Vieille tour

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J’habite un lieu déshérité,
Le soir j’allume trois bougies ;
Ici n’est aucune magie,
C’est un logis sans volupté,

Pourtant, dans cette léthargie,
Survit un rayon de gaîté ;
De la grise réalité
Surgit une douce énergie.

Derrière ses murs lourds de lierre,
La tour est presque hospitalière ;
Élégants sont ses vieux piliers.

Au jardin se mêlent verdure
Et plantes mortes qui perdurent ;
Ce désordre m’est familier.

Cochonfucius

Dans une tour d’ivoire

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Abri d’un modeste bonheur,
C’est la demeure où je réside ;
Pour y venir, que Dieu te guide,
Il prend en charge les flâneurs.

De calme je suis amateur,
Car je suis un être placide ;
J’ai de très modestes subsides,
J’en remercie mon Créateur.

Loin des périls et de la crainte,
Loin du labeur qui nous éreinte,
J’aime ce lieu quasi désert.

Parmi des ouvrages sans nombre
Je rêve et je trace des vers ;
J’écris un éloge de l’ombre.

Cochonfucius

Monstre de mars

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C’est l’être le plus fou qui soit,
Troublé d’un délire céleste ;
Il fut immature, il le reste,
Il ne vit point selon nos lois.

Il aime rire et ça se voit,
Se prendre la tête, il déteste ;
Si tu veux l’instruire, il proteste,
Tournant le dos, comme il se doit.

Le vin l’apaise et le contente ;
La tavernière, sans attente,
Lui sert son pichet quotidien.

Il parle à cette demoiselle,
Qui ne se montre pas cruelle ;
Or, lui non plus, ça tombe bien.

Cochonfucius

Le pont des rêves

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Pont que je traverse en dormant,
L’autre rive est assez lointaine ;
Je vois des formes incertaines,
Je m’en approche lentement.

Des mots s’en vont dans le courant,
Qui formeront des phrases vaines ;
Un doux poison brûle mes veines,
Au ciel est un soleil mourant.

Ici s’égare mon cerveau,
Perdu dans ce monde nouveau ;
Mes pieds s’enfoncent dans le sable.

Sans issue sont tous les chemins,
Sans volonté tous les humains ;
La muse chante, insaisissable.

Cochonfucius

Semaine d’inframonde

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Chaque jour une page blanche,
Les lendemains ne sont futurs ;
Au bout de sept jours est un mur,
Lequel n’est nullement étanche.

Midi s’incline et minuit penche,
Longanime n’est point l’azur ;
Au son d’un métronome impur
Un instant à l’autre se branche.

Tout cela n’a rien de splendide,
Ce n’est que le mauvais destin ;
Ce ne sont que tristes matins.

Ainsi chante un démon candide,
Ce chant n’est pas prémédité ;
Il aurait pu être évité.

Cochonfucius

Poisson de combat

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Mon coeur est pur et mon âme est virile,
Des opprimés j’adopte le parti ;
Je suis gardien des mondes engloutis,
Je ne saurais faire des choses viles.

Ma grande épée défend les plus fragiles,
Car mon honneur leur est assujetti ;
Les prédateurs, soit je les convertis,
Soit je détruis leur carcasse inutile.

C’est un devoir, ce n’est pas un fardeau,
De mes aïeux je porte le flambeau ;
J’hérite d’eux le meilleur et le pire.

Or, je faiblis, j’ai vécu trop de jours,
De cette vie je perds un peu l’amour ;
D’autres viendront, pour servir cet Empire

Cochonfucius

Diable exoplanétaire

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Les cornes du démon sont de chrysobéryl,
Son coeur fut tourmenté par l’amour d’une rose ;
Il rêve chaque nuit que ses larmes l’arrosent,
Ses frères, ses amis le trouvent moins viril.

Cupidon l’interpelle aux premiers jours d’avril,
Adressant à son âme une allumeuse prose ;
Mais il ne répond rien, du fond de sa névrose,
À force de tristesse il se met en péril.

La démone sourit, mais ça ne sert à rien,
Ça ne fait qu’aggraver son spleen baudelairien ;
En vain cette coquine auprès de lui se couche.

Son malheur divertit les anges dans les cieux,
Ils se disent entre eux que c’est voulu par Dieu ;
Pour vrai, ces oiseaux-là m’ont toujours paru louches.

Cochonfucius

Basilic épiscopal

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Je confesse mon souverain,
Je suis intime avec la reine ;
De mes neveux c’est la marraine,
Qui pour parrain ont un marin.

Mon sanctuaire est souterrain,
Quelques fantômes s’y promènent ;
Eux qui n’ont plus figure humaine,
Dans le trépas restent sereins.

Défunts sans regard et sans membres,
Leurs linceuls ont des reflets d’ambre ;
Insondables sont leurs tourments.

Leur mort, ils ne l’ont pas choisie,
Elle les prit traîtreusement ;
Pour eux, c’est bientôt l’amnésie.

Cochonfucius

La fleur et le rhapsode

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Nulle plante n’est immortelle,
Mais de nouveaux grains sont semés ;
Un poète, me trouvant belle,
Sur ma courte vie a rimé.

Reverrai-je les hirondelles ?
Cet hiver est bien entamé ;
Si je ne leur suis pas fidèle,
Cesseront-elles de m’aimer ?

Calme est l’approche de la la mort,
Elle ne peut troubler mon corps ;
Elle effacera ma mémoire.

En partant, je bénis le jour
Où vint ce brave troubadour ;
Ainsi, vous lisez mon histoire.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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