Les anges planent

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Au temps où fut croquée la pomme,
Chantèrent les Anges d’Enfer ;
Mais d’autres furent moins pervers,
Ceux-là qu’« Anges du Ciel » tu nommes.

Le triste exilé fit un somme,
Il revit les feuillages verts ;
Il retrouva son univers,
Ce coupable, Adam, ce pauvre homme.

Par la suite, il se recueillit,
Comprenant qu’il avait failli ;
Il a perdu sa langue, il pense.

Il n’accuse pas le serpent,
Mais son propre désir rampant ;
D’un ange il entend le silence.

Cochonfucius

Terne feuille

image de l’auteur

Voici la feuille grise
Qui dort auprès du puits ;
Loin de l’arbre elle a fui
Dont elle fut éprise.

L’air chantonne sans bruit,
Le jour est sans surprise ;
La fraîcheur de la brise
Précèdera la nuit.

Au lointain sonne l’heure ;
Dans ma vieille demeure
Il ne s’est rien passé.

Les morts au cimetière
Ne peuvent s’enlacer,
Ni soulever leur pierre.

Cochonfucius

Seigneur de la banquise

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Mes vassaux ne sont pas frondeurs,
Ici règne la paix sociale ;
Le cachalot des profondeurs,
Il m’accorde une paix royale.

Mes enfants sont pleins de candeur,
Paisible est ma vie familiale ;
La nuit polaire en sa splendeur
Fait oublier qu’elle est glaciale.

Ici, pas grand-chose de vert,
Jamais de sapins en hiver ;
Bâtie de neige est mon alcôve.

Je n’ai pas construit de remparts,
Sinon quelques glaçons épars ;
En ce lieu, la nature est sauve.

Cochonfucius

Porte des faubourgs

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Vers des quartiers déshérités
S’ouvre une porte belle et bonne ;
J’entends le gardien qui marmonne
Semble-t-il, des insanités.

Ces environs de la Cité
S’appellent « Petite Couronne » ;
Ce sont endroits que l’on bétonne,
Ce sont des lieux d’opacité.

Ce sont de vastes bâtiments,
Ce sont des avenues bien droites ;
Mais j’aime mieux mes rues étroites.

Je vais donc rester prudemment
Dans mes vieux murs, où ma personne
À des futilités s’adonne.

Cochonfucius

Un ange drague une fée

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L’être ailé veut offrir son coeur
À une enchanteresse fière ;
Lui qui naquit de la lumière,
Il a Cupidon pour vainqueur.

Je l’appris d’un vieux chroniqueur,
Un des gardiens du cimetière ;
Nous partagions un pot de bière,
Faute de plus forte liqueur.

« Amour-ivresse et corps-flacon »,
Chantait un troubadour gascon ;
Le corps d’un ange aussi, peut-être.

La fée n’a pas voulu de lui ;
Il fut consolé, l’autre nuit,
Par la dryade d’un grand hêtre.

Cochonfucius

Roi des monstres

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Sans substance est mon univers,
Je vaux moins que le Roi des Mouches ;
Mes soldats n’ont rien de farouche,
Leurs culottes sont à l’envers.

Mes courtisans sont des pervers,
Toujours un blasphème à la bouche ;
Les prêtres font des choses louches,
Toute la Cour va de travers.

De noms ignobles l’on m’appelle ;
Mon confesseur dans ma chapelle
Cajole la princesse Iris.

Mes murs sont de fange dorée ;
Sur ma concubine adorée
Se vautre la nonne Doris.

Cochonfucius

Iconographie de l’héraldiste

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Des images plein les mains,
Des écrits qui s’amoncellent ;
Notre héraldiste est fidèle
À ce jeu peut-être vain.

Ne le prenez à dédain,
Il sait que son oeuvre est frêle ;
Mais quelques plaisirs s’y mêlent,
Et qui ne sont pas vilains.

Ce n’est pas de la magie,
Ce sont des choses surgies
Du coeur de ce petit vieux.

Ici son âme déverse,
En désordre, et c’est tant mieux,
Ses pensées les plus diverses.

Cochonfucius

Luttes inélégantes

image de l’auteur

Nous ne recherchons pas la gloire,
Car elle est pour les insolents ;
Bergers aux modestes talents,
Nous vivons des vies sans histoires.

Ne rien faire est notre victoire,
Ou vagabonder à pas lents ;
Ou méditer, les bras ballants,
Indemnes de toute idée noire.

Cueillir des herbes, brin par brin,
Cueillir aussi du romarin ;
Même, parfois, de la luzerne…

Comme le disait Jean Lorrain,
« Soyons heureux dans nos cavernes » ;
Nous le suivrons sur ce terrain.

Cochonfucius

Manoir flottant

image de l’auteur

C’est un palais qui flotte,
Il est presque aérien ;
Neptune l’aime bien,
Le barreur est son pote.

J’entends les claires notes
D’un psaume très ancien ;
Avec ses musiciens
La sirène fricote.

Par temps clair, par temps gros,
Nous voguons sans accroc ;
Lointaines sont les terres.

Guidée par le compas,
Cette nef solitaire
Glisse, et ne se perd pas.

Cochonfucius

Dame des pommes

image de l’auteur

Un serpent dans le silence
Rumine un futur méfait ;
N’en soyez point stupéfaits,
Maléfique est son essence.

Le jardin n’est pas immense,
En quelque jours il fut fait ;
D’une magie c’est l’effet,
Reflet d’une transcendance.

Voici deux individus ;
Un fruit leur est défendu,
À la Femme autant qu’à l’homme.

Il devront porter leur croix,
Exilés de cet endroit ;
Roi maudit, reine des pommes.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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