur seuil,
De crainte d’un mauvais accueil ;
Son âme en est bien malheureuse.

Cochonfucius

Diable qui vit en ermite

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Un démon solitaire
Veut agir saintement ;
Dois-je penser qu’il ment,
Ou qu’il dit vrai ? Mystère.

Il dit qu’il est sincère,
Il en est désarmant ;
Oui, mais, pour le moment,
Ça reste un adversaire.

Il adopte un pourceau
Qu’il prénomme Marceau ;
Un cochon bien vulgaire.

Quand j’entends discuter
Ces deux petits futés,
Je ne les comprends guère.

Cochonfucius

Auprès d’un autre arbre

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Dans l’ombre des rameaux
Croissent les jeunes pousses ;
Viennent les brises douces,
Voici le renouveau.

Un faune dit trois mots
À la dryade rousses ;
Ces deux-là, sur la mousse,
Grignotent un morceau.

L’elfe dans la prairie
S’agite, saute et crie ;
Il rêve d’un tournoi.

Une coupe à ses lèvres,
Du miel sur tous ses doigts,
Il danse avec le lièvre.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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