Sire poisson volant

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Poisson survolant la rivière,
Guettant le retour de l’été ;
Il sait planer, il sait sauter,
Il a d’excellentes manières.

Son âme est clairvoyante et fière,
Il sait du monde les beautés ;
Il est par le vent transporté,
Comme un panache de poussière.

Il règne sur un grand empire,
Des grands monarques il s’inspire ;
Il parle avec tous les oiseaux.

Les rois de la terre l’envient,
Des reines sont par lui ravies ;
Dans les flots sera son tombeau.

Cochonfucius

Comte à plumes

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Ce seigneur vint de l’autre rive,
Un vent du Ponant le portait ;
Sa douce oiselle l’escortait,
Très sage et nullement craintive.

Même sans humeur combative,
La vie, sans crainte, il affrontait ;
L’argent jamais il ne comptait,
Le laissant fuir comme une eau vive.

N’ayant nul désir de grandeur,
Ce bel oiseau se laissait vivre,
Armé d’humour et de candeur.

Aujourd’hui, voilà qu’il nous livre
Quelques pensées sans profondeur ;
C’est ce qu’il fait quand il est ivre.

Cochonfucius

Licorne obscure

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Sobres sont les plaisirs
De la licorne sage ;
Car ses rares désirs
Ne sont que de passage.

Discrets sont ses loisirs
Qu’abritent les ombrages ;
Elle sait en choisir
Qui personne n’outragent.

Des maîtres chevronnés
Sur elle ont raisonné ;
Ils ne sont plus que poudre…

Ils n’ont plus de souci
Ni plus rien à résoudre ;
C’est vrai pour elle aussi.

Cochonfucius

Source magique

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Ici débute un flot modeste,
Plus vif au printemps qu’en été ;
D’une amphore il est projeté,
Ce courant frais, rapide et leste.

On dit que la Dame Céleste
Ce vrai prodige a concocté ;
C’est ce que l’on m’a rapporté
Chez le tavernier, Maître Alceste.

Cette eau, qui ne sert presque à rien,
De l’entendre me fait du bien ;
C’est comme des murmures d’anges.

Bien-être que j’aime éprouver,
C’est mon âme qui boit et mange
Dans un paradis retrouvé.

Cochonfucius

Olifant d’azur

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Cor en deuil, sa peine est profonde,
À l’entendre mon coeur se fend ;
Lui qui jadis fut triomphant,
Il se meurt, le chagrin l’inonde.

Dans ce vallon, l’orage gronde,
Nous tremblons, comme des enfants ;
Plus personne ne se défend
Contre nos assaillants immondes.

Je frissonne, tel un pantin
Entre les mains d’un plaisantin ;
C’est la fin de mon épopée.

Je ne suis plus un combattant,
Car ma vigueur s’est estompée ;
J’étais rempli d’espoir, pourtant.

Cochonfucius

Village qui flotte

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Loin de leur rivage natal,
Ils suivent leur route incertaine ;
Aucun d’entre eux n’est capitaine,
Ce manque n’est pas capital.

La nef de pierre et de métal
Vogue vers des terres lointaines ;
Or, les sirènes, par centaines,
Saluent ce monstre occidental.

La vie à bord n’a rien d’épique,
Même dans l’air chaud des tropiques ;
Nul n’y fait de rêves dorés.

Comme sur une caravelle,
Des pavillons sont arborés,
Symboles d’une ère nouvelle.

Cochonfucius

Moines en taverne

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Leur quotidien n’a pas le goût des cendres ;
Quand il fait froid, ils sortent bien couverts,
Quand il fait chaud, ils se mettent au vert,
À boire un coup ils savent condescendre.

La tavernière a pour eux des mots tendres,
Leur préparant de la soupe en hiver ;
Le grand comptoir leur est un univers,
S’ils prêchent là, tous aiment les entendre.

Et que seraient, sans les moines, ces lieux ?
L’inspiration qui fait briller leurs yeux
Peut transformer cette salle en chapelle.

Puis on les voit, dansant sur les trottoirs,
Riant au monde, oubliant leur savoir ;
La vie de moine, à sa manière, est belle.

Cochonfucius

Cette fleur s’éveille

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De plus en plus courtes les nuits,
L’hiver est mort, nul ne le pleure ;
Chacun se lève de bonne heure,
Un nouvel espoir nous conduit.

Cette fleur me parle sans bruit,
Elle découvre sa demeure ;
Les pierres qui jamais ne meurent
Lui racontent le temps qui fuit.

Lumineuses sont ses pensées,
Optimistes et fort sensées ;
Elle savoure ses plaisirs.

Son langage est fait de silence,
C’est un chemin vers l’excellence ;
Car c’est la langue du désir.

Cochonfucius

Petit dieu sans nom

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Je suis sans gloire et sans fortune,
J’affronte mille adversités ;
Moi, l’anonyme, le raté,
Le gibier de fosse commune…

Nulle prêtresse, blonde ou brune,
Ne m’honore de ses bontés ;
Pour mes nuits je ne puis compter
Que sur les faveurs de la lune.

Braves mortels, oubliez-moi,
À d’autres donnez vote foi ;
À ceux sur lesquels on s’appuie.

Moi qui suis le Dieu du Souci,
Je n’ai plus rien à faire ici ;
Il est donc temps que je m’enfuie.

Cochonfucius

Oiseau de proie

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« De nobles ancêtres me viennent
D’inimitables qualités ;
Mon renom, je l’ai mérité,
Et la grandeur qui est la mienne.

Sache que mes pareils détiennent
Sur les tiens, la priorité ;
Cette évidente vérité,
Il convient que tu la retiennes ».

Ainsi parlait un prédateur
Imitant les prédicateurs ;
Je l’écoutais sans lui répondre.

Un coq lui dit alors « Crois-moi,
Des oiseaux plus futés que toi,
Mes poulettes peuvent en pondre. »

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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