Saint Jacques le Mince

image de l’auteur

Il n’a cure des apparences,
Il accepte les coups du sort ;
Ce saint ménage ses efforts
Tout en ayant de l’endurance.

Vaine est du démon l’assurance,
Il admet qu’il est dans son tort ;
Il se débat, il griffe, il mord,
Il est vaincu par la souffrance.

Jacques l’invite en sa maison,
Du vin nouveau c’est la saison ;
Leurs deux soifs seront assouvies.

Ensemble ils boivent, dans la nuit ;
Ils ont une forte eau-de-vie
De mirabelle, un très bon fruit.

Cochonfucius

Fantôme d’un dragon

image de l’auteur

Sur moi la vie n’a plus de prise,
Car mon corps s’est évaporé ;
Tu vois mon feu décoloré,
Tu vois tomber des cendres grises.

Je me dissipe dans la brise,
Moi que l’absence a dévoré ;
Rien ne sert de le déplorer,
Rien ne sert que tu l’analyses.

Où sont mes sentiments d’amour,
Où sont les plaisirs de l’alcôve ?
Tout baigne dans un brouillard mauve.

Où est ma langue de velours,
Où est partie mon âme pure ?
Dieu répond, en paroles dures.

Cochonfucius

Planète Polyèdre

image de l’auteur

Un astre comme on n’en voit pas,
Sauf quelquefois dans un mirage ;
Son air est couleur de cirage,
Air qui ne se respire pas.

Fait à la règle et au compas,
Ce corps me semble un découpage ;
C’est un vaisseau sans équipage,
Un spectre porteur de trépas.

Planète sans rien pour séduire,
Il ne pourra rien s’y produire ;
Elle navigue sans raison.

Jadis, l’auteur de plusieurs crimes
En fit un antre illégitime ;
Il a mal choisi sa maison.

Cochonfucius

Sagesse du palmier

image de l’auteur

Je suis vieux, mais je reste vert,
Car je suis un être inlassable ;
J’aime la lumière et le sable,
J’habite au pays sans hiver.

Ici n’est nul serpent pervers,
Rien que des lézards respectables ;
Les vents ne sont pas redoutables,
Ni les castors, ni les piverts.

Moi qui n’ai guère de mérite,
Je vis ma vie en sybarite ;
Les humains sont mes protecteurs.

Pour eux sont mes fruits salutaires,
Dont je les ai faits légataires ;
Mangez, aimables prédateurs.

Cochonfucius

Emplumé nocturne

image de l’auteur

Lorsque la lune est pleine,
Tu me vois, tu souris ;
Je traque les souris,
Leur âme est dans la peine.

Leur défaite est certaine,
Leurs espoirs sont taris ;
Car plus d’une a péri,
Tant pis pour ces vilaines.

La vie n’est pas un jeu ;
Tu t’en doutais un peu,
Toi qui es philosophe.

Ce n’est pas un roman,
Ça n’en a pas l’étoffe ;
On avance en ramant.

Cochonfucius

Entrée clandestine

image de l’auteur

Portail d’un improbable lieu,
Peut-être d’un sombre inframonde ;
Ou la Jérusalem seconde
Qui se dresse au plus haut des cieux.

Je cherche, j’ouvre bien mes yeux,
J’agrandis mes pupilles rondes ;
Dans ma perplexité profonde,
J’attends la réponse de Dieu.

Un message très imprécis
Figure dans un vieux récit ;
Ce qui était obscur le reste.

Tant pis, je me laisse porter,
Avec ou sans divinité,
Vers l’ombre infernale ou céleste.

Cochonfucius

Sire poisson volant

image de l’auteur

Poisson survolant la rivière,
Guettant le retour de l’été ;
Il sait planer, il sait sauter,
Il a d’excellentes manières.

Son âme est clairvoyante et fière,
Il sait du monde les beautés ;
Il est par le vent transporté,
Comme un panache de poussière.

Il règne sur un grand empire,
Des grands monarques il s’inspire ;
Il parle avec tous les oiseaux.

Les rois de la terre l’envient,
Des reines sont par lui ravies ;
Dans les flots sera son tombeau.

Cochonfucius

Comte à plumes

image de l’auteur

Ce seigneur vint de l’autre rive,
Un vent du Ponant le portait ;
Sa douce oiselle l’escortait,
Très sage et nullement craintive.

Même sans humeur combative,
La vie, sans crainte, il affrontait ;
L’argent jamais il ne comptait,
Le laissant fuir comme une eau vive.

N’ayant nul désir de grandeur,
Ce bel oiseau se laissait vivre,
Armé d’humour et de candeur.

Aujourd’hui, voilà qu’il nous livre
Quelques pensées sans profondeur ;
C’est ce qu’il fait quand il est ivre.

Cochonfucius

Licorne obscure

image de l’auteur

Sobres sont les plaisirs
De la licorne sage ;
Car ses rares désirs
Ne sont que de passage.

Discrets sont ses loisirs
Qu’abritent les ombrages ;
Elle sait en choisir
Qui personne n’outragent.

Des maîtres chevronnés
Sur elle ont raisonné ;
Ils ne sont plus que poudre…

Ils n’ont plus de souci
Ni plus rien à résoudre ;
C’est vrai pour elle aussi.

Cochonfucius

Source magique

image de l’auteur

Ici débute un flot modeste,
Plus vif au printemps qu’en été ;
D’une amphore il est projeté,
Ce courant frais, rapide et leste.

On dit que la Dame Céleste
Ce vrai prodige a concocté ;
C’est ce que l’on m’a rapporté
Chez le tavernier, Maître Alceste.

Cette eau, qui ne sert presque à rien,
De l’entendre me fait du bien ;
C’est comme des murmures d’anges.

Bien-être que j’aime éprouver,
C’est mon âme qui boit et mange
Dans un paradis retrouvé.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

Actualités de WordPress.com

Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.