Dans une pyramide

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Obscur est le couloir central,
Sauf quelques lueurs hésitantes ;
Quelques chauves-souris mutantes
Peuplent cet endroit sépulcral.

Tâchons de garder le moral,
Car c’est une chose importante ;
Celui que la désertion tente
Dessert l’intérêt général.

Ceux qui croiseront un démon
Lui adresseront un sermon ;
Cela, pour qu’il se convertisse.

Ceux qui rencontreront la Mort
Devront s’endormir, sans remords,
Ce n’est que Divine Justice.

Cochonfucius

Manuscrit médiéval

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Dans une cave sombre
L’objet fut découvert ;
Caché sous les décombres,
C’est un recueil de vers.

Pages en petit nombre
Enluminées de vert ;
Du scribe évoquant l’ombre
Et de son univers.

Lui qui dort sous un arbre
Et non point sous un marbre,
Fut-il un grand savant ?

Non. Sa plume est simplette,
Courant au gré des vents ;
C’est un simple poète.

Cochonfucius

Lions d’inframonde

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Nous avons conquis cet empire
Plus vivant que notre désert ;
Nous régnons sur ce gouffre amer,
Chez les morts qui plus ne respirent.

Nous n’y subissons nul martyre,
Nul assaut de démons pervers ;
Nous n’y traversons nul hiver,
Nous n’y trouvons rien à redire.

Par nous, ce monde est pris en main
Sans trop d’égards pour les humains ;
Tant pis si leur peine est profonde.

Le sort ici nous installa,
Nous ne bougerons pas de là ;
Cent mille diables en répondent.

Cochonfucius

Vieille tour

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J’habite un lieu déshérité,
Le soir j’allume trois bougies ;
Ici n’est aucune magie,
C’est un logis sans volupté,

Pourtant, dans cette léthargie,
Survit un rayon de gaîté ;
De la grise réalité
Surgit une douce énergie.

Derrière ses murs lourds de lierre,
La tour est presque hospitalière ;
Élégants sont ses vieux piliers.

Au jardin se mêlent verdure
Et plantes mortes qui perdurent ;
Ce désordre m’est familier.

Cochonfucius

Dans une tour d’ivoire

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Abri d’un modeste bonheur,
C’est la demeure où je réside ;
Pour y venir, que Dieu te guide,
Il prend en charge les flâneurs.

De calme je suis amateur,
Car je suis un être placide ;
J’ai de très modestes subsides,
J’en remercie mon Créateur.

Loin des périls et de la crainte,
Loin du labeur qui nous éreinte,
J’aime ce lieu quasi désert.

Parmi des ouvrages sans nombre
Je rêve et je trace des vers ;
J’écris un éloge de l’ombre.

Cochonfucius

Monstre de mars

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C’est l’être le plus fou qui soit,
Troublé d’un délire céleste ;
Il fut immature, il le reste,
Il ne vit point selon nos lois.

Il aime rire et ça se voit,
Se prendre la tête, il déteste ;
Si tu veux l’instruire, il proteste,
Tournant le dos, comme il se doit.

Le vin l’apaise et le contente ;
La tavernière, sans attente,
Lui sert son pichet quotidien.

Il parle à cette demoiselle,
Qui ne se montre pas cruelle ;
Or, lui non plus, ça tombe bien.

Cochonfucius

Le pont des rêves

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Pont que je traverse en dormant,
L’autre rive est assez lointaine ;
Je vois des formes incertaines,
Je m’en approche lentement.

Des mots s’en vont dans le courant,
Qui formeront des phrases vaines ;
Un doux poison brûle mes veines,
Au ciel est un soleil mourant.

Ici s’égare mon cerveau,
Perdu dans ce monde nouveau ;
Mes pieds s’enfoncent dans le sable.

Sans issue sont tous les chemins,
Sans volonté tous les humains ;
La muse chante, insaisissable.

Cochonfucius

Semaine d’inframonde

image de l’auteur

Chaque jour une page blanche,
Les lendemains ne sont futurs ;
Au bout de sept jours est un mur,
Lequel n’est nullement étanche.

Midi s’incline et minuit penche,
Longanime n’est point l’azur ;
Au son d’un métronome impur
Un instant à l’autre se branche.

Tout cela n’a rien de splendide,
Ce n’est que le mauvais destin ;
Ce ne sont que tristes matins.

Ainsi chante un démon candide,
Ce chant n’est pas prémédité ;
Il aurait pu être évité.

Cochonfucius

Poisson de combat

image de l’auteur

Mon coeur est pur et mon âme est virile,
Des opprimés j’adopte le parti ;
Je suis gardien des mondes engloutis,
Je ne saurais faire des choses viles.

Ma grande épée défend les plus fragiles,
Car mon honneur leur est assujetti ;
Les prédateurs, soit je les convertis,
Soit je détruis leur carcasse inutile.

C’est un devoir, ce n’est pas un fardeau,
De mes aïeux je porte le flambeau ;
J’hérite d’eux le meilleur et le pire.

Or, je faiblis, j’ai vécu trop de jours,
De cette vie je perds un peu l’amour ;
D’autres viendront, pour servir cet Empire

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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