Jour et nuit

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Un clair soleil se lève,
C’est le début du jour ;
Le scribe dans sa tour
Transcrit les mots d’un rêve.

L’astre suit son parcours,
Sans pauses, même brèves ;
Il chemine sans trêve,
En allant au plus court.

Survolant son empire,
Il passe, il nous inspire,
Sans donner de leçons.

Puis l’ombre se propage,
Nous tournons une page ;
Nous nous assoupissons.

Cochonfucius

Navire au loin

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Un pavillon qui se déploie,
Vieux marins, par le soleil cuits ;
Nef, comme un gibier qui s’enfuit,
En mer sont des vaisseaux de proie.

À bord, douze filles de joie,
Diablesses dont le regard luit ;
Le capitaine veut, pour lui,
Du rhum où le tourment se noie.

Pour équiper ce bâtiment
Il s’est endetté gravement
Envers ses quelques amoureuses.

Il ne franchira plus leur seuil,
De crainte d’un mauvais accueil ;
Son âme en est bien malheureuse.

Cochonfucius

Diable qui vit en ermite

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Un démon solitaire
Veut agir saintement ;
Dois-je penser qu’il ment,
Ou qu’il dit vrai ? Mystère.

Il dit qu’il est sincère,
Il en est désarmant ;
Oui, mais, pour le moment,
Ça reste un adversaire.

Il adopte un pourceau
Qu’il prénomme Marceau ;
Un cochon bien vulgaire.

Quand j’entends discuter
Ces deux petits futés,
Je ne les comprends guère.

Cochonfucius

Auprès d’un autre arbre

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Dans l’ombre des rameaux
Croissent les jeunes pousses ;
Viennent les brises douces,
Voici le renouveau.

Un faune dit trois mots
À la dryade rousses ;
Ces deux-là, sur la mousse,
Grignotent un morceau.

L’elfe dans la prairie
S’agite, saute et crie ;
Il rêve d’un tournoi.

Une coupe à ses lèvres,
Du miel sur tous ses doigts,
Il danse avec le lièvre.

Cochonfucius

Saint Jacques le Mince

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Il n’a cure des apparences,
Il accepte les coups du sort ;
Ce saint ménage ses efforts
Tout en ayant de l’endurance.

Vaine est du démon l’assurance,
Il admet qu’il est dans son tort ;
Il se débat, il griffe, il mord,
Il est vaincu par la souffrance.

Jacques l’invite en sa maison,
Du vin nouveau c’est la saison ;
Leurs deux soifs seront assouvies.

Ensemble ils boivent, dans la nuit ;
Ils ont une forte eau-de-vie
De mirabelle, un très bon fruit.

Cochonfucius

Fantôme d’un dragon

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Sur moi la vie n’a plus de prise,
Car mon corps s’est évaporé ;
Tu vois mon feu décoloré,
Tu vois tomber des cendres grises.

Je me dissipe dans la brise,
Moi que l’absence a dévoré ;
Rien ne sert de le déplorer,
Rien ne sert que tu l’analyses.

Où sont mes sentiments d’amour,
Où sont les plaisirs de l’alcôve ?
Tout baigne dans un brouillard mauve.

Où est ma langue de velours,
Où est partie mon âme pure ?
Dieu répond, en paroles dures.

Cochonfucius

Planète Polyèdre

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Un astre comme on n’en voit pas,
Sauf quelquefois dans un mirage ;
Son air est couleur de cirage,
Air qui ne se respire pas.

Fait à la règle et au compas,
Ce corps me semble un découpage ;
C’est un vaisseau sans équipage,
Un spectre porteur de trépas.

Planète sans rien pour séduire,
Il ne pourra rien s’y produire ;
Elle navigue sans raison.

Jadis, l’auteur de plusieurs crimes
En fit un antre illégitime ;
Il a mal choisi sa maison.

Cochonfucius

Sagesse du palmier

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Je suis vieux, mais je reste vert,
Car je suis un être inlassable ;
J’aime la lumière et le sable,
J’habite au pays sans hiver.

Ici n’est nul serpent pervers,
Rien que des lézards respectables ;
Les vents ne sont pas redoutables,
Ni les castors, ni les piverts.

Moi qui n’ai guère de mérite,
Je vis ma vie en sybarite ;
Les humains sont mes protecteurs.

Pour eux sont mes fruits salutaires,
Dont je les ai faits légataires ;
Mangez, aimables prédateurs.

Cochonfucius

Emplumé nocturne

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Lorsque la lune est pleine,
Tu me vois, tu souris ;
Je traque les souris,
Leur âme est dans la peine.

Leur défaite est certaine,
Leurs espoirs sont taris ;
Car plus d’une a péri,
Tant pis pour ces vilaines.

La vie n’est pas un jeu ;
Tu t’en doutais un peu,
Toi qui es philosophe.

Ce n’est pas un roman,
Ça n’en a pas l’étoffe ;
On avance en ramant.

Cochonfucius

Entrée clandestine

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Portail d’un improbable lieu,
Peut-être d’un sombre inframonde ;
Ou la Jérusalem seconde
Qui se dresse au plus haut des cieux.

Je cherche, j’ouvre bien mes yeux,
J’agrandis mes pupilles rondes ;
Dans ma perplexité profonde,
J’attends la réponse de Dieu.

Un message très imprécis
Figure dans un vieux récit ;
Ce qui était obscur le reste.

Tant pis, je me laisse porter,
Avec ou sans divinité,
Vers l’ombre infernale ou céleste.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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