La chanson que je chante

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« Je chante, donc je suis »,
Que nul ne me démente !
Parfois je me lamente,
Mais le réconfort suit.

Ma chanson me conduit,
C’est elle qui me chante ;
Folle, mais pas méchante,
Elle éclaire mes nuits.

Je fais bien peu d’ouvrage,
Par manque de courage
En ma vieille saison.

Pour écrire, je rame ;
Quelques textes je trame
Sans rime ni raison.

Cochonfucius

Je vole à mon gré

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Je traverse les cieux,
Je fuis les tâches vaines ;
C’est à l’engeance humaine
Que les assigne Dieu.

Je suis sans feu ni lieu,
Je vis, je me promène ;
Où sera mon domaine ?
Nulle part, c’est tant mieux.

Pour rire du corbeau
Je lui dis qu’il est beau ;
Cette farce est connue.

Il me lance un gros mot,
Puis des noms d’animaux ;
Je ris, sans retenue.

Cochonfucius

Sur les chemins

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Ma voiture est toujours partante
Pour suivre de nouveaux sentiers ;
Mais elle fonctionne à moitié,
Ses pannes sont déconcertantes.

Malgré ça, la route me tente,
Je m’improvise charretier ;
Certes, ce n’est pas mon métier,
De vadrouiller je me contente.

La route, n’en sois pas surpris,
Ne m’a cependant rien appris ;
Mon errance est donc insensée.

Il me suffit d’être en accord
Avec les désirs de mon corps ;
Foin de toute vaine pensée.

Cochonfucius

Sapin solitaire

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Du chemin l’arbre est écarté,
Perdu dans la broussaille épaisse ;
Il est d’une ordinaire espèce,
C’est un végétal sans fierté.

De son sort il est enchanté,
Puisqu’en repos les gens le laissent ;
Aucun bûcheron ne le blesse,
Ce bois n’est guère fréquenté.

Il admire les fleurs nouvelles
Et leur dit qu’il les trouve belles ;
Elles sourient de cet aveu.

La dryade sans artifice
Devant lui, peigne ses cheveux,
Lui proposant ses bons offices.

Cochonfucius

Seigneur dragon

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Jamais je ne fus un rebelle,
Puisqu’au Roi j’ai prêté serment ;
J’aime ce monarque clément,
Je lui serai toujours fidèle.

Lorsque mes vassaux se querellent,
Ils encourent mon jugement ;
Mais il advient fort rarement
Que de pareils cas je me mêle.

Assez modeste est mon terroir,
Et sans prétention mes manoirs ;
Mais d’assez beaux arbres j’y plante.

Dans un enclos, j’ai quelques porcs
Dont la compagnie est plaisante ;
Ils mourront de leur belle mort.

Cochonfucius

Sept feuilles

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La feuille du lundi, c’est la plus agitée,
Elle se croit danseuse, elle aime tous les vents.
La feuille du mardi me dit des mots savants,
Une sage leçon joliment récitée.

Feuille du mercredi, ton âme est excitée,
Le moindre insecte ici te paraît énervant ;
La feuille du jeudi ne parle pas souvent,
Elle ne dira rien sans y être invitée.

La parole est à toi, feuille du vendredi,
Mais tu ne la prendras que si le coeur t’en dit ;
Nous savons que, souvent, vers le silence il penche.

Feuille du samedi, tu dis des mots plaisants,
Mais tu narres aussi des récits apaisants
Conçus pour rassurer la feuille du dimanche.

Cochonfucius

Porc sous la lune

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J’aime la nuit, voilà,
Et son ciel mortuaire ;
Je vais par-ci, par-là,
Au bord de l’estuaire.

Bien souvent m’appela
Le démon trinitaire,
Satan, Moloch, Horla,
Dont l’empire est sous terre.

J’aime un peu moins l’aurore
Qui mes rêves dévore ;
Elle vient, c’est la Loi.

Défenseurs de la Foi,
Rangez donc votre Croix,
Seuls des humains l’adorent.

Cochonfucius

Vaisseau sans nom

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Moi qui ne suis pas baptisé,
J’aime ma noble passagère ;
Avec elle, au gré du vent, j’erre,
Elle me surnomme « Alizé ».

Je dois bientôt la déposer,
Cette rêveuse solitaire ;
Non pas sur l’île de Cythère,
Mais au pays du vin rosé.

Je m’en vais retourner au lieu
Où sont mes frères, déjà vieux,
Cèdres à la noble ramure.

Me guideront les séraphins,
M’accompagneront les dauphins ;
Voiles bordées selon l’amure.

Cochonfucius

Manoir d’Aquitaine

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Sur ce lieu règne le Sommeil,
Logis de chevaliers sans gloire ;
Pauvre sens et pauvre mémoire,
C’est un dénuement sans pareil.

Mais dans leur cave, un vin vermeil
Leur procure un peu de quoi boire ;
Ils en oublient tous leurs déboires,
C’est comme un rayon de soleil.

Dans leur verger les fruits abondent,
Pas besoin de courir le monde ;
Pas besoin de voir d’autres cieux.

Si l’existence n’est qu’un songe,
Oublions-la, passons l’éponge,
Alors nous n’en irons que mieux.

Cochonfucius

Flèche extravagante

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Armes d’une fée méconnue,
Ce sont la flèche et l’arc d’assaut ;
Survolant la terre et les eaux,
Le tir atteint toute chair nue.

Sur ses amants, sur leurs rivaux,
La magicienne tire à vue ;
Elle le fait sans retenue,
Comme un faucon prend les oiseaux.

De cette pointe adamantine
Périssent les âmes mutines ;
Et la dame dit « C’est tant mieux ».

Surtout, ne te mets pas en tête
De te munir d’une arbalète ;
Tu vises mal, tu es trop vieux.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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