Sagesse du théosaure

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Ce dieu pluridimensionnel
S’abreuve d’assez bonne bière ;
Il aime bien la tavernière,
Mais n’a point de désir charnel.

Ce cousin du Père éternel
Est un vrai chercheur de lumière ;
Il est en terre familière
Dans le désordre originel.

Accomplit-il les Écritures ?
Non, ce n’est point dans sa nature ;
Car il préfère attendre et voir.

Les Chérubins qui l’ont vu naître
Auraient voulu l’avoir pour Maître ;
Il ne désire aucun pouvoir.

Cochonfucius

Sagesse d’un conifère

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La paix règne en mon esprit,
Jamais l’hiver ne m’outrage ;
Sombre et pur est mon ombrage,
D’un oiseau je suis épris.

Quand mon âme lui sourit,
S’illumine son visage ;
Alors, dans le paysage,
Dansent de vifs coloris.

C’est notre vie tout entière
Qui s’imprègne de lumière ;
J’entends des chants s’élever.

La fine dryade danse
Et, sans aucune impudence,
Ses habits sont enlevés.

Cochonfucius

Ambiporcus Singularis

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Mes deux puissants cerveaux l’un et l’autre aiment lire,
Ce plaisir innocent suffit à leur bonheur ;
Comme les chemins creux plaisent aux randonneurs,
je flâne au long des mots des auteurs que j’admire.

D’entre eux, mes préférés sont ceux qui me font rire,
Ceux dont la palette a de plaisantes couleurs ;
Et qu’importe le Mal, pourvu qu’on ait les Fleurs !
L’ombre devient lumière aux accords d’une lyre.

Ce n’est point pour Rimbaud que sont faites les lois,
Elles épargneront Brassens, ça va de soi ;
Villon ne parle pas en défenseur des rites.

À de tels dissidents je me joins volontiers,
Même sans mériter d’en être l’héritier ;
Pour devenir comme eux, je suis trop sybarite.

Cochonfucius

Calme printemps

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Revient une saison d’amour,
Le vent caresse les brindilles ;
Un oiseau fonde une famille,
Un chat braconne aux alentours.

Le beau papillon fait sa cour
À la papillonne gentille ;
Par la suite, quelques chenilles
Dans ce jardin verront le jour.

La fleur, couverte de rosée,
Voudra quand même être arrosée ;
Ce qui pousse veut rester vert.

Les yeux du jardinier candide
Contemplent cet herbage humide
Qui ne pense plus à l’hiver.

Cochonfucius

Au bocage

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Voici l’oiseau du bocage,
Qui toujours fait bande à part ;
Ses souvenirs sont épars,
Jamais il ne les partage.

Il parle un obscur langage,
Un dialecte léonard ;
Il n’est d’ailleurs pas bavard,
Ça lui donne l’air d’un sage.

Quant à ses amours, ma foi,
Cela change tous les mois ;
Ce sont vaines amourettes.

Il n’a guère de soucis ;
De ce qu’il fit jusqu’ici,
Nulle chose il ne regrette.

Cochonfucius

Calice de flammes

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Es-tu rassasié,
Roi cruel, roi de gloire ?
Que désire-t-il boire,
Ton imposant gosier ?

Le peuple extasié
Te prie dans la nuit noire ;
Ils font de toi mémoire,
Allumant des brasiers.

L’ermite a des pensées
Pour sa vie délaissée ;
Tu es son seul espoir.

Quelques démons farouches
Lancent des regards louches ;
Il brandit un miroir.

Cochonfucius

Je plane

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Loin des noires fumées,
Je glisse au long du jour ;
Mon âme est affamée
De gloire, et puis d’amour.

Ma danse accoutumée
M’entraîne en mille tours ;
Même des noirs vautours
Ma présence est aimée.

Vive la liberté !
L’espace illimité,
C’est ma seule maîtresse.

Je suis fier, je suis fort,
Le vent qui me caresse
Adoucira ma mort.

Cochonfucius

Manuel de métaphysique

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Prose que j’avais ignorée,
J’y passe quelques bons moments ;
Je lis, mais sans acharnement,
Cette oeuvre fort bien inspirée.

Je m’en amuse sacrément,
Plusieurs fables y sont narrées ;
L’auteur, contre vents et marées,
Livre son âme franchement.

Dans ce long recueil de pensées
Se trouvent des phrases sensées ;
Mais d’autres s’en vont de travers.

Cet auteur, qui n’a rien de mièvre,
Est un créateur d’univers ;
En la matière il est orfèvre.

Cochonfucius

Poisson Croquemitaine

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Je suis plus fort qu’une Armée Rouge,
Plus fort qu’un empereur chinois ;
L’océan tourne autour de moi,
Il m’accompagne quand je bouge.

Mon père fut un fort carouge,
À son trépas je devins roi ;
Je promulgue de justes lois,
S’appliquant même dans les bouges.

Mes ennemis sont pourchassés
Par des requins que j’ai dressés ;
Nul ne se risque à les combattre.

Quand la Mort viendra m’emporter,
Ils sauront me réconforter ;
Je quitterai ces eaux saumâtres.

Cochonfucius

Carali voit un éléphant

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Ce pachyderme fait la fête,
Il est hilare, il est faraud ;
Il s’enivre un peu, mais pas trop,
Lui qui se prend pour un poète.

Tu vois, c’est une brave bête,
Un compagnon frais et dispos ;
Dans le labeur, dans le repos,
Il ne se prend pas trop la tête.

À la sombre métaphysique
Il préfère un peu de musique ;
Il vibre à des airs langoureux.

Nous admirons son indolence,
Son sens de l’ordre rigoureux
Et son aptitude au silence.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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