Pyramide en inframonde

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Bâtie par des croquemitaines,
J’ai des parois de marbre blanc ;
Les ouvriers furent bien lents,
Et leur expertise, incertaine.

Ai-je des racines lointaines
Au pays des crapauds volants ?
Ça ne se voit pas sur mes plans
Tracés par un démon ruthène.

Rien sur moi dans Apollinaire
Ni chez les profs du séminaire ;
Rien nulle part, et c’est bluffant.

Mon sort est inscrit sur l’écume
Par un maudit scribe sans plume
(Ou par un dieu, ça se défend).

Cochonfucius

Bishops among madmen, y alfil loco

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C’est Joking Black Bishop avec Maître Fou Blanc,
Disant « Ah, Messaline, une bien belle échoppe » …
Mais pourquoi publier ce poème interlope,
Avec la gourgandine on fait toujours semblant.

Ces deux fous se tenaient dans un rapport troublant,
Ils fréquentaient tous deux la même Pénélope ;
Sans pouvoir pervertir cette chaste antilope,
Ils gaspillaient leurs jours en des jeux accablants.

Désireux, mais en vain, de ses faveurs divines,
Ils ont chacun subi les maux que tu devines ;
Tout ça jusqu’à l’entrée d’un troisième larron.

Un fou n’est jamais franc, sa démarche est oblique,
La chose est confirmée par la rumeur publique ;
Il se brûle une patte en tirant les marrons.

Cochonfucius

Bison turlupin

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Héros d’une amusante joute,
C’est le bovidé baladin ;
Tu lui parleras sans dédain
C’est avec respect qu’il t’écoute.

Il a vraiment raison, sans doute,
De s’exprimer d’un ton badin ;
Ce n’est pas un causeur mondain,
C’est un errant des longues routes.

Son crâne est plus dur qu’un galet,
Me dit son cousin Porc-Valet ;
Mais il a bien toute sa tête.

Ce bison très sage et très fou,
Je sais qu’il est loin d’être bête ;
Qu’on le sous-estime, il s’en fout.

Cochonfucius

Griffon bouffon

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Je travestis les Évangiles,
J’y mets des mots de plaisantin ;
Dans ma prière du matin
Sont évoquées des choses viles.

J’imite le ton de Virgile
Dans un ignoble baratin ;
Ça reste d’assez bon latin,
Mais la syntaxe en est fragile.

Je déraisonne en divaguant,
Sans que ce soit inélégant ;
Deux ou trois métaphores flambent.

Le métier d’amuseur me plaît,
C’est plus beau que des ronds de jambe ;
Tu l’apprendrais, si tu voulais.

Cochonfucius

Couronne de feuilles

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Un faune se prit pour un roi,
Ça le rendit autoritaire ;
Il voulut régner sur sa terre
Et sur les hôtes de ces bois.

D’une couronne il fit le choix,
Qui point ne fut héréditaire ;
Cet ornement rudimentaire
Fut de feuilles, d’un faible poids.

Il fit bâtir un mausolée
Au fond d’une sombre vallée ;
Car il sentait venir la mort.

Il semble que la Providence
Réprima son outrecuidance,
Lui réservant ce triste sort.

Cochonfucius

« Quia nominor Leo »

image de l’auteur

Point ne suis un cochon,
Ni chef de leur famille ;
Je suis l’astre qui brille,
Montant de l’horizon.

Je suis grand, je suis bon,
Plus fort que le gorille ;
Les seigneurs de Castille
Font honneur à mon nom.

Je suis doux, je suis ferme,
Mon robuste épiderme
Sait bien me revêtir.

Jamais la pensée basse
En ce grand coeur ne passe
Ni n’en pourra sortir.

Cochonfucius

Calice d’inframonde

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Prends garde à la coupe enchantée,
Ne cède pas à ton désir ;
C’est de l’eau que tu dois choisir,
De l’eau claire et bien décantée.

Prends garde à la bête effrontée
Qui aimerait te voir périr ;
Tous ceux qui ont cru la chérir
Pour leur malheur l’ont affrontée.

Ce n’est pas un ange des cieux,
Mais c’est une ennemie de Dieu ;
Tiens-toi loin d’elle, par prudence.

Tu n’en aurais nulle pitié
Si tu en faisais ta moitié ;
Telle est bien la triste évidence.

Cochonfucius

Ange balistique

image de l’auteur

Mon vol est fait de paraboles,
Mais toujours j’évite de choir ;
Mon langage est fait d’hyperboles
Ou de charades à tiroirs.

Au coeur des forêts de symboles,
Je traverse un obscur miroir ;
Une reine m’offre une obole
Pour conjurer sa peur du noir.

Certains jours mes ailes font grève,
Ça me fait une pause brève ;
Le lendemain je vole mieux.

Enfin je me place en orbite
Autour du bel astre où j’habite ;
Presque je me prends pour un dieu.

Cochonfucius

Ancre soluble

image de l’auteur

La mer me dissout, c’est dommage,
Mon auteur fut un un plaisantin ;
Il venait d’un pays lointain,
Lui qui se prenait pour un mage.

Il parlait un obscur langage,
Ça n’avait presque rien d’humain ;
Il traînait au long des chemins
De lourds et encombrants bagages.

Il bavardait avec les morts
Auprès d’un rustique athanor ;
J’ai même observé des étreintes.

Moi qui n’ai point d’utilité,
J’ai bien envie de déserter ;
Rester sur le pont, ça m’éreinte.

Cochonfucius

Travellers

Photographie de Janine Wiedel

Guillaume a rencontré les Irlandais nomades ;
Son petit livre rouge en donne le récit.
J’écris ces quelques vers pour lui dire merci
De m’avoir entraîné dans cette promenade.

Que de choses j’apprends sur la rude peuplade
Que forment ces humains tendres et endurcis !
Si leur pain quotidien de misère est noirci,
Nul mieux qu’eux n’apprécie un temps de rigolade.

Eux pour qui le séjour n’est jamais marchandise,
Eux qui goûtent la vie comme une friandise,
Ils fondent leur sagesse en leur précarité ;

Négligeant du progrès les vertus dérisoires,
Sur la terre d’Irlande ils vivent leur histoire,
Merci encore à toi de nous la raconter.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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