Olifant d’azur

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Cor en deuil, sa peine est profonde,
À l’entendre mon coeur se fend ;
Lui qui jadis fut triomphant,
Il se meurt, le chagrin l’inonde.

Dans ce vallon, l’orage gronde,
Nous tremblons, comme des enfants ;
Plus personne ne se défend
Contre nos assaillants immondes.

Je frissonne, tel un pantin
Entre les mains d’un plaisantin ;
C’est la fin de mon épopée.

Je ne suis plus un combattant,
Car ma vigueur s’est estompée ;
J’étais rempli d’espoir, pourtant.

Cochonfucius

Village qui flotte

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Loin de leur rivage natal,
Ils suivent leur route incertaine ;
Aucun d’entre eux n’est capitaine,
Ce manque n’est pas capital.

La nef de pierre et de métal
Vogue vers des terres lointaines ;
Or, les sirènes, par centaines,
Saluent ce monstre occidental.

La vie à bord n’a rien d’épique,
Même dans l’air chaud des tropiques ;
Nul n’y fait de rêves dorés.

Comme sur une caravelle,
Des pavillons sont arborés,
Symboles d’une ère nouvelle.

Cochonfucius

Moines en taverne

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Leur quotidien n’a pas le goût des cendres ;
Quand il fait froid, ils sortent bien couverts,
Quand il fait chaud, ils se mettent au vert,
À boire un coup ils savent condescendre.

La tavernière a pour eux des mots tendres,
Leur préparant de la soupe en hiver ;
Le grand comptoir leur est un univers,
S’ils prêchent là, tous aiment les entendre.

Et que seraient, sans les moines, ces lieux ?
L’inspiration qui fait briller leurs yeux
Peut transformer cette salle en chapelle.

Puis on les voit, dansant sur les trottoirs,
Riant au monde, oubliant leur savoir ;
La vie de moine, à sa manière, est belle.

Cochonfucius

Cette fleur s’éveille

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De plus en plus courtes les nuits,
L’hiver est mort, nul ne le pleure ;
Chacun se lève de bonne heure,
Un nouvel espoir nous conduit.

Cette fleur me parle sans bruit,
Elle découvre sa demeure ;
Les pierres qui jamais ne meurent
Lui racontent le temps qui fuit.

Lumineuses sont ses pensées,
Optimistes et fort sensées ;
Elle savoure ses plaisirs.

Son langage est fait de silence,
C’est un chemin vers l’excellence ;
Car c’est la langue du désir.

Cochonfucius

Petit dieu sans nom

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Je suis sans gloire et sans fortune,
J’affronte mille adversités ;
Moi, l’anonyme, le raté,
Le gibier de fosse commune…

Nulle prêtresse, blonde ou brune,
Ne m’honore de ses bontés ;
Pour mes nuits je ne puis compter
Que sur les faveurs de la lune.

Braves mortels, oubliez-moi,
À d’autres donnez vote foi ;
À ceux sur lesquels on s’appuie.

Moi qui suis le Dieu du Souci,
Je n’ai plus rien à faire ici ;
Il est donc temps que je m’enfuie.

Cochonfucius

Oiseau de proie

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« De nobles ancêtres me viennent
D’inimitables qualités ;
Mon renom, je l’ai mérité,
Et la grandeur qui est la mienne.

Sache que mes pareils détiennent
Sur les tiens, la priorité ;
Cette évidente vérité,
Il convient que tu la retiennes ».

Ainsi parlait un prédateur
Imitant les prédicateurs ;
Je l’écoutais sans lui répondre.

Un coq lui dit alors « Crois-moi,
Des oiseaux plus futés que toi,
Mes poulettes peuvent en pondre. »

Cochonfucius

Dans une pyramide

image de l’auteur

Obscur est le couloir central,
Sauf quelques lueurs hésitantes ;
Quelques chauves-souris mutantes
Peuplent cet endroit sépulcral.

Tâchons de garder le moral,
Car c’est une chose importante ;
Celui que la désertion tente
Dessert l’intérêt général.

Ceux qui croiseront un démon
Lui adresseront un sermon ;
Cela, pour qu’il se convertisse.

Ceux qui rencontreront la Mort
Devront s’endormir, sans remords,
Ce n’est que Divine Justice.

Cochonfucius

Manuscrit médiéval

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Dans une cave sombre
L’objet fut découvert ;
Caché sous les décombres,
C’est un recueil de vers.

Pages en petit nombre
Enluminées de vert ;
Du scribe évoquant l’ombre
Et de son univers.

Lui qui dort sous un arbre
Et non point sous un marbre,
Fut-il un grand savant ?

Non. Sa plume est simplette,
Courant au gré des vents ;
C’est un simple poète.

Cochonfucius

Lions d’inframonde

image de l’auteur

Nous avons conquis cet empire
Plus vivant que notre désert ;
Nous régnons sur ce gouffre amer,
Chez les morts qui plus ne respirent.

Nous n’y subissons nul martyre,
Nul assaut de démons pervers ;
Nous n’y traversons nul hiver,
Nous n’y trouvons rien à redire.

Par nous, ce monde est pris en main
Sans trop d’égards pour les humains ;
Tant pis si leur peine est profonde.

Le sort ici nous installa,
Nous ne bougerons pas de là ;
Cent mille diables en répondent.

Cochonfucius

Vieille tour

image de l’auteur

J’habite un lieu déshérité,
Le soir j’allume trois bougies ;
Ici n’est aucune magie,
C’est un logis sans volupté,

Pourtant, dans cette léthargie,
Survit un rayon de gaîté ;
De la grise réalité
Surgit une douce énergie.

Derrière ses murs lourds de lierre,
La tour est presque hospitalière ;
Élégants sont ses vieux piliers.

Au jardin se mêlent verdure
Et plantes mortes qui perdurent ;
Ce désordre m’est familier.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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